Faut-il acheter des actions de la Française des Jeux ? (Attention)

J’ai reçu plusieurs fois cette question : “Raphaël, que penses-tu de la privatisation de la Française des Jeux ? Vas-tu acheter des actions ?”.

Je réponds finalement à cette question en te fournissant une analyse orientée sur l’intérêt des dividendes qui est la stratégie que j’applique sur les marchés financiers.

Au programme :

– Analyse des chiffres

– La place de l’Etat au sein de la Française des Jeux

– Monopole & Concurrence de la Française des Jeux

– Côté éthique

– Retour historique sur d’anciennes privatisations – ….

Alors, est-ce qu’il faut investir dans la Française des Jeux ? Cela va t-il nous rendre riche ?

Dis-moi ce que tu en penses dans les commentaires !

Attention : cet avis n’engage que moi, je n’ai pas de boule de cristal, cette vidéo n’est en aucun cas une incitation à acheter ou pas des actions de la Française des Jeux.

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#FrancaiseDesJeux #Bourse #Actions

Faut-il acheter des actions de la Française des Jeux ? (Attention)

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Retranscription de la vidéo :

Allez! C’est bon. Vous avez gagné. Je vais vous donner mon avis sur cette fameuse privatisation de La Française des Jeux. C’est un sujet assez épineux, un sujet assez chaud en ce moment dont on parle assez souvent.

La preuve en est puisque je reçois beaucoup de questions sur Instagram, sur YouTube, de personnes qui me demandent : « Raph, est-ce que tu vas investir dans La Française des Jeux ? Qu’est-ce que tu penses de cette privatisation ? »

Donc au début, je ne voulais pas faire de vidéo, mais suite aux nombreuses questions, je me suis dit : « Allez, je vais faire une vidéo. Je vais me forcer un petit peu. Et on va dire ce qu’on pense à ce sujet puisque je vois que tout le monde donne un peu son avis. Donc pourquoi pas également donner le mien, comme ça au moins, vous savez quel est mon point de vue sur ce sujet ? »

Donc voilà, si tu ne me connais pas, je m’appelle Raphaël Carteni. Cela fait 6 ans que j’investis dans des actions, principalement aux Etats-Unis, bien qu’un peu en France également, uniquement sur des actions à dividendes.

Moi, j’ai un profil qui recherche le dividende, de revenus. Je ne suis pas en mode « trader », ou spéculation et recherche de plus-value. C’est vraiment le dividendes. Donc je vais tourner cette analyse de La Française des Jeux, d’un point de vue investisseur qui rechercherait le dividende que la Française des Jeux pourrait donner aux actionnaires.

Donc voilà. Si ce n’est pas encore fait, n’hésite pas à t’abonner à la chaîne YouTube en cliquant ci-dessous sur le bouton « S’abonner », à réagir dans les commentaires. C’est un sujet assez chaud et assez épineux, donc n’hésite pas à me dire ce que tu penses de mes arguments et de mon point de vue, et à partager cette vidéo s’il y a des gens qui hésitent peut-être à investir dans la Française des Jeux.

Donc sache que dans cette vidéo, je vais te donner mon avis très sincèrement. Ça veut dire que La Française des Jeux n’a aucun intérêt – elle ne m’a pas payé en tout cas pour que je dise que c’est bien d’acheter La Française des Jeux. Non. Loin de là.

Donc je vais te dire clairement ce que j’en pense, et tu vas voir à la fin de la vidéo si oui ou non, je vais acheter des actions de La Française des Jeux.

Le premier argument qui fait que je n’aime pas du tout cette privatisation, et cette possibilité aux investisseurs français d’investir dans la Française des Jeux, c’est que finalement, l’Etat, même s’il relâche une partie de ses parts (puisqu’on part de 72% de parts de l’Etat à 20%), une grosse partie – on ne va pas se mentir – le problème c’est que l’Etat reste encore actionnaire dans La Française des Jeux.

