Vidéo 3 – Comment savoir dans quelles actions investir

Dans cette 3ème vidéo, nous voyons comment savoir dans quelles actions il est préférable d’investir pour être « quasi-certain » de s’enrichir sur le long terme.

Pour cela, nous verrons 3 critères de sélection qu’il est primordial de vérifier pour chaque action.

Je vais également vous montrer comment mettre en relief ces 3 critères de sélection pour que les chiffres puissent « parler » entre eux.

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Vidéo 3 – Comment savoir dans quelles actions investir

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Retranscription de la vidéo :

Dans  cette troisième vidéo, on va voir ensemble dans quoi investir. Finalement, c’est le nerf de la guerre. On a vu pourquoi cette stratégie, c’est selon moi, la plus puissante des stratégies quand il s’agit d’investir en Bourse.

On a vu toute l’importance de bien choisir son courtier, et sur quel type de support d’investissement on peut investir.

Maintenant, dans quoi faut-il investir ? C’est la grande question.

Donc je suis désolé. Je vais peut-être te décevoir, mais je ne vais pas te citer de noms d’entreprises dans cette vidéo, tout simplement parce que les entreprises dans lesquelles je pourrais investir ne sont pas forcément les entreprises dans lesquelles tu as forcément envie d’investir.

Et une entreprise pour laquelle je pourrais valider un investissement aujourd’hui, ce ne sera pas forcément le cas dans 6 mois, dans 1 an, dans 2 ans, dans 3 ans. Tout ceci est évolutif.

Une entreprise, c’est une entité qui vit, qui respire – j’ai envie de dire finalement – et qui évolue au niveau de ses chiffres.

Donc quand on l’analyse aujourd’hui, ce n’est pas forcément une garantie que l’analyse sera toujours aussi bonne. Elle pourrait être meilleure. Elle pourrait être pire dans 6 mois, dans 1 an ou dans 2 ans.

Donc ce que je vais faire, c’est que je vais plutôt te partager 3 indicateurs qui sont, selon moi, très importants, et que je regarde systématiquement.

En réalité, je regarde 25 à 30 indicateurs, mais tu te doutes bien que je ne vais pas pouvoir te partager l’entièreté de tous ces indicateurs dans une formation gratuite de 4 vidéos.

Donc je vais simplement, mais de façon très efficace, te partager 3 indicateurs très importants.

Premier indicateur que je vais regarder : c’est l’historique de versement du dividende. Et je vais te montrer comment je trouve également tous ces indicateurs sur internet, sur mon ordi.

Ce n’est pas un hasard si on se trouve maintenant sur mon bureau.

Pourquoi je regarde l’historique de versement des dividendes ? Parce qu’on l’a vu, cette stratégie, elle est orientée sur l’idée d’encaisser des dividendes.

Donc nous, en tant qu’investisseurs, ce dont on veut être sûrs, c’est que l’entreprise, ça fait longtemps qu’elle verse un dividende de façon croissante et régulière, pour s’assurer, nous, en tant qu’investisseurs, la pérennité dans le futur de ce dividende.

Quand on investit dans une entreprise, on ne veut pas que l’entreprise supprime son dividende dans 6 mois, dans 1 an, dans 2 ans. On veut qu’elle continue de le verser pendant encore longtemps.

Donc comment je trouve cette information ?

Je vais aller sur le site « dividend.com ». On va le faire ensemble sur mon ordinateur. Vous tapez dans Google : dividend + le nom d’entreprise, tout simplement.

Donc là, on peut taper McDonald’s. Donc on va prendre l’exemple de McDonald’s. Et généralement, vous allez tomber sur un site directement qui s’appelle dividend.com.

Il faut parfois scroller. Parfois, il arrive directement en premier ou deuxième, ou troisième résultat. Et parfois, un peu plus bas.

On peut voir ici qu’il apparait ici – dividend.com – pour McDonald’s. On va cliquer dessus. Et on va arriver sur la page de cette entreprise, sur ce site.

Et on a une information ici qui nous dit, en anglais : consecutive years of dividends increase. Donc ce sont les années consécutives d’augmentation du dividende. Et on voit qu’on est sur une période de 45 ans.

