IL LEVE 400 000€ A 24 ANS (avec Maxime Thimonier)

Salut à tous,

Salut ! Aujourd’hui, on rencontre Maxime Thimonier à Paris. Maxime vient tout juste de lever 400 000€ auprès d’un investisseur privé pour le développement de sa start up “Nenufar”, une marque de chaussures d’intérieur unisexes ! On revient ensemble sur son parcours !

Où retrouver Maxime :

• Le site Nenufar : http://nenufar.co/
• La page Facebook Nenufar : https://www.facebook.com/nenufarshoes/
• La chaîne Youtube de Maxime : https://www.youtube.com/channel/UCFtmSjnnOji7jXjZcHSxs8A

IL LEVE 400 000€ A 24 ANS (avec Maxime Thimonier)

https://www.youtube.com/watch?v=SmyRfD1j0ac

livre-des-bancs-de-la-fac-a-lindependance-financiere

Retranscription texte de la vidéo :

Raph : Salut à tous, bienvenue sur cette nouvelle vidéo, donc je me trouve aujourd’hui à Paris, en compagnie d’un jeune entrepreneur qui se situe juste à côté de moi, que je vais vous présenter tout de suite, juste avant tout cela, n’oubliez pas de bien vous abonnez à la chaine YouTube pour être sûr de recevoir toutes les prochaines vidéos, je vous ai préparé tout un flot de nouvelles vidéos, donc n’oubliez pas de vous abonner ci-dessous pour rejoindre une communauté de plus de quinze mille personnes et n’oubliez pas de lire la barre de description, pour pouvoir télécharger gratuitement votre pack de bienvenue. Maxime, salut

Maxime Thimonier : Salut, Raphaël,

Raph : Comment tu vas ?

Maxime Thimonier : Ca va super,

Raph : La forme, super, est-ce que tu peux te présenter un petit peu pour tout le monde, nous dire qui tu es et pourquoi tu es aujourd’hui assis dans ce canapé ?

Maxime Thimonier : Oui, donc je m’appelle Maxime Thimonier, j’ai 24 ans et je suis le cofondateur de la marque « Nénufar », donc « Nénufar », c’est quoi ? C’est une marque de chaussure d’intérieur qu’on a créé en fait, l’idée un peu si tu veux de la marque c’était de créer un produit nouveau qui soit une alternative aux Charentaises, aux chaussons, etc, de créer un produit nouveau qui soit axé à la fois sur le design et sur le confort

Raph : Okay

Maxime Thimonier : Et du coup, voilà, on est trois associés, cela a commencé William et moi, on était tous les deux en école de commerce, on avait ce projet-là, on s’est associé avec une styliste,

Raph : Okay

Maxime Thimonier : Voilà, on a lancé la marque il y a un an maintenant, c’était en septembre dernier sur « Ulule » et en fait il y avait tout une partie en amont, faire les prototypes, études de marché, etc, mais cela fait vraiment un an que la marque est lancée, voilà en mai dernier, donc il y a quelques mois, on a fait une levée de fonds de quatre cent mille euros qui va vraiment permettre

Raph : Propre,

Maxime Thimonier : De faire de la croissance, de recruter, faire la communication, etc

Raph : Okay,

Maxime Thimonier : Et puis, là récemment, il y a trois mois, j’ai lancé une chaine YouTube sur l’entrepreneuriat donc en fait c’est une espèce de web séries

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Où je raconte les aventures de « Nénufar » à travers mon parcours d’entrepreneur, en fait toutes les semaines, je fais une vidéo, sur voilà, les avancées de « Nénufar », ce qu’on fait de bien, ce qu’on fait de moins bien, là où on en est, etc

Raph : Okay, donc beaucoup de choses sur lesquelles on va revenir, notamment tout ce qui est la campagne « Ulule », la levée de fond, etc c’est super cool, pour ce qui est le lien de ta chaine YouTube, je mettrai cela dans la barre de description pour que vous puissiez aller voir, si cela vous intéresse, n’hésitez pas à aller voir, c’est plutôt cool. Alors, vingt-quatre ans, projet de start-up, c’est super, tu es jeune, comment tu as voulu, enfin comment t’es venu cette idée de vouloir entreprendre aussi jeune donc tu as fait une école de commerce ?

Maxime Thimonier : Oui,

Raph : Est-ce que dès le début, tu savais que tu allais créer une entreprise, une start-up ou tu t’es lancer en école de commerce en te disant, je verrais bien, je ne sais pas trop quoi faire ?

Maxime Thimonier : En fait, depuis que je suis jeune, c’est-à-dire depuis le lycée à peu près, je savais que je voulais monter ma boite, absolument

Raph : Okay,

Maxime Thimonier : En fait pour moi c’était évident, j’ai fait un bac ES,

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Donc économique et sociale, ensuite je suis entré dans une école de commerce et je suis entré surtout dans une école de commerce spécialisée en entrepreneuriat, parce que c’était vraiment cela que je voulais faire et donc dans cette école de commerce j’ai fait un master en management entrepreneurial, je me suis en plus spécialisé dans l’entrepreneuriat et donc pour moi c’était évident que dans la foulée je voulais vraiment monter ma boite, parce que monter sa boite jeune au final, bon cela fait peur à beaucoup de gens