Qu’est-ce que ça veut dire, tout ça ? C’est que toutes les décisions qui vont être prises au niveau de la Française des Jeux, même si l’Etat a un poids moins important dans le panel, dans le global de la Française des Jeux, les décisions sont prises toujours dans l’intérêt de l’Etat.

Et ça, c’est quand même quelque chose de très important à prendre en compte, puisque aujourd’hui, il faut savoir que la Française des Jeux a quand même des intérêts politiques, des intérêts électoraux. Il y a moins de flexibilité dans le choix des choses que pourra faire l’entreprise dont les dirigeants seront bien évidemment choisis par l’Etat.  

Cela veut dire que toutes les décisions que va prendre l’entreprise, que va prendre la Française des Jeux seront forcément orientés d’un point de vue de l’Etat plutôt que du côté des actionnaires et des investisseurs (donc vous si vous investissez dans la Française des Jeux), alors que par exemple, quand j’investis dans des actions dans des sociétés qui reversent des dividendes, ce que j’aime rechercher en priorité, c’est de m’assurer que l’équipe de management, l’équipe directrice ait un côté friendly et un bon rapport avec les actionnaires et le dividende qu’elle va pouvoir leur verser.

Dans le cas où l’Etat est actionnaire, ça c’est très compromis parce que l’Etat va forcément vouloir faire en sorte que la Française des Jeux prenne des décisions pour ses propres intérêts. Il ne faut pas oublier non plus, c’est que le coeur de l’activité de la Française des Jeux aujourd’hui, c’est quoi ? C’est les jeux à gratter, c’est le loto, également un peu de pari sportif.

Mais voilà, c’est aujourd’hui une activité qui est clairement règlementée par l’Etat. Aujourd’hui, on ne fait pas ce qu’on veut au niveau des jeux à gratter et des jeux d’argent. Et en fait, ce passage de 72 à 20% de parts pour l’Etat, ça ne change rien pour l’Etat puisque beaucoup de Français ont l’impression finalement que l’Etat est perdant dans l’affaire.

Loin de là puisque l’Etat finalement ne se rémunère pas sur les dividendes qu’il va potentiellement toucher du nombre de parts qu’il détient, mais uniquement, quasiment, principalement, grâce aux taxes, en fait, sur les jeux.

Quand vous achetez un jeu à gratter, il ne faut pas croire que tout l’argent ou une grosse partie va directement au buraliste ou à la Française des Jeux. Non. Une grosse partie du ticket à gratter que vous allez acheter va directement dans la poche de l’Etat sous forme d’une taxe sur les jeux d’argent.

Il faut savoir qu’également cette privatisation  de la Française des Jeux ne change quasiment rien pour la Française des Jeux, si ce n’est que voilà, il y aura des investisseurs maintenant (des particuliers français potentiellement) qui vont adhérer au capital de la Française des Jeux.

Et qu’est-ce qui peut se passer potentiellement pour les actionnaires demain ? C’est que si l’Etat se dit : « Okay, moi, la taxe sur les jeux d’argent, je ne veux plus que ça soit X%, mais on va l’augmenter. Je veux que ce soit plus élevé », l’Etat va se servir en premier.

Encore une fois, comme je l’ai dit au tout début de la vidéo, ça va servir les intérêts de l’Etat au détriment des actionnaires, puisque que vont dire les actionnaires quand l’Etat va décider d’augmenter les taxes sur les jeux d’argent ?

Tout simplement, les actionnaires ne pourront rien faire puisqu’il y a un monopole, il y a encore la présence de l’Etat au sein de la Française des Jeux qui fait que l’activité sera forcément autour de l’Etat et pour servir les intérêts de l’Etat.

Donc en tant qu’actionnaires, on peut vous promettre potentiellement certaines choses. On va en parler juste après de chiffres. Promettre. Je parle bien du mot « promettre » puisque jusqu’à présent, tout ce qui a été dit par la Française des Jeux sur cette privatisation, ça n’a été que des promesses de potentiels dividendes futurs etc, mais aucun cas quelque chose de contractuel, aucun cas quelque chose de signé, aucun cas quelque chose de sûr.