Donc qu’est-ce que ça veut dire 45 ans ? Est-ce que c’est beaucoup ? Oui, c’est beaucoup d’années, et c’est très rassurant en tant qu’investisseur de voir que l’entreprise McDonald’s, ça fait 45 ans qu’elle augmente son dividende.

Ce n’est pas simplement 45 ans où elle a versé un dividende. C’est 45 ans de suite où le dividende, il a augmenté chez McDonald’s.

Donc là, ça veut vraiment dire qu’il y a une vraie culture du dividende dans cette entreprise, que les actionnaire sont récompensés par l’équipe directrice, que l’équipe directrice aime les actionnaires. Elle veut vraiment faire en sorte que tout se passe bien au niveau des actionnaires.

Et nous, ça nous rassure sur le long terme, sur la pérennité du dividende pour cette entreprise.

Ce que ça veut dire également, ça veut dire qu’une entreprise qui est capable d’augmenter son dividende depuis autant d’années, c’est que c’est une entreprise qui est bien gérée, qui sait aller chercher de la croissance tout en versant un dividende qui est toujours plus élevé à ses actionnaires, donc qui est capable de faire une très très bonne « capital allocation », de très très bien se servir de son argent.

Et ce n’est vraiment pas un hasard. Et elles ne sont vraiment pas nombreuses, les entreprises qui sont capables de faire de tels exploits.

C’est vraiment déjà très intéressante, une entreprise qui augmente son dividende depuis 45 années. Ce sont sûrement des entreprises qui sont très grosses, très bien gérées, qui font beaucoup de bénéfices, qui ont des gros fondamentaux, qui ont un avantage compétitif certain, qui ont une très très bonne équipe.

Bref, c’est souvent des entreprises qui sont très intéressantes.

Le petit « downside », le petit inconvénient, c’est qu’à l’achat, généralement, la rentabilité n’est pas très élevée, mais vous avez une garantie quasi-certaine, même si rien n’est jamais garanti en investissement et encore moins en Bourse – que normalement, sur le long terme, tout devrait plutôt bien se passer au niveau du dividende puisque ça fait déjà des décennies que le dividende est versé sans aucune faille, et en augmentation.

Donc ça, c’est pour le premier critère : l’historique de versements du dividende. C’est important de s’assurer que le dividende, il est bien là, il est bien versé de façon régulière et croissante.

Le deuxième indicateur important que je vais regarder, c’est ce qu’on appelle le « payout ratio », ou en français ce qu’on appelle le « taux de distribution ». D’accord ?

Qu’est-ce que ça veut dire ? C’est tout simplement le pourcentage de bénéfices qu’une entreprise va reverser à ses actionnaires sous forme de dividendes.

Donc ce que ça vous permet de savoir, c’est tout simplement si l’entreprise, elle est généreuse envers ses actionnaires. Est-ce qu’elle reverse une grosse partie de ses bénéfices à ses actionnaires ?

Mais elle permet aussi de savoir si l’entreprise se garde suffisamment d’argent pour elle pour continuer d’investir dans sa croissance, et potentiellement générer encore plus de bénéfices dans le futur.

Donc vous l’avez compris. Il faut un juste équilibre. C’est-à-dire que nous, en tant qu’actionnaires, bien évidemment, on veut récolter des dividendes, mais on ne veut pas que ça joue au détriment de l’entreprise.

On veut que l’entreprise puisse continuer de bien se porter, de bien se développer, et de toujours investir.

Donc c’est pour ça qu’il faut faire en sorte qu’il y ait un entre-deux pour ne pas déséquilibrer les choses.

Donc ce qui se passe, c’est que souvent, moi je préfère avoir un payout ratio qui est plutôt faible qu’élevé, parce que si ce payout ratio, si ce taux de distribution est faible, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que l’entreprise, elle a plus de marge de manœuvre pour investir dans sa croissance, mais surtout pour nous, augmenter le dividende dans le futur.