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Mais je trouve qu’en fait au final, il y a beaucoup d’avantages parce que concrètement, tu ne prends pas beaucoup de risque, tu n’as pas d’enfant à nourrir, tu n’as pas de gros loyer, tu n’as pas beaucoup de charges donc en fait tu n’as pas grand-chose à payer

Raph : Oui, c’est cela, tu n’as pas une grosse situation de responsabilité, oui, de femme, d’enfants, de quoi que ce soit et au pire si tu tombes, tu as encore tout le temps pour te relever,

Maxime Thimonier : Oui

Raph : C’est clair, du coup, tu t’es lancé sur un projet de start-up, comment t’es venu l’idée de faire des chaussons d’intérieur, c’est vrai que ce n’est pas forcément le truc où on se lève le matin, où on se dit start-up, chausson, allez on se lance,

Maxime Thimonier : Oui,

Raph : Comment t’es venu l’idée ?

Maxime Thimonier : Alors en fait l’idée m’est venue, alors c’était à la base mon associé donc William, qui était parti lui dans les pays du nord de l’Europe, donc en fait Suède, Finlande et en fait là-bas, culturellement, si tu veux, tout le monde met, donc il est parti pendant un an en fait, en échange académique, en Erasmus,

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Donc il est resté un an là-bas, et il s’est rendu compte que là-bas culturellement en fait, tout le monde mettait des chaussons, des pantoufles, quand tu rentres chez les gens même si tu es invité, tu es obligé de quitter tes chaussures, c’est la culture, tu vois,

Raph : Et ils te donnent des pantoufles ?

Maxime Thimonier : Oui,

Raph : Pour les invités c’est cela ?

Maxime Thimonier : Exactement, oui

Raph : Ah oui, okay,

Maxime Thimonier : Du coup, revenu en France, il s’est dit bon okay, il a commencé à prendre l’habitude de mettre des chaussons, des pantoufles et il s’est dit j’ai envie de m’acheter une paire pour chez moi, mais je ne trouve rien de vraiment stylé, tu vois,

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Que je n’ai pas honte de mettre quand les invités entrent,

Raph : Oui, pas les gros chaussons « TITI et gros minet »

Maxime Thimonier : Oui, voilà, exactement ou les Charentaises, les trucs comme cela, horribles

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Et l’idée est venu un peu comme cela, on a parlé ensemble parce qu’on était dans la même classe et on s’est dit au final, pourquoi la pantoufle ou le chausson c’est un produit qui est forcément moche

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Essayer de faire quelque chose qui est plutôt cool, et en fait on a créé vraiment un produit qui est nouveau, donc c’est vraiment un produit qui est hybride entre une chaussure et un chausson, d’ailleurs

Raph : Oui, si on peut la prendre pour la montrer, ce serait encore mieux, hop

Maxime Thimonier : Voilà, ça ressemble à ça,

Raph : J’espère que le focus est tout bon, yes, c’est tout bon,

Maxime Thimonier : Et donc c’est vraiment un modèle qui est hybride tu vois, c’est conçu vraiment comme une chaussure

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et on utilise des matériaux qui sont plus proches du chausson, donc c’est assez léger, assez souple,

Raph : Est-ce qu’on peut bien la montrée à la caméra ?

Maxime Thimonier : Voilà,

Raph : Oui, donc c’est vrai qu’au toucher, c’est vraiment, même l’intérieur en fait, c’est surtout l’intérieur qui a l’air énorme, moi je ne les ai pas essayés personnellement, mais l’intérieur est un petit peu en moumoute enfin je ne sais pas comment on peut dire c’est quoi comme,

Maxime Thimonier : C’est du velours en fait

Raph : Du velours,

Maxime Thimonier : En fait sur la partie design, on s’est associé avec une styliste et sur la partie confort on a vraiment bossé avec un podologue qui nous a aidés à conceptualisé la forme de la chaussure, les matières à choisir, etc tu vois,

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Et donc là à l’intérieur, on a une mousse à mémoire de forme pour vraiment avoir un confort optimal

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : On utilise des matériaux de qualité donc du cuir, du velours, une semelle en micro cellulaire, qui est plutôt faite pour l’intérieur, tu vois,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et le but c’était aussi d’avoir un bon maintien du pied parce que c’est important d’être bien chausser chez soi, parce que si tu es mal chaussé chez soi, finalement au bout d’un moment, à force, tu vas avoir des problèmes de dos, etc

Raph : Oui, oui

Maxime Thimonier : Donc on voulait vraiment avoir un truc qui soit confortable,

Raph : Donc c’est vraiment un positionnement finalement haut de gamme quand même avec des beaux matériaux,

Maxime Thimonier : Oui, c’est un positionnement haut de gamme, on les vend à 89 euros prix public

Raph : Okay

Maxime Thimonier : Et cela se justifie à travers le fait que ce soit fabriqué comme une chaussure, les matériaux de qualité qu’on utilise et oui du coup c’est un positionnement qui est plutôt haut de gamme, oui

Raph : Oui, parce que comme on disait tout à l’heure, c’est un produit, je ne sais pas si vous voyez bien à la caméra ou limite on pourrait le porter pour aller dehors, c’est un petit peu entre les deux,

Maxime Thimonier : Oui,

Raph : Oui, je me verrais bien porter cela pour aller chercher la baguette le dimanche matin, après la grosse soirée du samedi soir par exemple,

Maxime Thimonier : Oui, c’est exactement cela, nous on a à peu près 30% de nos clients qui les utilisent aussi en extérieur,

Raph : Oui, c’est vrai

Maxime Thimonier : D’ailleurs on a même une fois un client qui est allé en boite avec,

Raph : Mais non ?