Donc c’est vraiment quelque chose qu’il faut avoir en tête, c’est que tout ce qu’on peut dire autour de la Française des Jeux aujourd’hui, sa privatisation (puisque c’est vrai qu’il y a beaucoup de marketing autour de cette privatisation), vous avez vu des boosts publicitaires, on a l’impression que l’Etat fait un cadeau aux Français en leur laissant la possibilité de devenir actionnaires au sein de la Française des Jeux.

On a l’impression que c’est un cadeau qu’on ne pourrait pas refuser. On nous refait un petit peu l’historique de la Française des Jeux, qu’à la base, c’était quelque chose de bien, que c’était pour financier les gueules cassées.

Replay :

« – Alors, c’est quoi cette idée ?

– Un jeu, comme une grande loterie.

– N’importe quoi.

– Au départ, FDJ, c’est pour aider les gueules cassées. »

Donc c’était quelque chose de bon, et finalement, on nous ferait presque sentir mauvais de ne pas investir dans cette privatisation, dans le but de base de la Française des Jeux est quelque chose de bon.

Replay :

« – Non, mais on parle d’aider des milliers de gens défigurés. »

En fait, c’est là que la Française des Jeux est devenue quelque chose d’également très puissant. Toujours, c’est un très bon business model. Ils ont un très très bon marketing. Ils jouent également sur beaucoup de leviers marketing tels que la preuve sociale, quand on fait montrer les gagnants, les tirages en direct, quand on fait de la scarcity.

Ils ont beaucoup de leviers marketings très puissants sur lesquels on pourrait s’inspirer, mais bon, là aujourd’hui, ça reste des jeux d’argent.

Replay :

« Ce n’est pas écrit mais si on reverse suffisamment aux gagnants, on pourrait peut-être attirer…

… Près d’un Français sur deux.

– Plus il y aura de joueurs, plus il y aura d’argent. »

C’est une entreprise qui doit gagner de l’argent. Et comment elle gagne de l’argent ? C’est forcément en redonnant moins d’argent, en redonnant moins de gains que ce qu’elle a encaissé. Clairement, elle crée « de la pauvreté ».

Donc là également, il y a aussi un aspect éthique d’investir dans la Française des Jeux. C’est : est-ce que moi, je suis d’accord sur le fait que finalement, on appauvrit les Français ? Parce que finalement, c’est ça.

Quand tu investis ou que tu achètes 10€ (le mot « investir » n’est pas bon du tout), donc quand tu achètes pour 10€ de tickets à gratter, la probabilité, c’est que tu en aies 9 dans la poche. Je ne sais plus, c’est quoi exactement le taux de retour aux joueurs, mais généralement, c’est même sûr et certain comme au casino, c’est négatif. Cela veut dire que plus tu joues, plus tu perds.

Donc voilà, ça, c’est le côté éthique. On aime ou on n’aime pas. Encore une fois, certains pourraient dire : « Oui, c’est triste, la privatisation de la Française des Jeux, c’est encore des riches qui vont acheter des actions pour encore appauvrir les pauvres qui, eux, malheureusement, jouent plus aux jeux à gratter que les classes un peu plus aisées. »

Ça aussi, ça a été prouvé. C’est que les classes un peu moins aisées, qui ont moins d’argent et qui ont un petit peu plus de mal à survivre économiquement et financièrement sont celles qui jouent le plus souvent et qui misent le plus. Donc finalement, il faudrait se poser la question du côté éthique.

Encore une fois, les règles du jeu sont claires quand on achète un ticket à gratter. On sait très bien qu’on a des chances de perdre. On sait très bien qu’on a des chances de gagner. Généralement, on sait tous très bien qu’on a plus de chances de perdre que de gagner.

