Pourquoi les actions à GROS rendements NE sont PAS intéressantes ?

N’importe quel investisseur cherche à retirer une rentabilité maximale de ses investissements, il n’y a rien de mal à cela. Et pourtant, les plus grosses rentabilités affichées ne sont pas forcément celles dans lesquelles il faut investir.

La rentabilité affichée est souvent un appât et celle-ci n’est souvent pas honorée (volontairement ou par naïveté).

C’est pour cela qu’il y a un seuil de rentabilité à partir duquel il faut faire attention.

Il ne faut pas non plus-value oublier les fondamentaux de l’analyse du bilan comptable et du compte de résultat pour avoir toutes les métriques sur la santé financière de l’entreprise.

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Pourquoi les actions à GROS rendements NE sont PAS intéressantes ?

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Retranscription de la vidéo :

Bon les gars, on est d’accord que plus l’action propose un rendement intéressant ou même un business tout court, et plus c’est intéressant d’acheter cette action ou ce business, non ? C’est plutôt assez logique.

En tant qu’investisseur, on veut de la rentabilité. Eh bien, figure-toi que pas du tout, ou du moins c’est à prendre avec de très grosses pincettes puisque je vais te donner dans cette vidéo la raison chiffrée avec des études qui te montrent pourquoi finalement investir dans des actions avec de grosses rentabilités est certainement un mauvais pari pour le long terme.

Et tout ça, je ne le sors pas de mon chapeau, de ma casquette. C’est tout simplement les résultats d’une étude qui a été menée par un cabinet en gestion d’actifs qui s’appelle Hartford Funds (si je ne dis pas de bêtise), et qui publie régulièrement des périodiques financiers avec des statistiques, des chiffres, des news autour des marchés financiers et de l’investissement en général.

Et ce sont ces chiffres-là que je vais te partager dans cette vidéo et qui vont te montrer pourquoi toi en tant qu’investisseur, tu dois faire attention lorsqu’une société, une entreprise, une action te propose un rendement alléchant. Parce que beaucoup d’investisseurs aujourd’hui sont attirés par des rendements alléchants.

Tu dois certainement connaître des personnes qui aiment bien les rendements les plus explosifs. Peut-être que toi-même tu t’es déjà tourné vers des rendements explosifs. Dans le passé, tu t’es rendu compte que finalement, ce qu’on avait pu te promettre était bien loin de la réalité sur le terrain.

Tu vas voir que le marché des actions ne déroge pas du tout à cette règle, et que malheureusement quand une société te propose un rendement qui parfois semble être très intéressant, il faut bien regarder ce qui se passe à l’intérieur et pourquoi on a ce rendement qui est affiché.

Parce qu’il y a fort à parier que ce rendement ne soit pas maintenu sur le long terme. Et en tant qu’investisseur, ta seule et unique préoccupation à ce moment, c’est de t’assurer que ce rendement va être maintenu sur le long terme.

Donc, avant qu’on ne commence cette vidéo, comme d’habitude, abonne-toi sur la chaîne YouTube pour d’autres vidéo et être prévenu en avant-première. Et n’hésite pas à réagir dans les commentaires également ci-dessous.

Je vais aller sur mon ordinateur et je vais te montrer directement tous les graphiques pour que tu puisses bien comprendre, chiffres à l’appui, ce que je veux dire par ça.

Allez, on se retrouve sur mon ordinateur, je te filme directement mon écran, comme ça au moins tu peux voir précisément tout ce que je veux te montrer en meilleure qualité. Donc, premier schéma que je veux te montrer, c’est celui-ci.

C’est un petit tableau qui va te reprendre en fait les différents retours sur investissement en fonction des différentes catégories de dividendes. Première ligne, tu as les différentes actions qui te versent un dividende croissant, ou celles qui simplement vont commencer à verser un dividende.

Tu as ensuite – deuxième ligne – celles qui font simplement un versement de dividende simple.

Troisième ligne, tu peux l’ignorer la case c’est celles qui ne versent pas de dividende.

Cinquième ligne c’est celles qui vont supprimer le dividende. Et la dernière ligne, ce sont les actions, c’est un portefeuille équilibré de SNP500. Alors là, on est vraiment aux États-Unis, on parle du S&P500.

Et en fait, ce qu’on sait, nous, aujourd’hui, c’est que les actions en dividendes, elles ont toujours surperformé le marché en général dans le cadre du S&P500 aux États-Unis. Parmi ces actions en dividendes, celles qui ont le plus gros rendement semblent – et je dis bien semblent – être celles qui performent le mieux parmi toutes les actions qui versent des dividendes.

Et pourtant, on va se rendre compte que ce n’est pas réellement le cas, tu vois. Finalement dans la première ligne ici, les actions à dividende croissant ont un retour sur investissement de 9,62%, ce qui est bien plus que le portefeuille du S&P500 équilibré de la dernière ligne, de l’index de SNP500 qui a lui 7,30%.