Maxime Thimonier : Si, c’est un client, on ne le connaissait pas du tout, je ne sais plus pourquoi on l’avait eu au téléphone et il nous a dit qu’il était allé en boite avec, il nous a dit oui c’est génial, je suis allé en boite avec et tout

Raph : Trop confortable,

Maxime Thimonier : J’adore, je vais me chopper une meuf là-bas

Raph : En chausson, en boite, c’est désormais possible, alors du coup, pour revenir à l’histoire de base, tu m’as dit un peu le concept finalement enfin, il vient, un petit peu des pays nordiques, alors c’est vrai que là-bas, il fait froid, l’hiver on peut imaginer que les gens c’est normal entre guillemet qu’ils portent des chaussons chez eux, parce qu’il fait froid, est-ce qu’en France c’est adapté, est-ce que les gens vraiment aiment porter des chaussons, est-ce que vous avez un peu creusé la chose ?

Maxime Thimonier : En fait c’est toujours pareil, oui, on a fait des études de marché, etc

Raph : Je me doute, oui

Maxime Thimonier : Le marché en fait il est assez énorme,

Raph : C’est vrai ?

Maxime Thimonier : C’est-à-dire qu’il y a 92% des Français qui changent de chaussures quand ils rentrent chez eux,

Raph : Ah oui ?

Maxime Thimonier : Et en fait ils mettent soit des chaussons, des pantoufles, il y en a qui mettent des tongs, des espadrilles, des trucs comme cela,

Raph : Ah c’est vrai les tongs, oui

Maxime Thimonier : Oui, voilà et on s’est rendu compte que parallèlement à cela, il y a la moitié, même plus, 55% qui n’étaient pas satisfait de leurs chaussons et les raisons principales c’était mauvais maintien du pied, design qui n’est pas à la mode,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et usure trop rapide et donc du coup on a créé vraiment un produit qui répond à ces problématiques-là,

Raph : D’accord, parce que même chez eux, les gens veulent être à la mode finalement,

Maxime Thimonier : Oui,

Raph : C’est vrai que cela me surprend ta statistique parce que moi j’ai l’impression que tous ceux que je connais quand ils sont chez eux, on enlève les chaussures, pieds nus, chaussette et c’est parti quoi, mais oui 92% des gens sont intéressés,

Maxime Thimonier : Oui, c’est énorme et même en Europe, la statistique c’est quasiment la même et du coup on a un marché qui est assez gros déjà en Europe

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Surtout en Asie, parce qu’en Asie, c’est pareil, ils ont vraiment une culture de chaussons et de la pantoufle tu vois ?

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Quand ils vont en intérieur et après on a tous les pays d’Europe du Nord,

Raph : D’accord, donc du coup, tu parles de marché, là pour l’instant vous attaquez le marché français ?

Maxime Thimonier : Oui,

Raph : C’est cela, vous avez déjà des idées d’expansion entre guillemets et si oui un marché favori peut être, peut-être l’Asie ?

Maxime Thimonier : Oui, oui complètement, c’est-à-dire qu’en fait dans un premier temps, la marque est encore récente,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Donc faut vraiment qu’on s’implante en France dans un premier temps,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Donc là pour l’instant, on n’est pas encore très connu, mais avec la levée de fond, on va vraiment pouvoir communiquer donc on s’implante déjà en France, après rapidement le but ce sera d’aller à l’international, donc pays d’Asie

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Et après, pays de l’Europe du Nord aussi,

Raph : D’accord okay, alors justement parlons un petit peu, argent, donc levée de fond, tu as commencé tout d’abord par « Ulule »

Maxime Thimonier : Oui

Raph : Donc « Ulule », je pense que les gens connaissent, mais est-ce que tu peux expliquer rapidement en quoi cela consiste

Maxime Thimonier : Oui

Raph : Si les gens ne connaissent pas peut-être ?

Maxime Thimonier : Alors même au tout début, je vais te dire, pour financer même les premières dépenses qu’on a eues, parce que moi j’étais étudiant donc je n’avais aucune thune du tout quoi,

Raph : C’est cela, oui

Maxime Thimonier : Et même au tout début pour financer le premier prototype, etc parce que cela coute de l’argent et bien on a pris des prêts étudiants

Raph : Il y en a qui s’en servent pour de l’immobilier, d’autre pour des start-ups,

Maxime Thimonier : Oui exactement,

Raph : Très bonne idée,

Maxime Thimonier : On a pris des prêts étudiants, cela nous a permis de faire nos premiers financements

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Et après on est allé sur « Ulule » donc voilà comme on disait, en fait « Ulule » c’est une plateforme de « crowdfunding » donc c’est-à-dire que tu mets ton projet sur la plateforme « Ulule »

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et après, nous on a fait sous forme de pré ventes, c’est-à-dire que les gens sur la plateforme pouvaient pré commander leur paire, une fois qu’on avait suffisamment de pré ventes et bien on a pu lancer notre première production,

Raph : Donc la première production a été faite grâce à « Ulule » ?