Mais après, ça c’est encore autre chose. C’est du côté de la cupidité de se dire que potentiellement, on va gagner le gros lot et qu’on va changer de vie grâce au loto ou je ne sais quoi. Donc ça c’est un point.

Pour parler un petit peu de chiffres : Quand on parle de la Française des Jeux, tout de suite, on va avoir des gros chiffres. On nous parle de 16 milliards de mises. Tout de suite, on se dit : « Alors, la Française des Jeux, c’est une entreprise multimilliardaire avec des gros chiffres, donc forcément elle va générer beaucoup d’argent, elle doit être très riche, elle doit avoir beaucoup de trésorerie, elle doit se porter très bien. »

Le problème, c’est qu’il faut dégrossir un petit peu tout ça. C’est-à-dire que sur les 16 milliards de mises, quand tu retires le gain, ce qui est restitué aux joueurs en fait, moins les taxes de l’Etat qu’on a invoquées tout à l’heure et qui représente quand même une grosse partie sur quoi l’Etat se rémunère le plus, on se rend compte que sur ces 16 milliards, il ne reste plus que 1,8 milliard.

Donc déjà, là, ça ne fait plus que 1,8 milliard de CA, donc c’est peu déjà finalement par rapport à ces proportions de 16 milliards de mises. Et ensuite, sur ces 1,8 milliard de CA, il ne reste que quelque chose comme à peu près 170 millions de bénéfices.

Cela fait à peu près environ 10% restants. Donc voilà, c’est assez faible. Ce n’est pas dégueulasse, mais c’est relativement faible par rapport au chiffre que ça représente à la base. Donc on va voir qu’on a une grosse perte.

Egalement, par rapport à d’autres entreprises du CAC 40, donc françaises, on est loin de chiffres qui vont épater la galerie. On a beaucoup mieux en France dans le CAC 40. Le CAC 40, ce n’est pas le marché le plus performant au monde.

Moi, personnellement, j’investis quasiment exclusivement aux Etats-Unis pour des raisons de performances qui sont bien meilleures, notamment sur la stratégie des dividendes. Mais ça, c’est encore un autre point.

Alors, pour parler du dividende justement, puisque je te disais au tout début de la vidéo que j’allais faire cette analyse en mode investisseur qui recherche le dividende : Est-ce que la Française des Jeux va proposer un dividende, oui ou non ? Et de quel ordre et de quel type de rendement ?

Ça, c’est ce qu’on veut vraiment savoir. C’est un des points les plus importants à vérifier quand on est investisseur en mode dividendes. Donc ce que j’ai sous les yeux, c’est que visiblement, la Française des Jeux aurait un objectif, encore une fois, c’est un objectif, c’est une promesse de versement de 80% de son résultat net dès 2020.

Donc là, également, ce qui est « délicat », c’est que c’est une promesse, c’est quelque chose qui n’est pas sûr. C’est potentiellement quelque chose qui est fait pour attirer les investisseurs. C’est quelque chose qui n’est pas rare, ce genre de chose, des entreprises ou des sociétés qui vont afficher pour une année X un taux de rendement très intéressant, à plus de 10% par exemple, pour attirer des investisseurs, attirer des fonds, et puis l’année d’après, finalement, ils ne conservent plus ce taux de rendement. C’était simplement une façon, une manoeuvre pour attirer des investisseurs.

Aujourd’hui, on n’a aucune certitude, aucune garantie que la Française des Jeux n’est pas en train d’essayer d’attirer des investisseurs pour faire de l’argent, pour faire rentrer de l’argent, et qu’elle ne va pas du tout promettre ce qu’elle est en train d’essayer de promettre, c’est-à-dire du rendement, du dividende, l’intérêt des actionnaires, l’intérêt des investisseurs.

Demain, on peut très bien se retrouver face à la Française des Jeux qui met « une banane » aux investisseurs, tout simplement, parce qu’encore une fois, l’Etat est actionnaire à 20% de la Française des Jeux et qu’elle va faire en sorte de primer à tout prix les intérêts de l’Etat.