Donc, on voit bien sur ce tableau que tu vois, c’est quand même sur une longue période. C’est du 31 janvier 1972 au 31 décembre 2018. Donc on ne parle pas de 1 an, 2 ans, 3 ans. On parle quand même de plus de 30 ans, même 40 ans, même 45 ans. Donc c’est énormément d’années.

.Et c’est une certitude : les actions qui versent des dividendes ont toujours mieux performé que le reste des catégories d’actions. Donc ça, okay, c’est bon.

Par contre, ce qu’on peut voir sur un autre schéma – je te le sors tout de suite, c’est celui-ci – hop je vais le grossir un petit peu. C’est que, on peut voir là, ce n’est pas écrit sur le tableau mais que le S&P500 a délivré une performance de 10,84% depuis 1930, puisqu’en fait ce tableau te reprend décennie par décennie les performances du S&P500 dans la première colonne.

Puis ensuite, 1er quintile, du 2ème quintile, du 3ème quintile ; en fait voilà, c’est les 20 premiers pourcents pour le 1er quantile, ensuite de 20 à 40% pour le 2ème quintile, de 40 à 50% pour le 3ème quintile, etc. etc. jusqu’à 100%.

On a vraiment divisé les 100% en 5 fois 20%, OK ? Pour voir un petit peu comment se comporte, quels sont les retours sur investissement, les performances des 20 premiers pourcents d’actions ; ensuite les 20 suivants pourcents d’actions, etc. etc.

J’espère que je suis bien clair dans mes explications. Donc là, si on prend l’exemple, finalement on peut voir que dans le premier quintile puisque c’est vraiment le 1er et le 2ème quintiles qui vont nous intéresser.

Le 3, le 4, le 5, on ne va pas s’en occuper. On va vraiment regarder là puisque nous le but, c’est de voir si celles qui proposent des rendements élevés tiennent vraiment leur promesse.

Et en fait, ce qu’on peut voir c’est que le 1er quintile, si on fait la moyenne, il a délivré 12,23% de rentabilité depuis 1930 jusqu’à fin 2018 ; là ce n’est pas écrit sur le tableau mais moi, je l’ai sous les yeux.

Et le 2ème quintile, lui, il a généré seulement 13,02% de rendement. Ce qui veut dire que le 2ème quintile a plus de retour sur investissement que le 1er quintile. Alors que le 1er quintile, ce sont les 20% d’actions qui ont le plus gros taux affichés de rentabilité.

Donc là on pourrait se dire : « C’est bizarre. Comment c’est possible que le 2ème quintile affiche un plus gros retour sur investissement que le 1er quintile sur une aussi longue période de 1929 à 2018 ? »

Et en fait, comment ça s’explique ? C’est tout simple ! C’est que le 1er quintile a beaucoup plus de probabilité de subir une suppression de dividende et ça s’explique très simplement en regardant une seule statistique qui est le pay-out ratio. .

Le pay-out ratio, c’est le pourcentage de bénéfice qu’une société, qu’une action va reverser à ses actionnaires et je te l’ai préparé juste ici, c’est un autre schéma.

C’est que on voit que le 1er quintile, donc les 20% d’actions qui versent le plus de rentabilité, qui offrent le plus de rendement soi-disant, elles versent 72% de ses bénéfices aux actionnaires ; pendant que le 2ème quintile, lui, verse « seulement » 41%.

Et honnêtement, on a presque une différence de 2 fois – presque 2 fois. C’est beaucoup plus safe de verser 41% de bénéfice aux actionnaires que 72%. 72% c’est beaucoup trop.

J’ai toujours tendance à dire que généralement, il fait se situer en-dessous des 50%, que c’est une bonne limite : en-dessous de 50% c’est safe, c’est-à-dire que l’entreprise se garde suffisamment d’argent pour investir, elle, dans son business et dans ses infrastructures ou dans son développement économique.

Donc, voilà, c’est finalement quelque chose de très très logique puisque pour qu’une société puisse proposer un gros rendement, ça signifie deux choses : soit que la société, elle distribue la plupart ou tout son cash-flow, tout son bénéfice – ce qui est le cas par exemple du 1er quintile qui verse 72% de ses bénéfices, qui est beaucoup trop.

Ou alors, soit la société a un très faible PER. Le PER c’est le price earning ratio, c’est tout simplement ce que les investisseurs sont prêts à investir pour 1 euro de bénéfice. Donc, la société a un très faible PER, c’est-à-dire qu’elle verse beaucoup beaucoup potentiellement de bénéfice.

Alors, dernier schéma que je voulais te montrer, c’est celui-ci. Et c’est vraiment la conclusion de pourquoi généralement les gros rendements ne délivrent pas ce à quoi vous vous attendiez.

C’est que, on peut voir qu’il y a un clickbait comme ils appellent ça ; c’est l’équivalent de putaclic, c’est-à-dire que tu attires les investisseurs pour un gros rendement en façade, et la réalité est toute autre.