Maxime Thimonier : Oui,

Raph : Petite production de combien ?

Maxime Thimonier : On a produit six cents paires à la première production,

Raph : Donc c’est déjà très très propre. En prêt étudiant, par curiosité vous avez pris combien du coup, pour financer le projet ?

Maxime Thimonier : En tout, on avait pris vingt milles

Raph : Okay, bon ça va, vous avez été raisonnable. Donc suite au lancement avec « Ulule »

Maxime Thimonier : Oui,

Raph : Première production, qu’est-ce que vous vous dites dans vos têtes, vous vous dites c’est cool, mais il faut aller plus loin ?

Maxime Thimonier : Oui, c’est cela, c’est-à-dire qu’en fait on a une activité qui crame, qui est hyper consommateur de BFR, donc de besoin en fonds de roulement, c’est-à-dire qu’on a besoin de cash pour pouvoir produire, communiquer en amont,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et en fait il y a beaucoup d’investissement avant de vendre tes premiers produits

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Donc du coup, on a une activité qui est hyper consommatrice de cash et il fallait qu’on trouve des financements qui soient supplémentaires, pour pouvoir relancer une production, pour pouvoir communiquer, de façon plus massive

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Donc au début, on allait chercher du prêt d’honneur, du prêt d’honneur c’est du prêt à taux zéro

Raph : Okay,

Maxime Thimonier : Qu’on allait chercher auprès d’organismes publics en fait, qu’on a obtenu, donc on a obtenu vingt mille euros comme cela, donc du prêt à taux zéro, mais par contre la condition c’était qu’ils nous accorder le prêt à taux zéro, à condition qu’on ait des financements supplémentaires

Raph : D’accord, donc ces organismes, c’est quoi ? Ces organismes financent uniquement des start-ups, en quoi cela consiste ?

Maxime Thimonier : Non, non, parce qu’avec nous, il y avait des gens qui ont monté un resto aussi par exemple,

Raph : Voilà, donc des projets

Maxime Thimonier : A tous types d’entrepreneuriats

Raph : C’est cela,

Maxime Thimonier : Oui, à condition qu’il y ait des besoins en financement qui soit justifié quoi,

Raph : Mais qui sont par exemple ces organismes ? En fait d’où provient l’argent concrètement de ces organismes ?

Maxime Thimonier : C’est l’état, c’est des revenus publics

Raph : C’est l’état, c’est cela, c’est des organismes de l’état, parce qu’en fait, c’est cela votre première problématique à vous, c’est d’avoir assez de fonds de roulement, sans arrêt, c’est cela votre plus grosse problématique ?

Maxime Thimonier : Oui, c’est cela, le truc c’est qu’on a besoin de cash pour lancer concrètement une production, tu vois par exemple,

Raph : Oui, oui

Maxime Thimonier : C’est le plus gros poste de charge

Raph : Cela coute de l’argent

Maxime Thimonier : Et on a besoin d’argent, tu vois, on ne peut pas payer le fournisseur, une fois qu’on a tout vendu, six mois après tu vois, ce n’est pas possible,

Raph : C’est cela, c’est cela,

Maxime Thimonier : Et donc du coup prêt d’honneur au début,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : On cherchait des financements complémentaires et après on est allé chercher des investisseurs privés

Raph : Okay,

Maxime Thimonier : Voilà, parce que le prêt bancaire, on a essayé d’abord, dans un premier temps,

Raph : Le classique

Maxime Thimonier : Et ils nous ont dit que c’était mort

Raph : Oui, cela me parait compliqué, oui c’est vrai

Maxime Thimonier : Parce qu’on est jeune, on n’a pas d’expérience, on lance un produit où on ne finance pas d’immobilisations, parce qu’en général les banques financent des immobilisations, donc tu vois, des machines par exemple, des locaux, des trucs comme cela,

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Nous, c’était que du stock, de la com et des recrutements tu vois,

Raph : Pas grand-chose entre guillemets, oui

Maxime Thimonier : Donc en fait c’est un peu du vent concrètement,

Raph : Oui, oui

Maxime Thimonier : Pour eux et du coup les banques ne financent pas du tout cela, surtout sur des projets jeunes comme le nôtre et on a cherché des investisseurs privés et pour cela en fait, on est passé par une plateforme qui s’appelle « risers »

Raph : Okay,

Maxime Thimonier : Donc en fait c’est du crowdfunding aussi, mais en equity c’est-à-dire que tu mets ton projet sur la plateforme et les investisseurs ne vont pas faire des pré commandes ou autre, c’est vraiment, ils prennent des parts dans ta boite,

Raph : D’accord,

Maxime Thimonier : Et c’est comme cela qu’on a rencontré nos investisseurs et qu’on a pu réaliser la levée de fonds, plus tard, donc c’était alors si tu veux, pour donner les dates, on a lancé en septembre sur « Ulule », on a eu ensuite notre première production en décembre et dans la foulée à partir de janvier on a commencé à chercher des financements et on a bouclé la levée de fonds en mai, voilà

Raph : Okay, donc c’était assez rapide finalement,

Maxime Thimonier : Oui,

Raph : Alors comment cela se passe exactement un petit peu le processus de sélection, finalement c’est un petit peu des « business angels », est-ce qu’ils ont un petit peu un devoir de conseils auprès de votre start-up ou pas du tout ?