Donc autrement, au niveau du dividende, il est estimé à 64 centimes par action pour une action qui va être vendue entre 16,50€ et 19,90€, ce qui fait à peu près entre 3,2 et 3,8% de rendement, donc ce qui est clairement vraiment pas fou. Donc il y a également mieux dans le CAC 40.

Je ne vais pas citer d’autres noms d’actions. Ce n’est pas le but. On ne parlera vraiment que de la Française des Jeux. Mais il y a mieux sur le CAC 40 et surtout, il y a mieux ailleurs, notamment aux Etats-Unis, on a des rendements qui sont bien meilleurs.

Moi, pour parler à peu près à ce taux de rendement que propose la Française des Jeux, et encore une fois qui n’est même pas sûr, j’ai sur mon portefeuille environ 7% si on ne parle que du dividende de rendement, et je ne prends pas en compte l’appréciation du capital, etc.

Aujourd’hui, l’appréciation du capital de la Française des Jeux, c’est le fait que son action puisse valoir plus. Là aussi, c’est quelque chose de nuancé. On va revenir dessus juste après. Cela fait que le dividende, finalement, c’est chaud. On ne sait pas. D’autant plus qu’il est relativement stable.

Quand on investit sur des actions qui versent des dividendes, on essaie de faire en sorte que le dividende soit croissant et régulier. En tant qu’investisseur, on veut une sécurité vis-à-vis du dividende. Figurez-vous que pour cette année, le dividende est plus faible que celui de l’année dernière.

Donc on voit qu’il y a déjà un petit peu un montant du dividende qui est en montagne russe, et ça, c’est clairement pas quelque chose qui rassure généralement les investisseurs qui vont rechercher le dividende.

Donc si vous recherchez un dividende, la Française des Jeux n’a peut-être pas la meilleure des actions aujourd’hui. Alors, je parlais également à l’instant de l’appréciation potentiellement de cette valeur, de cette action sur le long terme, le court terme, le moyen terme, on n’en sait rien.

Quand on regarde également l’historique des privatisations françaises, on se rend compte que 90, 95, 97, 99% de ces privatisations se sont mal passées. On peut prendre plein d’exemples. Parmi les plus connues, on a EDF par exemple en 2005, et France Télécom en 1997 qui ont aujourd’hui un cours qui est en-dessous de celui auquel elles avaient été introduites en tout cas sur le marché.

Donc ça, c’est également intéressant, de regarder ce qui s’est fait par le passé, pour essayer un petit peu de comprendre le présent, c’est que généralement, les privatisations, ça ne se passe pas trop trop bien, ou pas vraiment comme prévu.

Donc ça, c’est une raison en plus pour laquelle je pense que je commence à cerner mon opinion vis-à-vis de la Française des Jeux. Clairement, ce n’est pas une action dans laquelle je vais investir, tout simplement parce que le dividende, il n’est pas sûr. C’est basé sur des promesses, tout ce qu’on nous dit, et que l’Etat est encore présent.

Donc tout ça, ça ne me plait pas. Et surtout, c’est une réflexion que j’ai vue dans beaucoup de discussions, parce que j’ai regardé ce qui se disait à droite et à gauche, à trier, curieux également d’avoir l’avis d’autres personnes.

Et c’est vrai que finalement, ce qui ressort souvent, c’est que si c’était une si belle affaire, la privatisation de la Française des Jeux, comment ça se fait que l’Etat n’ai pas « redonné ses parts » à un copain, comme ça a pu être le cas pour les fameuses autoroutes il y a quelques années ?

Donc ça également, c’est une bonne réflexion. A vous de penser. Dites-moi dans les commentaires ce que vous pensez de ce point-là également.

Alors, pour revenir également sur ce côté de plus-value potentielle de l’action sur le coût moyen et au long terme, il ne faut pas non plus oublier que cette introduction de la Française des Jeux, malheureusement pour elle (ou pas, encore une fois je ne sais pas), elle intervient à un plus haut historique du CAC 40.