C’est-à-dire que pour ceux qui proposent plus de 10% de rentabilité, ici on peut voir que la courbe rouge, c’est celle qui a été annoncée aux investisseurs, la courbe bleue c’est celle qui a été réellement délivrée aux investisseurs.

Donc, pour les actions qui proposaient plus de 10% de rentabilité, par exemple 16%, on voit qu’en réalité il y a eu 3%. Pour celles qui proposent entre 9 et 10% de rentabilité, on voit qu’il y a eu réellement 4%.

Et en fait, on voit que plus la rentabilité affichée est faible, et plus logiquement c’est que la réalité est plus corrélée à la réalité économique. Donc c’est pour ça que la stratégie d’aller chercher les plus gros rendements n’est clairement pas une bonne stratégie sur le long terme.

Si aujourd’hui tu vas sur des sites économiques, et que tu tries les actions en fonction du taux de rentabilité, tu vas tomber sur des actions qui proposent de très gros taux de rentabilité.

Il y en a tous les jours des actions à 10, 15, 20, 30% de rentabilité et même plus. Par contre, ce n’est clairement pas une raison pour les acheter puisque je pense que tu viens très clairement de comprendre qu’il y a de forte chance que ce qu’on te propose ne va pas être délivré et tu vas avoir beaucoup moins de rentabilité.

Donc voilà, aujourd’hui c’est toute la problématique de l’investissement en Bourse ; c’est que c’est « très difficile » de trouver des actions qui vont te proposer de gros rendements, donc de la rentabilité tout en ayant un pay-out ratio correct – le ratio de versement de dividende que je t’ai montré ici qui est correct.

Donc c’est-à-dire que ça maintient un niveau de sécurité et avec des probabilité d’augmentation des dividendes sur le long terme pour obtenir cette fois-ci la durabilité. Donc vraiment obtenir la rentabilité et la sécurité et la durabilité, c’est quelque chose de très compliqué.

C’est pour ça que je reprends la caméra tout de suite pour te faire la conclusion. Allez, je te fais la conclusion en vidéo, comme ça tu vois encore un petit peu ma sale tête.

Voilà, comme je te disais, c’est très compliqué finalement aujourd’hui de savoir quel est le taux de rentabilité acceptable ? Qu’est-ce qui nous dit que 10% c’est trop, 9% c’est trop, 8% c’est trop ou que ce n’est pas assez également ?

On a beau avoir nos critères à nous de rentabilité, de se dire : « Moi je veux minimum 7%, 8%, 9% de rentabilité », mais comment les marchés vont réussir à t’offrir réellement cette rentabilité ?

Parce que voilà, l’action, la société veut bien te promettre tout ce qu’elle veut. Si l’économie ne va pas dans le sens que la société a prévu, elle ne pourra pas t’offrir par magie cette rentabilité. Donc, c’est toute la question aujourd’hui.

Et voilà, si aujourd’hui tu as envie d’investir dans les actions à dividende tel que je viens de te le montrer, n’hésite pas à lire en bas la description parce que c’est quelque chose que je ne fais plus aujourd’hui 6 ans.

Bon, je ne prétends pas être un expert mais je me débrouille plutôt bien puisque j’ai généralement environ 7% net de rentabilité sur dividende sans prendre en compte la croissance du portefeuille. Ce qui fait que généralement, je dois être à plus de 10% annuel de rentabilité sur mon portefeuille tout en encaissant chaque mois de gracieux dividende, puisque mois après mois j’encaisse des dividendes.

J’investis majoritairement aux États-Unis où les dividendes sont versés mensuellement ou alors trimestriellement ; contrairement en France où c’est versé une fois par an ou une fois tous les semestres.

Ce qui fait qu’aux États-Unis, on peut plus rapidement réinvestir ses dividendes et ses bénéfices pour enclencher encore plus rapidement l’effet boule de neige et les intérêts composés.

Donc voilà, à chaque mois en fait, je partage à mes membres toutes les actions, tous mes investissements en Bourse, tous mes renforcements, les arbitrages que je fais via un groupe privé dans lequel je publie en temps réel mes positions en bourse et mes mouvements.

Donc voilà, si ça t’intéresse tu peux retrouver ça dans la barre de description pour que tu puisses également recevoir chaque mois mes recommandations d’investissement, que tu es libre ou non de suivre. Encore une fois, ce n’est clairement pas une insistance d’achat.

Je n’ai pas de boule de cristal, personne n’en a sur le marché financier. Mais en tout cas, j’encaisse des dividendes chaque mois et c’est le plus important.

Donc, je te remercie d’avoir regardé cette vidéo en direct d’Inde – on ne dirait pas comme ça vu le décor, mais c’est bien en Inde que je me trouve et que je te dis à très très vite pour une prochaine vidéo. Ciao ciao.

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