Maxime Thimonier : Oui

Raph : Est-ce que c’est vraiment ils balancent le cash et vous vous débrouillez ou est-ce qu’il y a des réunions où ils apportent leurs connaissances, je suppose que c’est des investisseurs qui ont déjà créé des entreprises, qui ont de l’expérience dans les affaires, c’est cela ?

Maxime Thimonier : Oui, alors nous on a assez peu d’investisseurs privés qui sont venus, on a surtout un investisseur principal qui a mis la quasi-totalité de la levée en fait,

Raph : D’accord,

Maxime Thimonier : Effectivement, donc nous en fait, cela dépend des levées de fonds, mais il y a certaines levées de fonds où tu vas avoir beaucoup d’investisseurs

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Surtout sur les plateformes comme « risers » justement de crowndfunding où ce n’était pas le cas, mais en général, cela se passe comme cela, tu as énormément d’investisseurs et donc en fait, tu as peut être un ou deux investisseurs qui ont plus de parts que les autres

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et qui du coup vont vraiment t’apporter du conseil tu vois,

Raph : Oui, tu en as beaucoup qui mettent des petits billets c’est cela ?

Maxime Thimonier : Oui, il y en a beaucoup

Raph : Qui diversifie sur pleins de

Maxime Thimonier : Tu vois par exemple, le billet minimum était à cinq cents euros donc on a par exemple quelques personnes qui ont mis cinq cents euros,

Raph : Okay, et même avec cinq cents euros, elles prennent des parts de la société ?

Maxime Thimonier : Donc elles prennent des parts, mais c’est des petites parts, moins de 1%

Raph : Des petites bien sûr

Maxime Thimonier : C’est moins de 1% tu vois,

Raph : C’est cela, oui

Maxime Thimonier : mais voilà, ils prennent des parts et après les petits investisseurs en général ne regardent pas trop ce que tu fais au quotidien dans ton business,

Raph : Oui, oui ils s’en foutent

Maxime Thimonier : Et c’est plus les investisseurs qui ont vraiment un gros intérêt puisqu’ils ont mis beaucoup d’argent qui au quotidien, c’est dans leur intérêt aussi d’ailleurs, de te conseillé

Raph : C’est cela,

Maxime Thimonier : De t’apporter, en général, tu vois, nous par exemple, c’est un entrepreneur qui a fait fortune dans l’immobilier d’ailleurs

Raph : D’accord,

Maxime Thimonier : Et qui aujourd’hui monte une société d’investissement dans les start-ups et donc voilà et donc lui nous apporte toute son expérience, même s’il n’était pas dans notre secteur d’activité, qu’il n’était pas dans la mode, il a énormément d’expérience en gestion d’entreprise, que nous n’avons pas, par exemple,

Raph : Tu m’étonnes, oui

Maxime Thimonier : Donc nous on est meilleurs par exemple sur, enfin on a plus de compétences que lui sur la partie créa, communication, etc et lui ce qu’il nous apporte c’est toute la partie gestion d’entreprise,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Comment tu fais pour gérer ta trésorerie, parce qu’au début, ce n’est pas évident, tu vois,

Raph : Qu’est-ce qu’on en fait

Maxime Thimonier : Tu sors d’une école de commerce, tu n’as jamais bossé, tu n’as jamais géré beaucoup d’argent comme cela,

Raph : Oui, sur le terrain

Maxime Thimonier : Donc c’est important qu’il y ait quelqu’un qui t’aide concrètement à gérer ton argent, enfin même à gérer des gens, tu vois du personnel,

Raph : Oui, oui

Maxime Thimonier : Parce que pareil au début, tu commences, tu recrutes des personnes, tu n’as jamais géré personne donc ce n’est pas évident tu vois,

Raph : C’est clair, tout s’apprend

Maxime Thimonier : Donc cela s’apprend et oui c’est indispensable, je pense, d’être accompagné sur des levées comme cela, en tout cas quand tu n’as pas l’expérience, quoi

Raph : Okay et puis le mec s’il a posé 200 K sur la table, il faut que derrière,

Maxime Thimonier : 400 K

Raph : Oui, en tout quatre cent la levée de fonds, oui

Maxime Thimonier : Oui, lui a mis quatre cents, tu vois donc

Raph : Ah oui, oui, d’accord, okay, je pensais que c’était quatre cents avec tout le monde, donc oui, si lui a posé quatre cents, il veut que cela revienne dans sa poche fois deux, fois dix, fois voilà le plus possible

Maxime Thimonier : Oui, largement, oui, en général si tu veux, les investisseurs quand ils rentrent au capital d’une start-up, ils cherchent une rentabilité, enfin ils ne cherchent pas vraiment une rentabilité, ils cherchent à faire une culbute par la suite

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et à trouver une sortie donc en revendant les parts par exemple, mais ils ne cherchent pas tellement à avoir des revenus rapidement déjà

Raph : C’est cela,

Maxime Thimonier : En général, ils savent très bien qu’ils investissent sur au moins cinq ans,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et que voilà, ils ne sont pas prêts de revoir leurs argents tout de suite, mais que par contre si

Raph : Potentiellement,

Maxime Thimonier : Quand ils sortiront, ils veulent vraiment faire des grosses culbutes quoi,

Raph : Voilà, s’il a posé six chiffres, là quatre cents milles, il va en reprendre sept au moins minimum,

Maxime Thimonier : Oui, oui, oui largement

Raph : Largement,

Maxime Thimonier : Même à mon avis, non je pense que même lui dans son idée, ce doit être du huit fois trois, ah tu veux dire en coefficient ?