Le CAC 40, à combien de points il va monter ? Personne ne sait, moi encore moins (je n’ai pas de boule de cristal). S’il se trouve, ça va encore continuer de monter sur plusieurs temps. Aujoud’hui, ce qu’on peut dire, c’est qu’il n’y a plus rien de logique sur les marchés, donc essayer de deviner ce qui va se passer, c’est un petit peu compliqué.

Mais en tout cas, cette privatisation, elle arrive au moment où il y a un peu l’historique sur le CAC 40. Donc il faut encore une fois se poser des questions sur l’intérêt d’investir sur la Française des Jeux, à ce moment-là en tout cas, bien que la Française des Jeux, ça reste une entreprise sur les dernières 25 années à une croissance régulière, elle a des résultats qui sont stables.

Les gens continuent de jouer aux jeux d’argent, que ce soit la crise ou pas la crise. Finalement, les jeux d’argent, c’est un secteur qui ne connait pas la crise, puisque quand tout va bien : « Allez, un petit jeu à gratter à droite ou à gauche, ça fait toujours plaisir ». On gratte, et puis si on gagne, tant mieux puisque ça va payer le resto ou un verre.

Et puis quand c’est la crise, les gens vont un petit peu se réfugier dans les jeux d’argent en mode : « Bon, allez, c’est un petit peu le ticket gratuit du désespoir. Si je gagne, ça va me sauver un petit peu. Je pourrais mettre un peu plus de beurre à mes épinards. Et puis si je perds, de toute façon, je suis déjà au fond du trou, donc ça ne va pas changer grand-chose. »

Donc c’est vrai que c’est un secteur qui est intéressant, et il y a un bon business model. Mais voilà, le dividende, pour moi, n’est pas assuré, et la plus-value sur ce genre d’action vis-à-vis de la privatisation et la conjoncture économique, c’est quelque chose également à bien prendre en compte.

Ce qui est certain, c’est que dans l’affaire, s’il y a quelqu’un qui est sûr de gagner de l’argent, ce n’est pas celui qui va investir. C’est l’Etat, encore une fois, puisque lui, il est encore à la bonne place. Là où il peut activer l’effet de levier, c’est via les taxes sur les jeux d’argent.

Egalement un point important sur lequel je voulais revenir, c’est la concurrence. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on n’a aucune concurrence possible au niveau de la Française des Jeux, puisqu’il y a eu des accords qui sont signés pour 20 ou 25 ans (il me semble), qui fait que la Française des Jeux a le monopole des jeux d’argent en France aujourd’hui.

Et puis, la Française des Jeux, à l’international, je crois que c’est la deuxième Bourse européenne et la 4ème mondiale. Elle est donc assez puissante. Bien que comme on a vu auparavant, malgré les gros chiffres, malgré les grosses mises, il reste peu d’argent dans la boite. Ce n’est pas une très grosse boite, la Française des Jeux.

Il faut vraiment pas oublier ça : c’est que la Française des Jeux aujourd’hui, ce n’est pas une multinationale quoi. Ce n’est pas une petite boite non plus, mais voilà, c’est une boite intermédiaire qui fait son petit chemin, mais qui n’est pas non plus fofolle.

Donc là où je voulais revenir, c’est sur la concurrence. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on a un monopole. On a une Française des Jeux qui est seule et unique en France. C’est très surveille, c’est-à-dire qu’aujourd’hui, le moindre truc que tu fais au sujet des jeux d’argent, tu as la Française des Jeux qui va venir toquer chez toi, qui va venir te poser des questions. Je tire un peu les traits mais c’est un peu ça. C’est très surveillé.

Par contre, qu’est-ce qui va se passer dans 20 ou 25 ans, le jour où il y aura une ouverture à la concurrence ? C’est-à-dire qu’en tant qu’investisseur, on ne cherche pas à investir, sauf si vraiment on est en mode trader et qu’on souhaite vite revendre sa position et encaisser une plus-value.

Mais encore une fois, moi j’analyse la chose en tant qu’investisseur en dividendes, c’est-à-dire en mode long terme. J’encaisse des dividendes. Moi, quand j’achète une action, généralement, je l’achète à vie et j’encaisse du dividende à vie. Je fais mon travail d’analyse une fois seulement au début, et je me tape le compte des résultats et les bilans comptables.

Je regarde un petit peu tous les indicateurs clés sur 5 à 10 années, et si ça me convient, j’achète l’action et je la conserve également à vie pour encaisser les dividendes. Je cherche vraiment le revenu.  

Alors, bien évidemment, il m’arrive de vendre des positions quand l’action ne me satisfait plus, ou alors quand l’équipe dirigeante a changé, ou qu’il y a eu une conjoncture économique, ou je ne sais pas. Une entreprise a tout un tas d’évènements, comme un procès, des choses comme ça.

C’est pour ça qu’il faut vraiment se projeter à 20-25 ans. Ce n’est pas long. Ce n’est pas dans longtemps. Ça peut arriver très très vite. Et qu’est-ce qui se passe si dans 20 ou 25 ans, la Française des Jeux se retrouve en concurrence avec d’autres sociétés qui viennent proposer le même type de service ?

Ce qui se passe simplement, c’est que le gâteau, il est partagé entre entreprises, et les bénéfices qu’on a vus tout à l’heure, de 100-110 millions, ce ne sera plus ce montant là. Et ce n’est déjà pas beaucoup 100-110 millions. Ce n’est pas énorme.

Alors, ça fait beaucoup d’argent dit comme ça, mais s’il y avait une autre entreprise, 2 autres entreprises, 3 autres entreprises, tout ça, il faut le diviser, ce gâteau, et qu’est-ce qui reste aux actionnaires ? Beaucoup moins d’argent. C’est-à-dire qu’on ne va pas créer de l’argent par magie. C’est-à-dire qu’il faut partager le gâteau entre tous les actionnaires.

Donc le dividende, il descend. Le rendement, il descend. Et on a déjà vu que le rendement, le dividende, il n’était pas foufou.

Donc voilà, je pense qu’à ce stade de la vidéo, tu as bien compris que je n’allais pas du tout investir dans la Française des Jeux, et que ce n’est pas du tout forcément quelque chose que je recommande si vous avez un objectif de dividendes ou même d’appréciation de votre portefeuille, ou en tout cas de ces actions de la Française des Jeux. Pour moi, sur les 2 tableaux, il y a de fortes chances que ça se passe plutôt mal.

Donc voilà, malheureusement, aujourd’hui, ceux qui vont investir sur la Française des Jeux, ce sont ceux qui déjà jouent aux jeux à gratter. Pour moi, ceux qui jouent aux jeux d’argent, ou aux jeux à gratter, ils sont déjà pigeonnés, parce qu’ils sont certains de ne pas gagner, au final, sur le long terme.

Donc c’est potentiellement les mêmes qui jouent aux jeux d’argent qui vont investir sur la Française des Jeux. Donc c’est un peu dommage. Donc j’espère que cette vidéo va peut-être éclaircir plus d’un. Alors, encore une fois, je n’ai pas la vérité absolue. Ne prenez pas ces propos comme un fait ou une garantie.

Encore une fois, je donne tout simplement mon avis, peut-être de manière arrogante mais ça, c’est mon personnage. Mais vraiment, faites-vous votre avis. Ça, c’est simplement le mien. Réagissez dans les commentaires ci-dessous. Dites-moi ce que vous en pensez, mais en tout cas, c’est le mien.

Ce qui est marrant également, c’est de voir que finalement, les Français sont plus enclins à aller jouer à un jeu d’argent, voire potentiellement même investir dans la Française des Jeux sans forcément trop réfléchir, parce qu’on leur a montré peut-être quelque chose de beau. On leur a mis un petit peu la poudre aux yeux.

On essaie de leur faire croire qu’aujourd’hui, la Française des Jeux, c’est le Bon Samaritain, et qu’ils nous donnent une chance d’investir dans la Française des Jeux, mais c’est assez drôle de voir que finalement, les Français ont moins peur de jouer aux jeux d’argent que d’investir en Bourse, alors que finalement, en Bourse, c’est beaucoup moins risqué.

On a surtout beaucoup plus de chances de gagner de l’argent en Bourse, alors même si on a la tête des gens qui n’ont pas du tout investi en Bourse. La Bourse, c’est dangereux, c’est risqué. On peut perdre tout son capital. On peut perdre tout son argent.

Encore une fois, il y a des stratégies, notamment celle que moi, j’applique, c’est-à-dire celle des dividendes. Aujourd’hui, les dividendes, c’est tout simplement le fait d’investir dans des actions qui reversent des dividendes, et les actions qui peuvent reverser des dividendes, ce n’est pas le fruit d’un hasard, c’est à dire que ces sociétés, elles ont une gestion optimale, elles ont une capacité à gérer des bénéfices, elles ont du cash.

Potentiellement, elles ont de la trésorerie à redistribuer aux actionnaires. Donc voilà, ce n’est pas n’importe quelle société, évidemment. Toutes les sociétés ne sont pas bonnes à choisir quand on veut investir selon les dividendes.

Mais voilà, en tout cas, c’est beaucoup plus safe selon moi d’investir sur les dividendes aujourd’hui que d’aller investir dans la Française des Jeux ou d’aller gratter un jeu à gratter ou je ne sais quoi d’autre.

Donc voilà, justement en parlant de dividendes, écoute, si cette stratégie t’intéresse, c’est quelque chose que je fais plutôt bien depuis 5 ans, 6 ans même bientôt, puisque c’est quelque chose dans lequel je me suis spécialisé. J’ai aujourd’hui un portefeuille assez intéressant en dividendes et qui me permet d’encaisser pas mal de dividendes chaque mois.

Donc si ça t’intéresse, je te mets le lien dans la barre de description pour un petit peu checker tout ça. Justement, j’ai un service dans lequel tous les mois, je t’envoie mes positions en temps réel, quelles actions j’ai achetées, quelles actions j’ai revendues.

Le rendement, il est à peu près à 7% pour le dividende, sans prendre en compte l’appréciation du capital.

C’est-à-dire que généralement, du coup, à l’année, en prenant en compte de manière globale dividendes plus appréciation du portefeuille, on tourne aux alentours de 10%, ce qui est quand même très intéressant, bien mieux que la Française des Jeux, bien mieux qu’un livret A, bien mieux que laisser son argent sur un compte courant.

C’est bien mieux que beaucoup de choses, et tout cela pour un risque très limité, puisque les sociétés sur lesquelles j’investis, principalement américaines, sont des sociétés très solides, dont le dividende est croissant et régulier depuis 10 ans pour certaines, 25 ans, et même pour certaines 50 ans.

Donc ce sont des entreprises qui ont traversé plusieurs crises, et qui malgré les crises, ont continué de verser un dividende croissant et régulier.

Donc en conclusion, le gros problème, c’est que les privatisations, ça ne se passe jamais forcément très bien, et il y a l’Etat qui a encore son nez là-dedans, introduction à un moment où le CAC 40 a un plus haut historique, et également un dividende et un rendement qui ne sont pas forcément très exceptionnels.

Donc dis-moi ce que tu as pensé de cette petite analyse dans les commentaires. Mets un petit « J’aime » si tu as aimé la vidéo. Abonne-toi si ce n’est pas encore fait. N’hésite pas à partager cette vidéo avec des gens qui auraient voulu ou qui veulent investir dans la Française des Jeux.

Et moi, je te dis à très très vite. Merci de m’avoir écouté en direct de Séoul. Ciao ciao.

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