Forcément, entre une entreprise qui verse 20% de ses bénéfices à ses actionnaires, et une entreprise qui verse 80% de ses bénéfices à ses actionnaires, on comprend aisément que l’entreprise qui verse 20% de ses bénéfices à ses actionnaires, elle a beaucoup de gras, beaucoup plus de marge de manœuvre pour venir augmenter son dividende dans le futur parce que plus on se rapproche de 100%, plus on reverse tout aux actionnaires, et c’est compliqué.

Au bout d’un moment, on ne peut pas sortir ce qu’on n’a pas dans les caisses. Donc c’est pour ça qu’il faut un entre-deux, et évidemment, le plus bas possible, même si finalement, vous comprenez quand même que si c’est trop bas, c’est que la rentabilité va être faible parce qu’il n’y aura pas beaucoup de bénéfices qui vont vous être reversés, donc la rentabilité sera faible.

Donc c’est pour ça que plus c’est bas, mieux c’est, mais plus c’est bas, c’est rentable aussi. Donc il faut un entre-deux.

Moi, ce que j’aime bien considérer, c’est un 50%. On est pile entre les deux. Et je me dis que j’aime bien que l’entreprise ne verse pas plus de 50% de ses bénéfices à ses actionnaires. On peut monter jusqu’à 60 ou 70%, mais un 50%, c’est un bon indicateur, un bon benchmark, comme on dit, une bonne moyenne pour se dire : « Voilà, c’est ce qui me parait acceptable. »

Il y a bien évidemment des exceptions, puisque je vais te le montrer à l’instant. Entre chaque secteur, on peut déterminer un payout ratio.

Donc on n’en a pas encore parlé, mais il faut savoir qu’en Bourse, il y a 11 secteurs : le secteur de la santé, le secteur de l’immobilier, le secteur des biens de consommation courante, le secteur de la technologie.

Bref, il y a 11 secteurs. On ne va pas tous les faire maintenant. Et ce qu’on peut faire, c’est qu’on peut déterminer. En tout cas, moi j’ai déterminé, j’ai attribué à chaque secteur un payout ratio, un taux de distribution qui me parait cohérent.

Pourquoi ? Parce que chaque secteur n’a pas forcément les mêmes besoins en réinvestissements, et les mêmes besoins en capitaux, etc.

Les secteurs, ils vont devoir sans cesse réinvestir dans leur croissance pour rester « vivants ». Je pense notamment au secteur de la santé avec tout ce qui est recherche et développement de nouvelles molécules pharmaceutiques. Il faut toujours réinvestir et réinvestir.

Il y a des secteurs où on va dire qu’on a besoin beaucoup moins de réinvestir. Je pense par exemple au secteur des télécommunications où une fois qu’un opérateur télécom, il a déployé tout son réseau sur un pays, il y a besoin d’entretenir, mais il n’y a plus besoin forcément d’autant de coût de création de ce réseau.

Donc il y a des secteurs qui ont plus besoin de se garder des bénéfices pour continuer de réinvestir ou de renouveler des équipements, alors que d’autres secteurs, une fois que ça tourne, ça tourne et il y a beaucoup de revenus récurrents.

Donc c’est pour ça que j’ai déterminé par secteur un payout ratio, un taux de distribution que je vais te partager tout de suite sur mon écran. Et je vais également te montrer comment on trouve ce payout ratio pour une entreprise donnée, et sur quel site je vais.

Donc là, je vais d’abord te montrer les payout ratio que je considère. Tu peux les voir ici. Je te l’ai mis sur un Word. Là tu peux le screener si tu veux. Ce sera beaucoup plus simple, comme ça tu l’auras à ta disposition.

Hop, ici j’ai fait une petite faute. Voilà, comme ça.

Et tu peux voir que pour les 11 secteurs, j’ai déterminé un payout ratio.

On voit que pour le secteur de la santé, j’ai mis « idéalement pas plus de 50 ou 60% ». Ici, technologie, pareil. Pour ce qui est télécommunications, je monte un petit peu plus haut, comme je te l’ai dit : pas plus de 60-70%.

Pour ce qui est de l’immobilier, pas plus de 75%. Bref, pour chaque secteur, j’ai déterminé un payout ratio.