Raph : En termes de chiffre, oui non, non, dans les millions, quoi je veux dire,

Maxime Thimonier : Je ne sais pas exactement

Raph : S’il a posé quatre cents milles, oui

Maxime Thimonier : Mais après il y a une autre chose, c’est qu’au-delà de l’aspect financier, j’ai remarqué que tous les investisseurs qu’on a rencontrés, parce qu’on en a rencontré quand même pas mal

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Il y avait beaucoup d’affects en fait

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Ils investissent beaucoup sur la personnalité des entrepreneurs, sur le projet en lui-même, si tu veux les chiffres, vu qu’on est une jeune marque, ils savent très bien quand tu fais un business plan, que ce ne sera peut-être pas la réalité

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Mais ils misent d’abord sur une équipe qui sera capable de réagir, de pivoter quand tu auras des problèmes, quoi

Raph : Cela ne se passe jamais comme prévu de toute façon, je pense que tu l’as vu

Maxime Thimonier : C’est sur

Raph : Déjà plein de fois dans ton projet, mais oui c’est vrai qu’on en parler en off tout à l’heure, c’est vrai que finalement l’argent on en parle beaucoup

Maxime Thimonier : Oui

Raph : Mais après cela devient très vite secondaire, c’est vraiment le délire du projet, de comment on va faire pour progresser, je pense que très vite toi aussi cela commence à se transformer, enfin cela s’est transformé comme cela, je pense ?

Maxime Thimonier : Oui, carrément, au début, c’est ce qu’on se disait tout à l’heure, c’est-à-dire que moi au début, l’entrepreneuriat, j’y allais parce que tu sais que tu peux gagner plus qu’en tant que salarié,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Mais c’est normal parce qu’en tant que salarié, même si tu gagnes très bien ta vie, au bout d’un moment tu seras forcément plafonnée

Raph : C’est cela, c’est la réalité

Maxime Thimonier : C’est comme cela, oui, alors que dans l’entrepreneuriat il n’y a pas de limites

Raph : Oui, oui, oui, c’est clair

Maxime Thimonier : Donc c’est assez ouf, donc au début moi c’était plus dans cette démarche-là tu vois, c’était beaucoup par rapport à l’argent, mais même si les entrepreneurs ne le disent pas forcément au début

Raph : On ne va pas se mentir,

Maxime Thimonier : Tu entreprends beaucoup à l’argent, on ne va pas se mentir, mais au final, au fur et à mesure que j’ai avancé dans mes projets, etc, je me suis rendu compte qu’il y avait autre chose que l’argent au final,

Raph : Oui, oui

Maxime Thimonier : Et que ce qui est vraiment cool, c’est d’arriver à vivre déjà de ce que tu arrives à créé, de ce que tu arrives à faire et cela est déjà assez ouf et c’est vrai que l’argent devient limite un peu secondaire, aujourd’hui je préfère gagner, parce que je ne gagne pas beaucoup tu vois chaque mois, mais je préfère gagner moins plutôt que si j’avais pris un poste dans une boite, mais faire vraiment ce que j’aime,

Raph : C’est cela,

Maxime Thimonier : Entre le risque aussi que cela marche par la suite et peut être de gagner beaucoup d’argent par la suite aussi

Raph : Toute façon, on le voit très clairement, les gens qui font cela que pour l’argent généralement, ils ne tiennent pas la route, ils sont blasés, ils sont fatigués. Pour en revenir, à la levée de fonds, comment cela se passe du coup, tu as dû défendre ton projet, enfin non même pas, je pense du coup, devant différentes personnes ou vraiment tu balances ton projet sur la plateforme et des investisseurs te contactent, ensuite vous vous rencontrez en privé et ensuite on discute, comment cela se passe ?

Maxime Thimonier : Donc en fait, nous on est passé par « risers » et en fait l’avantage de cette plateforme-là, c’est qu’ils ont vraiment un réseau de « business angels », donc d’investisseurs privés derrière,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Donc c’est eux qui te mettent en relation avec eux, donc comment ils te mettent en relation, c’est déjà avec leur newletter

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Après tu as les investisseurs qui vont te contactés, parce qu’ils ont vu dans la newsletter, ils sont intéressés donc ils veulent te rencontrer et ils organisent aussi des tournées, ce qu’on appelle des « roadshow pitch » où en fait

Raph : Okay,

Maxime Thimonier : Nous par exemple, on a été en Suisse, à Zurich, à Genève où on allait présenter notre projet devant des investisseurs donc tu vois eux « risers » organise des réunions où il y a plusieurs entrepreneurs qui viennent, qui présentent leur projet, qui montrent ce qu’ils ont besoin en termes de financement

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et après, en face, tu as les investisseurs qui propose de voir plus, d’autres vont te rencontrer après, etc

Raph : Oui ou non quoi ou ils se retournent quoi, et pas trop stressant cette étape, c’est un petit peu le pivot de la start-up finalement, le cash il en faut

Maxime Thimonier : Oui, c’est un peu stressant parce que tu sais que tu parles devant des gens qui sont hyper avertis tu vois,

Raph : Ils sont intelligents,

Maxime Thimonier : Tu ne parles pas à n’importe qui

Raph : Oui, oui c’est vrai

Maxime Thimonier : Il faut arriver à capter, parce qu’ils sont hyper sollicités aussi,

Raph : Oui, oui

Maxime Thimonier : Il faut arriver à capter leur attention et en fait nous ce qui a plu c’est que déjà on était assez bon en pitch

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : C’est-à-dire que par rapport aux autres projets qui pitchés, on était plutôt bon et on se préparait beaucoup avant et cela on voyait vraiment que cela faisait la différence

Raph : Okay

Maxime Thimonier : Parce qu’il y avait des sessions aussi où on a foiré des pitchs

Raph : Oui

Maxime Thimonier : On se rendait compte que derrière les retombées, il n’y avait rien,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et quand on cartonné au niveau des pitchs,

Raph : Cela allait,

Maxime Thimonier : Alors que c’était le même produit, un même projet

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Mais derrière tu avais beaucoup plus de gens qui étaient intéressés

Raph : Okay

Maxime Thimonier : Et c’était impressionnant quoi,

Raph : Oui, il faut les convaincre quoi, dans tous les sens du terme, ils ont dû en voir passer des gens, donc il faut faire la différence,

Maxime Thimonier : C’est exactement cela, oui,

Raph : Okay donc quatre cent mille euros de levés donc déjà félicitation, c’est franchement énorme, qu’est-ce que tu vas en faire de cet argent ?

Maxime Thimonier : Déjà l’argent, nous c’est beaucoup de la production, donc on a lancé une grosse production, c’est beaucoup de budgets communication

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Parce que si tu veux, notre métier nous, c’est de la communication en fait, c’est la fabrication de chaussures et derrière c’est de la communiquer

Raph : Oui, c’est cela, le produit est là, il faut le vendre maintenant,

Maxime Thimonier  Max : Oui, c’est cela, montrer une image de marque et du coup il y a un gros travail de communication donc on a des budgets qui sont assez conséquents du coup, en communication et après c’est du recrutement, voilà, on a recruté aussi deux personnes et on aimerait bien recruter aussi par la suite, quand on se développera un peu plus,

Raph : Faire grossir l’équipe, oui

Maxime Thimonier : En fait c’est ces trois postes-là principalement,

Raph : Donc marketing, développement de l’équipe et production, super, parlons production justement, je vois donc made in Portugal, pourquoi le choix du Portugal finalement, parce que c’est quand même une marque française, pourquoi avoir choisi de produire au Portugal et pourquoi pas en France ?

Maxime Thimonier : En France, on voulait vraiment fabriquer en France au début, parce que déjà on voulait d’un point de vue éthique, vu qu’on est en France

Raph : Oui, le côté made in France, c’est vrai que cela vend

Maxime Thimonier : Et en plus, ça marche bien, voilà d’un point de vue commercial, donc du coup on est allé voir des usines en France, au début,

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : On est allé voir, je ne sais plus, deux, trois, quatre usines et au final, le cout de production, il ne correspondait pas à nos positionnements, c’est-à-dire que si on avait dû les fabriquer en France, le prix de vente aurait été, je ne sais plus, cent cinquante, cent soixante euros, tu vois

Raph : Okay, pour conserver les marges, cela aurait été un prix excessif,

Maxime Thimonier : Voilà, pour conserver les marges

Raph : Oui

Maxime Thimonier : C’était complètement impossible

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et on voulait vraiment garder quand même un savoir-faire enfin on voulait une chaussure de qualité et qu’elle soit vraiment bien produite et en fait le Portugal c’est vraiment top pour la chaussure parce que là-bas, ils sont vraiment bons en savoir-faire de chaussures, il y a beaucoup de savoir-faire

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Et il y a énormément d’usines, énormément d’ateliers, de fournisseurs extérieurs et nous on fait tout au Portugal du coup, même nos fournisseurs sont tous au Portugal, mais on voulait tu vois rester en Europe, le Portugal a quand même des bonnes conditions de travail, etc, on ne voulait pas aller en Chine où il y a des enfants qui bossent

Raph : Oui, oui

Maxime Thimonier : Comme par exemple chez Nike, tu vois c’est le cas

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Ce n’est pas notre truc et en plus même d’un point de vue logistique

Raph : C’est compliqué, oui

Maxime Thimonier : C’est beaucoup plus compliqué d’aller en Chine, puisque tu sais que c’est des quantités qui sont énormes, tu as les frais de douanes,

Raph : De livraison, oui

Maxime Thimonier : Tu as les délais de livraison qui sont énormes, donc ce n’est même pas pratique au final,

Raph : Oui, et ce que tu gagnais à la production tu allais le dépenser un petit peu ailleurs finalement,

Maxime Thimonier : Oui, mais même je connais des marques de chaussures par exemple qui fabriquaient en Chine et qui sont revenus en Europe

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : Et fabriquées au Portugal

Raph : C’est vrai ?