Libre à toi, encore une fois, de le considérer comme étant intéressant ou pas intéressant. Ce n’est pas une science. Chacun peut avoir ses ratios. Moi, ce sont mes ratios. Tu n’es pas obligé de les suivre à la lettre, mais ça peut te donner une indication.

Si on reprend encore une fois l’entreprise McDonald’s, puisqu’on a commencé à parler de cette entreprise pour le premier indicateur, sur l’historique des versements du dividende, on va continuer avec cette entreprise.

Ce n’est pas parce que je parle de McDonald’s que je l’ai dans mon portefeuille, et qu’il faut forcément l’acheter. Je ne vous le dirai pas. Mais c’est simplement pour l’exemple.

Pour retrouver McDonald’s, ce que je vais faire, c’est que je vais aller sur « zonebourse », un site que j’aime bien pour ça. Vous pouvez aller directement sur « zonebourse.com » et vous tapez dans la barre de recherche, ici en haut, McDonald’s.

Okay ? Et vous allez tomber sur l’entreprise McDonald’s, normalement. Voilà, ici, « MCD ».

Et vous allez aller dans l’onglet « Finances ». Et dans l’onglet « Finances », vous allez avoir ici ce qu’on appelle « le ratio de versement des dividendes ». C’est pareil, c’est le taux de distribution. C’est le payout ratio. C’est la même chose.

Et on peut voir ici qu’il était de 57,56% en 2018, ensuite de 61,17% en 2020, 79,87%. Alors, pourquoi ça a explosé ici sur la courbe ?

2020, année du coronavirus. Donc forcément, moins de bénéfices. Tout était fermé. Les McDo ont été fermés, donc ils ont fait moins de bénéfices.

Pour autant, ils n’ont peut-être pas forcément moins versé d’argent aux actionnaires. Donc ce qui se passe, c’est que mécaniquement, si on verse toujours autant d’argent aux actionnaires mais qu’on fait moins de bénéfices, le payout ratio, mécaniquement, il augmente.

Je ne vous ai pas dit la formule mais c’est quoi ? Finalement, c’est « dividendes » au numérateur, dividé au dénominateur par le résultat net qu’a généré l’entreprise. Et ça détermine le payout ratio.

D’accord ?

Donc c’est normal qu’en 2020, ça a explosé, et ensuite, on voit qu’on va sur des niveaux un peu plus normaux.

Donc là, on voit qu’on est clairement dans la moyenne puisqu’en plus, McDonald’s, c’est une entreprise du secteur des biens de consommation cyclique. Et quand on regarde sur notre Word ici pour les biens de consommation cyclique, on voit que moi, je ne considère pas plus de 60%, donc on est clairement dans la norme pour McDonald’s.

Okay ?

Donc voilà concernant cet indicateur du payout ratio, un indicateur également très très important à considérer.

Troisième et dernier indicateur qu’on va voir ensemble et qui est très important. C’est ce qu’on appelle le « leverage », ou en français « le levier financier ».

Donc qu’est-ce que c’est que ça ? C’est ce qui nous permet de voir et de constater l’endettement d’une entreprise.

Donc forcément, on veut être certain qu’une entreprise, elle maitrise son endettement. Quelle est la formule du « leverage » ou du levier financier ? Je te l’ai préparée sur mon écran.

Leverage = Dettes / EBITDA

Tu peux voir ici que c’est : au numérateur les dettes de l’entreprise. Forcément, si on parle d’endettement, et à un moment donné, on parle des dettes. Et au dénominateur, on a ce qu’on appelle l’EBITDA.

Donc on en reparlera après en détail de ce qu’est l’EBITDA. Mais pour te faire très très simple, c’est un terme anglais qui veut dire « Earnins Before Interests Taxes Depreciation and Amortization ».

Excuse-moi encore une fois pour mon accent anglais. Mais en gros, ça veut dire : « bénéfices avant intérêts, taxes, immobilisation corporelle et incorporelle » en français.

En gros, pour simplifier vraiment à l’extrême cet indicateur qui est le « leverage », ça va être vraiment un chiffre qu’on va voir. Et je vais te donner encore une fois des références que j’utilise moi-même.

Ça va être un ratio. Ça nous permet de savoir à hauteur de combien d’années de bénéfices l’entreprise, elle est endettée.

Donc en gros, en tant qu’investisseur, ça nous permet de faire quoi ? Cela nous permet de surveiller année après année l’évolution de la dette de l’entreprise et surtout, le poids que cette dette représente dans l’entreprise, par rapport à ce qu’elle génère.

Parce qu’on peut effectivement suivre de façon nominale, c’est-à-dire en regardant simplement le chiffre du poids de la dette. Mais on peut également mettre en comparaison cette dette par rapport à ce qu’elle génère. C’est également ce qui est très important.

Et on va voir si, selon nous, en fonction de ce leverage, ce levier financier si l’entreprise maitrise sa dette, si elle n’est pas trop endettée, si elle est en mesure de rembourser sa dette par rapport à ce qu’elle génère.

Et c’est généralement un indicateur qui est très utilisé par les banquiers qui vont financer directement les entreprises pour être certains que les banquiers ne prennent pas de l’argent à des entreprises qui sont déjà trop endettées.

Parce que ce qui se passe, c’est que dans des situations difficiles et compliquées, notamment des périodes de crise, ce sont les entreprises qui sont les plus endettées, qui ont le plus de mal à survivre.

Donc c’est pour ça qu’il faut surveiller ça.

Après, est-ce que c’est normal qu’une entreprise soit endettée ? C’est entièrement normal.

Une entreprise va lever de la dette pour financer sa croissance, pour aller chercher sa croissance. C’est entièrement normal.

Quand on investit dans l’immobilier, on lève de la bonne dette. C’est pareil pour une entreprise. Quand vous avez une entreprise, peut-être que vous avez déjà sollicité des prêts également pour soutenir la croissance de votre entreprise ?

C’est entièrement normal.

Mais, nous, ce qu’on veut faire en sorte de garantir, c’est que la dette ne soit pas incontrôlable parce qu’également, en tant qu’investisseur long terme dans des actions à dividendes, une dette qui devient incontrôlable, c’est une dette qui est potentiellement difficile à rembourser.

Et donc qu’est-ce qui va se passer si ça devient difficile à rembourser ? On va baisser ou supprimer le dividende qui est versé aux actionnaires pour faire en sorte de pouvoir rembourser cette dette.

Donc moi, ce que je juge comme étant correct en termes de levier financier, de leverage, c’est un ratio de 3.

Au-dessus de 3, ça commence à ne plus trop me plaire. Mais quand on arrive au-dessus de 5, là je trouve que l’entreprise, elle est tout simplement trop endettée par rapport à ce qu’elle génère.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Encore une fois, rappelez-vous de la formule « Dettes/EBITDA », c’est-à-dire qu’il lui faut « 5 années de bénéfices » pour pouvoir rembourser sa dette, et je trouve que ça commence à faire beaucoup.

Donc 3, c’est vraiment le palier que j’aime bien me fixer de façon générale. Mais encore, une fois, chaque secteur peut avoir son levier financier max puisque chaque secteur a un besoin en dettes qui est différent.

Encore une fois, une entreprise dans le secteur de la technologie, de la santé, de l’immobilier et d’autres, n’aura pas du tout le même besoin en dettes et en financement.

Donc c’est pour ça qu’encore une fois, je t’ai préparé un petit résumé de ce que moi, je considère – ce n’est pas forcément un truc universel mais c’est ce que je considère.

Donc tu peux encore une fois screener si tu veux l’avoir à ta disposition. On voit par exemple que pour le secteur de la santé, moi j’aime bien être en dessous de 1,5 à 3, mais c’est plutôt 3.

On voit par exemple que pour le secteur de l’immobilier, ça va de 3,5 à 6 pour les REIT. On peut aller beaucoup plus loin, ce qui est logique puisque les biens immobiliers sont tout le temps financés par un endettement sur base d’un crédit bancaire.

Donc c’est normal que dans le secteur immobilier, les foncières cotées aillent lever de la dette auprès des établissements bancaires pour s’endetter.

Donc c’est normal, en tout cas je trouve, moi en tant qu’investisseur, d’accepter une dette financière, un endettement plus élevé pour l’entreprise dans le secteur de l’immobilier que pour une entreprise par exemple dans le secteur industriel ici où je me suis mis une limite de 3. Okay ?

Comment on retrouve ça pour les entreprises ? Encore une fois, on peut retrouver cette information sur « zonebourse ».

Donc on va continuer avec McDonald’s. Et quand on descend un petit peu, on va voir ici qu’on a l’information qui est « leverage » qui est calculé pour vous.

Donc vous n’avez même pas besoin de faire le calcul vous-même. C’est déjà directement calculé. Et on voit qu’on retrouve l’information de dettes/EBITDA. Et on voit que pour McDonald’s, en 2018, c’était 2,87, et 3,09 en 2019, 3,60 en 2020 etc.

Et ce qui se passe, c’est que McDonald’s, on l’a vu, entreprise du secteur des biens de consommation cyclique.

Et quand on regarde dans notre tableau, on voit qu’idéalement, c’est en dessous de 3, et on est plutôt bien pour McDonald’s, puisqu’on est en dessous de 3, ou on flirte avec le 3. Donc c’est plutôt totalement cohérent également sur cet indicateur.

Donc finalement, si on résume un petit peu pour McDonald’s, les 3 indicateurs qu’on a vus, ils sont tout à fait cohérents jusqu’à présent.

Alors, on ne peut pas dire que tous les autres indicateurs seront cohérents. Rassurez-vous. Ça n’arrive jamais de tomber sur une entreprise qui présente des indicateurs qui sont tous parfaits.

Il y aura toujours des indicateurs qui ne sont pas parfaits, mais encore une fois, il faut prendre une décision dans son ensemble. Malheureusement, les étoiles ne s’aligneront jamais dans le ciel pour vous.

Il n’y aura jamais une entreprise qui sera parfaite de A à Z. Okay ?

Donc voilà concernant le leverage, le levier financier. Encore une fois, c’est quelque chose de très très important à regarder.

Donc on vient de voir 3 indicateurs. Je te l’ai dit en début de vidéo, je regarde, moi, en général 25 à 30 indicateurs.

Je te l’ai dit également : on ne va pas pouvoir tous les voir ensemble sinon ça va prendre des heures et des heures parce que c’est vraiment quelque chose prend quand même un petit peu de temps à expliquer.

Mais l’idée, vraiment, quand on regarde tous ces ratios financiers, ces indicateurs, c’est d’aller regarder tout ce qu’on appelle productivité de l’entreprise, profitabilité, la cherté de l’entreprise, l’endettement de l’entreprise, la rentabilité, la stabilité de l’entreprise, la solvabilité de l’entreprise…

Bref, ce sont différentes choses qui nous permettent, en tant qu’investisseurs, de se dire : « Oui ou non, je vais pouvoir investir dans cette entreprise, vis-à-vis de tout ce que je viens de voir. »

On a vu par exemple l’historique de versement du dividende qui permet de voir la stabilité de l’entreprise. On a vu le payout ratio qui nous permet de voir la rentabilité de l’entreprise.

On a vu le leverage en dernier. Ça nous permet de voir l’endettement de l’entreprise. Donc on va vraiment regarder différentes choses.

Il ne suffit pas de regarder si l’entreprise, elle a beaucoup de chiffres d’affaires ou de marges, ou de résultats.

Il faut regarder si elle s’est endettée, si elle s’est gardé une partie de ses bénéfices dans ses caisses, si elle sait faire de la marge, si elle utilise bien son argent, etc.

C’est encore une fois un ensemble à mettre en relief pour savoir si oui ou non on va investir dans cette entreprise.

Donc voilà pour cette vidéo 3 de cette série de 4 vidéos gratuites sur l’investissement en Bourse et dans des actions à dividendes.

Dans la prochaine vidéo, on verra ensemble comment mettre en place un plan d’investissement si vous partez de zéro.

Donc je vous donne rendez-vous dans la prochaine vidéo, tout de suite.

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