Maxime Thimonier : Parce qu’au final, il y a plus d’avantages que d’inconvénients, quoi

Raph : Okay, parce que justement comment cela se passe du coup, tu lances la production au Portugal ensuite donc c’est produit là-bas,

Maxime Thimonier : Oui

Raph : Cela revient à Paris, parce que vous êtes à Paris, vous,

Maxime Thimonier : Oui

Raph : C’est stocké à Paris, c’est cela ?

Maxime Thimonier : Oui, donc effectivement, on fabrique au Portugal, donc le produit fini, emballé, c’est tout fait au Portugal

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Une fois que le produit est prêt, on le reçoit dans notre entrepôt en France et après de l’entrepôt, la gestion des envois est automatisée, chaque fois qu’on a une commande sur le site tu vois,

Raph : Oui,

Maxime Thimonier : C’est automatisé,

Raph : Okay

Maxime Thimonier : Et la paire, elle part

Raph : Chez le client final ?

Maxime Thimonier : Chez le client, voilà

Raph : Okay, donc c’est plutôt cool, donc voilà, on a ces produits-là, on n’a pas dit, il y a d’autres coloris, bien évidemment, je ne sais pas si on l’a dit tout à l’heure

Maxime Thimonier : Oui

Raph : Au début, oui

Maxime Thimonier : Pour l’instant, voilà, donc on a un modèle, donc c’est la nouvelle collection-là qui est en train de sortir

Raph : Hiver 2017

Maxime Thimonier : Qui vient de sortir, je ne sais pas quand la vidéo va sortir, mais

Raph : Très prochainement,

Maxime Thimonier : Oui, voilà et on sort une collection été aussi prochainement donc pour l’été prochain,

Raph : Donc de toute façon, tu as un site e-commerce que je mettrais également ci-dessous, est ce que tu peux quand même dire le nom à l’oral ?

Maxime Thimonier : Cela s’appelle « Nenufar.co » et pas .com parce qu’il y en a qui se trompent, c’est .co

Raph : Oui, super, je mettrai tout cela dans la barre de description, de toute façon si vous voulez vous procurer une petite paire, quoi d’autre, est ce que tu as peut être quelque chose à dire, je ne sais pas, aux plus jeunes qui voudraient entreprendre et qui peut être hésitent comme tu as dit, parce qu’ils ont peut-être un petit peu peur, ils sont jeunes, peut-être pas la crédibilité, peut-être pas l’argent, toutes ces fausses croyances qui finalement fait que

Maxime Thimonier : Oui, oui c’est clair, déjà d’un point de vue financier, alors c’est vrai que pour monter une boite, il y en a qui disent oui, on peut monter une boite avec zéro, etc

Raph : Bon,

Maxime Thimonier : Mais franchement, c’est compliqué

Raph : Faut être un peu nuancé, oui

Maxime Thimonier : Cela dépend ce que tu fais, mais en général tu as toujours besoin d’argent et donc du coup les premiers financements, on peut en avoir, tu as le prêt étudiant, tu as le prêt d’honneur, tu peux avoir des subventions, tu as pas mal de concours aussi où tu peux gagner deux mille euros par-ci par-là tu vois,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Donc au début tu peux grappiller un peu de l’argent un peu comme cela, et en fait ce qui est bien en France, c’est que l’éco système entrepreneurial est hyper développé,

Raph : Un très beau terreau, oui, c’est vrai

Maxime Thimonier : Il y a beaucoup d’aide en fait publique, de subventions, il y a beaucoup d’incubateurs et je pense que l’important quand tu montes un projet c’est que faut vraiment s’entourer de personnes qui vont t’accompagner sur des problématiques, que tu ne maitrises pas, parce qu’au début, tu ne maitrises pas tout, c’est normal,

Raph : Oui

Maxime Thimonier : Donc il faut vraiment réussir à s’entourer et nous je pense que c’est ce qui a fait notre force, c’est qu’on a réussi à bien s’entourer depuis le début et toujours aller chercher des gens à droite à gauche, aller revoir pleins de monde, faire des soirées networking tu vois et toujours aller chercher, oui voilà, des aides, des infos.

Raph : Des nouveaux contacts

Maxime Thimonier : Des contacts, à droite, à gauche, oui

Raph : Okay, okay, moi c’est super cool, c’est vrai qu’on dit toujours que la France est nulle, c’est pourri

Maxime Thimonier : Oui

Raph : On parle toujours d’office de la fiscalité, des choses qui ne vont pas, mais c’est vrai que pour entreprendre, la France est quand même un terreau qui est énorme, il y a beaucoup d’aide, beaucoup de choses qui existent pour commencer

Maxime Thimonier : C’est clair,

Raph : A créer une entreprise, avec un minimum de frais donc c’est plutôt cool, donc je mettrais toutes les informations ci-dessous dans la barre de description, pour retrouver Maxime, aussi bien sur son site « nenufar » que sur sa chaine YouTube, moi, Maxime, je te remercie pour cette vidéo, c’était super cool

Maxime Thimonier : C’était avec plaisir, merci à toi en tout cas

Raph : Merci, merci, si vous avez aimé la vidéo, likez là, partagez là, commentez ci-dessous, si vous avez des questions, si vous avez encore des questions, peut-être qu’on pourra venir y répondre dans les commentaires et je vous à très très vite, ciao

Maxime Thimonier : Ciao,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *