Faut-il acheter des actions fractionnées (attention) ?

Acheter un morceau d’action lorsqu’une action est trop chère, c’est tentant, n’est-ce pas ? Mais est-ce que vous avez vraiment envisagé tous les aspects de cet acte avant de passer à l’action ?

Malheureusement, beaucoup trop d’investisseurs ne voient que le côté pratique de cette fonctionnalité. Si une action coûte 100€ et que j’ai que 50€ alors cela semble formidable de pouvoir se procurer une demi-action à 50€.

Mais avez-vous pensé à la propriété de ces fractions d’actions ? Aux droits que vous détenez sur les dividendes et sur le droit de vote ? Sur la possibilité de transférer votre portefeuille ?

Que se passe t-il en cas de faillite de votre courtier ? Ou encore, à quel prix est réellement exécuté votre ordre d’achat par rapport à quelqu’un qui achète une action entière ?

Et bien d’autres choses encore… C’est ce que nous voyons ensemble dans cette vidéo afin que vous puissiez tout savoir sur les fractions d’actions !

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Faut-il acheter des actions fractionnées (attention) ?

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Retranscription de la vidéo :

Les amis, bienvenue dans cette nouvelle vidéo. On va enfin parler aujourd’hui des actions fractionnées.

Est-ce que c’est une bonne chose ? Est-ce que ce n’est pas une bonne chose ? Je vais te donner mon opinion, et surtout, on va voir ensemble 10 points que tu as actuellement sous le nez qu’il faut prendre en considération avant d’acheter des actions fractionnées.

Malheureusement, aujourd’hui, beaucoup trop de gens achètent des actions fractionnées pour le côté – on va dire – pratique et confortable, sans penser à la globalité des conséquences que ça peut représenter.

Et c’est très important en tant qu’investisseur de penser un petit peu à tous les cas de figures.

Donc si tu ne me connais pas, je m’appelle Raphaël Carteni. J’ai investi plus de 350000€ dans des actions à dividendes, et je partage mes connaissances aujourd’hui sur l’investissement en Bourse, aussi bien sur ma chaîne YouTube que dans mon livre papier que tu peux retrouver dans la barre de description, et dans d’autres contenus également disponibles dans la barre de description.

Ceux qui me connaissent un petit peu savent également que je ne suis pas forcément fan des actions fractionnées pour les différentes raisons, finalement, qu’on va voir ensemble dans cette vidéo.

Quels sont les 10 points que je vous ai listés aujourd’hui ?

La première chose qu’on va voir, c’est comment fonctionne un titre de propriété.

Deuxième chose : Est-ce qu’on a droit au dividende ?

Troisième chose : Est-ce qu’on a toujours droit au droit de vote ?

Quatrième chose : Qu’est-ce qui se passe si on veut transférer son portefeuille ?

Cinquième chose : La disponibilité chez les courtiers de cette fonctionnalité.

Sixième chose : Qu’est-ce qui se passe en cas de faillite du courtier ? Il faut y penser.

Septième chose : Quel est le cours d’exécution lorsqu’on souhaite acheter des actions fractionnées ?

Huitième chose : Quel va être l’impact sur le cours des entreprises pour lesquelles on peut acheter des actions fractionnées ?

Neuvième chose : Quel est un petit peu l’environnement qui gravite autour des actions fractionnées ?

Et également, je vais vous parler de ce qui est le Stock Split. C’est quelque chose de très important.

Donc je réduis un petit peu ma bulle pour que vous puissiez mieux voir l’écran.

Et on commence tout de suite sur le titre de propriété.

Donc il faut savoir que lorsqu’on achète une action (ça c’est quelque chose de très important à comprendre), on achète un titre de propriété.

Vous êtes actionnaire d’une partie de l’entreprise pour laquelle vous achetez des actions. Okay ?

Et ce qu’il faut savoir, c’est qu’aujourd’hui, vous savez tout comme moi, on peut acheter des actions fractionnées. C’est quelque chose qui est faisable. Les courtiers vous le proposent.

Mais en fait, il faut comprendre qu’historiquement parlant, un titre de propriété et une action, ça ressemblait à ça.

On s’échangeait des titres de propriété physiques. Et à l’époque, tout simplement, c’était totalement impossible de se dire : « On achète une demi-action. »

Soit on peut se permettre d’acheter une action entière, et on s’échange ce morceau de papier qui dit qu’on est propriétaire (ici c’est la Compagnie de Tramways de l’Ain ou je ne sais quelle autre action). On peut regarder un internet s’il y en a différentes.

Je ne sais pas si ça, c’est une action ou pas. Il faut regarder plus en détail. C’est écrit dessus. Mais l’idée, elle est qu’à l’époque, on ne pouvait clairement pas échanger d’actions fractionnées.

Aujourd’hui, grâce à internet, beaucoup d’outils permettent de le faire. Internet a démocratisé énormément l’investissement en Bourse, la possibilité d’investir sur des montants vraiment très très faibles en optimisant les frais etc.

Mais voilà, pour faire un petit point en guise d’introduction, c’est venu d’où le fait des actions fractionnées ?

C’est venu du fait qu’aujourd’hui, il y a beaucoup d’entreprises très connues comme par exemple Apple qui coûtent trop cher en tout cas, pour certains investisseurs qui veulent se procurer des actions de ces entreprises.

Apple, ici, on voit qu’il titre à 145USD au jour de cette vidéo. Amazon, par exemple, qui a une action également très demandée en ce moment, à 3341,87USD.

Donc voilà, tout le monde n’a pas 3341$ pour investir dans une seule action d’Amazon. Donc ça bloque beaucoup de personnes.

Ou encore Tesla qui est également à 713USD.

Donc reste bien jusqu’à la fin de la vidéo. On parlera justement de ce que sont les stocks splits, qui sont une possibilité que peuvent utiliser les entreprises pour rendre plus accessibles leurs titres.

On en parlera à la fin de cette vidéo.

Donc l’idée, elle est là. Elle a eu un vrai engouement de la part des investisseurs qui se sont dit : « Moi, je voudrais investir dans Amazon. Je ne peux pas investir dans Amazon parce que c’est trop cher. »

Amazon n’a pas décidé de faire du stock split, comme on va le voir à la fin de la vidéo. « Donc comment on peut faire ? »

Les courtiers se sont dit : « On va créer ce qu’on appelle les actions fractionnées. »

Donc l’idée, c’est vraiment de se dire : « On simplifie les achats pour les clients, plutôt que le client soit là à se demander combien d’actions il peut acheter avec une certaine somme. »

Et parfois, ce montant à l’action, c’est zéro. Dans le cas d’Amazon, ici, on peut voir 3292$. Là, certains commencent à investir avec 100$, 200$, 300$.

Même certains commencent à investir avec 20$ grâce aux applications mobiles maintenant telles que Robinhood, etc.

On ne parlera pas de ces applications mobiles aujourd’hui. Mais voilà en tout cas pour le petit point historique sur pourquoi on a l’existence des actions fractionnées.

Le deuxième point, c’est de se dire : « Est-ce que finalement, on va toucher le dividende lorsqu’on achète des actions fractionnées ? »

La réponse est oui. Vous allez toucher le dividende.

Mais ce qu’il faut avoir en tête quand même, c’est que si vous achetez de trop petites quantités d’actions, ce qui va se passer, c’est que le broker (votre courtier que ce soit Lynx Broker, DeGiro, Interactive Brokers etc.) il peut garder les dividendes car il va estimer que les montants sont trop faibles.

Généralement, c’est lorsque c’est inférieur à 1 cent.

Cela se comprend parce que finalement, si on a un demi-cent à verser à un investisseur, comment on fait ? Cela n’existe pas.

Comptablement parlant, ça va foutre un bazar impossible. Et puis, même sur votre compte en banque, ça ne peut pas apparaître. Voilà, c’est impossible.

Donc généralement, quand les montants sont trop faibles, inférieurs à 0,01 cent, ça va poser problème.

Je ne sais pas si je peux faire une petite démonstration chiffrée. Alors, je vais prendre mon petit stylo ici. Hop, où est-ce qu’il est ? En noir. Voilà.

On va supposer une action qui vous verse 0,09€/action détenue. Okay ?

Et supposons que vous détenez 1/10 (un dixième) de cette action. Combien vous êtes censé toucher en dividendes ?

On est censés toucher 1 dixième de 0,09€, donc 0,009€.

Et je pense que vous me voyez venir. Là, votre courtier, il va vous dire : « Non. Ce n’est pas possible. On va vous verser du coup 0€. On n’arrondit pas au-dessus. »

Le courtier ne va pas vous donner plus d’argent que ce que vous êtes censé toucher. Ça n’existe pas aujourd’hui dans ce monde.

Il va arrondir en dessous. Et il va vous dire : « Je vous verse 0€ », parce que pour votre courtier, c’est trop difficile de verser moins de 1 cent. 

Donc là, vous vous dites : « Ouais, Raph, franchement, là tu es en train de me parler de petits chiffres. Qu’est-ce qu’on en a à ‘’foutre’’ ? On ne va pas en arriver là en fait. C’est des trop petits montants là, ton exemple de 9 centimes par actions. C’est trop tiré par les cheveux. »

Non, il y a des actions d’entreprises qui vont verser 10 centimes par action, etc. Et si vous achetez vraiment un dixième de cette action, vous pouvez vous retrouver avec des montants comme ça.

Donc voilà, là c’est vraiment si on investit des tout petits montants, qu’on en arrive dans des situations comme ça, mais un peu plus un peu, plus un peu, plus un peu – vous le savez – ++++ à la fin, c’est beaucoup d’argent.

C’est comme les frais bancaires. C’est comme les frais de tout ce que vous voulez. On ne se rend pas compte. On a l’impression des fois que ce n’est pas beaucoup mais plus, plus, plus, ça fait beaucoup, et ça, réellement, c’est le coût de détenir des actions fractionnées.

C’est un coût « invisible ». C’est un coût qu’on n’imagine pas. C’est quelque chose auquel on ne pense que très rarement en tant qu’investisseur.

Mais c’est un coût caché auquel il faut penser, et surtout pour le courtier, c’est également une raison pour lui de proposer des actions fractionnées dans son catalogue. C’est que tous ces frais-là, il les garde.

Tous ces dividendes non versés, ce ne sont pas des frais. Ces dividendes non versés, il va les garder dans sa poche.

Et pour lui aussi, ça fait beaucoup parce que pour vous, sur le nombre d’ordres passés, ça peut vous paraître peu d’argent, mais pour un courtier, x1000 clients, x10000 clients, x100000 clients ou transactions même, des millions de transactions, ça fait énormément d’argent.

Et pour eux, donc, c’est énormément de revenus supplémentaires dans les caisses.

Donc c’est un des avantages pour eux également de proposer ce genre de chose.

Donc ça, c’est pour le dividende.

Concernant le droit de vote, il faut savoir que beaucoup d’investisseurs s’en foutent malheureusement, mais une action vous permet généralement d’obtenir un droit de vote. Le ratio est généralement de 1 pour 1, même s’il y a des fois des ratios différents.

Et donc, le droit de vote, ça vous permet de voter aux assemblées générales pour prendre part aux décisions dans la vie de l’entreprise.

Peu d’investisseurs s’y intéressent parce que vous êtes souvent (et je suis également), on est tous des petits investisseurs à notre échelle. Même en investissant 10000€, 20000€, 100000€ dans une entreprise cotée en Bourse sur le S&P500, vous êtes encore un petit investisseur.

Donc généralement, peu de gens s’intéressent au droit de vote.

Mais il faut savoir quand même qu’avec une action fractionnée, qu’est-ce qui se passe ? Cela veut dire que vous avez un demi-titre de propriété. Rappelez-vous ce morceau de papier-là.

Vous avez un demi-titre de propriété. Donc vous avez un « demi droit de vote », sur le papier, théoriquement.

Et donc généralement, ce qui se passe, c’est que vous n’avez pas du tout de droit de vote, parce que le droit de vote va être en fait sur l’action originelle, et on ne va pas forcément vous transférer.

On vous transfère le dividende, mais on ne vous transfère pas le droit de vote parce que c’est trop compliqué de faire voter 2 personnes différentes sur une même action.

Donc, voilà, ça n’existe pas généralement.

Et ce qui se passe, on va en arriver sur le quatrième point pour la transition parfaite. C’est sur le transfert du portefeuille.

Ce qui se passe généralement, c’est que votre coursier va vous vendre un morceau d’action qui appartient à quelqu’un d’autre dans les registres de la société avec la promesse finalement de vous reverser le dividende par rapport au prorata que vous détenez, et surtout avec votre courtier qui va tenir un registre des propriétaires de ces actions fractionnées.

Disons que vous n’êtes pas officiellement le propriétaire de cette action, mais vous êtes le propriétaire dans le registre que votre courtier va détenir vis-à-vis de ce fractionnage d’action qui a été réalisé pour vendre des fractions d’actions.

Donc je ne sais pas si vous m’avez suivi, mais en gros, il faut comprendre que vous percevez généralement le droit au dividende mais pas forcément le droit de vote.

Et du coup, ça pose aussi le problème en cas de transfert de portefeuille, parce qu’en cas de transfert de portefeuille, c’est probable que ce soit tout simplement impossible, parce que beaucoup trop compliqué à réaliser.

Donc ça, il faut y penser parce que généralement, on peut être amené à changer de courtier pour les raisons X ou Y. Il faut être conscient que potentiellement, ça va être problématique de transférer votre portefeuille si vous avez des actions fractionnées puisque tous les courtiers ne proposent pas des actions fractionnées.

J’en reviens du coup sur le point 5. Les connexions sont définitivement « optimales ». Je n’ai même pas fait exprès.

Tous les courtiers ne proposent pas des actions fractionnées.

C’est-à-dire que si aujourd’hui, vous avez un portefeuille chez un courtier X avec des actions fractionnées, et que vous voulez acheter à un courtier Y qui ne propose pas des actions fractionnées, il va vous dire : « Niet. Moi je n’en veux pas de ton portefeuille. C’est trop compliqué. Juridiquement parlant, je ne sais pas comment on fait. Je ne sais pas ce qui a été fait. Je ne sais pas ce que tu détiens précisément. Je ne sais pas qui est vraiment dans le registre de la société en termes de vrais actionnaires. C’est compliqué. »

Donc voilà, il y a encore un « flou juridique » autour tout ça, et c’est pour ça en fait. Dès qu’on commence à faire des sous-jacents : vous n’êtes pas propriétaire directement mais il y a un registre qui vous dit qu’il y a le droit de toucher le dividende, mais pas de voter, etc., c’est beaucoup plus compliqué.

Voilà, encore une fois, c’est toutes les cascades qu’on met sur des produits financiers qui fait qu’à la fin, ça devient compliqué.

Donc pareil, en cas de faillite du courtier, qu’est-ce qui se passe ici ? Il y a encore un petit flou juridique en fait.

Tout ça, j’aurais pu le mettre ensemble, le point 9 et le point 6. Je vais le faire ensemble, directement ici.

Il y a une sorte de flou juridique encore aujourd’hui sur le fonctionnement concrètement des actions fractionnées parce que c’est encore assez nouveau.

C’est une fonctionnalité qui est arrivée avec tous ses nouveaux courtiers sur les téléphones etc. Et donc, on ne sait pas précisément ce qui se passerait en cas de faillite parce qu’heureusement pour nous en tant qu’investisseurs, les faillites de courtiers, ça n’arrive que très très très rarement.

Aujourd’hui, il y a beaucoup de régulations. Il y a la SEC, il y a l’Autorité des Marchés Financiers en France.

En gros, il y a les « gendarmes de la Bourse » qui font qu’aujourd’hui, les courtiers sont régulés etc. Donc il y a peu de faillite. Donc on ne sait pas précisément ce qui se passerait si aujourd’hui, on avait des actions fractionnées dans un portefeuille et une faillite de courtier.

Donc ça, c’est important à avoir en tête.

Egalement, disponibilité. J’en ai parlé ou pas ?

Voilà. Tous les courtiers ne le proposent pas, mais il faut savoir que c’est beaucoup plus courant aux Etats-Unis, mais beaucoup moins en Europe et en Asie.

Et comme je l’ai dit, beaucoup de courtiers sur les téléphones pour vous le proposer. Par contre, les courtiers traditionnels, eux, le proposent beaucoup moins parce qu’ils sont plus traditionnels, et ils n’ont pas envie de proposer à leurs investisseurs des actions fractionnées.

Et je peux entièrement le comprendre.

Egalement, pour revenir ici, sur le point numéro 9, si votre courtier prête vos actions, il y a beaucoup de courtiers qui prêtent des actions de leurs clients.

Généralement, quand vous vous inscrivez, ils vous proposent ou non d’accepter cette possibilité. Qu’est-ce qui se passe vis-à-vis de vos actions fractionnées et de vos droits associés vu que vous n’avez pas des actions pleines ?

Là aussi, c’est un flou juridique. On ne sait pas précisément ce qui se passe, comment ça se passe derrière, dans le back-office.

Donc c’est important également à avoir en tête.

Qu’est-ce que je ne vous ai pas dit ? On a été au point numéro 7 ici : le cours d’exécution.

Qu’est-ce que ça veut dire, ça ?

Est-ce que vous payez plus cher, finalement, vos actions parce que vous achetez des actions fractionnées ? Potentiellement, oui.

Potentiellement, vous achetez plus cher vos actions auprès de ce qu’on appelle les « market makers ».

Alors, ça, pour faire simple, j’en parle plus en détail dans mon livre que vous pouvez retrouver dans la barre de description.

Pour faire simple, ce sont des intermédiaires qui sont censés exécuter vos ordres au meilleur prix.

Ils reçoivent votre « commande ». Ils ont des carnets de commandes (pour faire très simple), et ils exécutent finalement votre ordre.

Leur métier, c’est toujours d’exécuter au meilleur prix. Okay ?

Et dans l’idée, en fait, ils peuvent décider d’exécuter au mieux pour les actions pleines. C’est vraiment dans l’idée.

On pourrait se dire que pour les actions pleines, ils exécutent vraiment au mieux, comme ils sont censés faire, parce qu’ils sont mieux récompensés.

Finalement, on achète une plus grosse quantité d’actions.

Alors que pour les actions fractionnées, on peut imaginer encore une fois, ce sont des suppositions. Mais beaucoup d’acteurs sur les marchés financiers pensent que ça se passe réellement comme ça.

C’est assez opaque. Encore une fois, ce n’est pas très transparent là-dessus. C’est pour ça qu’il y a encore une fois un flou (comme je l’ai dit au point numéro 9).

On peut supposer que pour les actions fractionnées, ces market makers ne vont pas faire forcément tous les efforts pour optimiser l’ordre d’achat ou de vente. Et donc, on peut imaginer que finalement, vous allez payer plus cher vos actions.

Pourquoi ? Parce que le market maker, il se dit : « Lui, il me fait chier. Il ne veut acheter que 0,13 action de Tesla et il ne veut pas en acheter une entière, 2 entières ou 3 entières. Moi, je vais avoir moins de commissions. Je vais être moins récompensé, finalement vis-à-vis du travail que j’ai fait pour réaliser cet ordre. Je ne m’emmerde pas. »

« Et si l’ordre est exécuté à un prix moins bon pour l’investisseur, c’est comme ça. Il n’a qu’à acheter une action entière. »

Donc ça, ce n’est pas une confirmation. Ce sont des suppositions. Mais malheureusement, il y a de fortes chances que ça se passe comme ça.

Point numéro 8, on l’a vu également. Les actions Apple, Amazon, Tesla – encore une fois je n’ai cité que ces 3 actions mais il y en a d’autres… Cela ne veut pas dire que je les détiens ou que je vais les acheter.

Mais ce sont des actions qui jouissent déjà d’une très grosse demande de la part des investisseurs.

Beaucoup de gens veulent investir dans ces entreprises. Ce n’est pas un hasard si elles sont aussi connues, etc.

Le problème, c’est qu’en proposant d’acheter des actions fractionnées, ce qui se passe, c’est qu’on vient augmenter la demande de ces actions parce qu’elles sont encore plus accessibles.

Une action Amazon à 3000$, elle n’est pas accessible pour tout le monde.

Aujourd’hui, si on peut acheter un dixième ou 1/25 ou 1/50 ou 1/100 (je ne sais pas jusqu’où on peut aller précisément, ça dépend des courtiers, je pense), on augmente la demande pour ces actions parce que c’est beaucoup plus accessible.

Et encore une fois, selon la loi éternelle de l’offre et de la demande, la demande augmente. Et donc qu’est-ce qui se passe ?

Le prix de ces actions continue d’augmenter. Elles sont encore plus chères. Elles sont plus accessibles donc encore plus chères.

Et donc, ce qui se passe, forcément, on a des risques de bulles, on a des risques de spéculations.

Et il faut encore une fois être très prudent, et donc toujours penser aux fondamentaux d’une entreprise, toujours analyser fondamentalement l’entreprise et être certain qu’on n’achète pas une entreprise beaucoup trop chère par rapport à ce qu’elle vaut et par rapport à ce qu’elle génère en termes de bénéfices.

Donc attention puisque finalement, les actions fractionnées viennent augmenter le cours des actions directement ou indirectement – assez directement finalement quand même. Et donc, on paie toujours plus cher ces entreprises.

Okay ?

Et qu’est-ce que je peux vous dire d’autre ?

On va parler du dernier point qui est finalement très important : le stock split.

J’en parle dans mon livre ici, La Magie des Dividendes que vous pouvez retrouver dans la barre de description.

Un stock split, c’est quand une entreprise, elle se dit : « Je vais faire un fractionnement de mes actions. »

C’est-à-dire que si avant le fractionnement, il y avait 1 million d’actions et que l’action coûtait 100€ par action, avec une capitalisation de l’entreprise de 100 millions d’euros…

La capitalisation c’est quoi ?

C’est le nombre d’actions fois le cours de l’action : 100€ x 1 million d’actions, ça fait 100 millions d’euros. C’est la capitalisation de l’entreprise.

L’entreprise peut se dire : « Okay, 100€ c’est peut-être trop cher pour les investisseurs. Je vais faire en sorte que ça coûte moins cher. »

Donc qu’est-ce qui se passe ?

Plutôt que d’avoir un million d’actions, on va avoir 2 millions d’actions. Là, le fractionnement, il s’est fait sur un ratio de 2 pour 1, mais on peut avoir un autre ratio.

L’action ne va plus coûter que 50€, donc plus accessible pour les investisseurs. Par contre, la capitalisation, elle est la même.

L’action coût 50€ mais il y a 2 millions d’actions maintenant. Donc 2 millions x 50€, ça fait toujours 100 millions d’euros de capitalisation pour l’entreprise.

Et donc en gros, c’est une possibilité pour les entreprises de se rendre plus accessibles pour les investisseurs.

Aujourd’hui, on pourrait même imaginer qu’Apple fasse un stock split, ce qu’on appelle donc un fractionnement en français, ou qu’Amazon fasse la même chose.

Pourquoi ils ne le font pas ? Ils ont certainement de bonnes raisons. Et il y a des bonnes raisons en effet.

Une entreprise peut décider ou non de faire un fractionnement, alors c’est entièrement à sa propre volonté, et on ne va pas y entrer aujourd’hui dans cette vidéo qui est déjà suffisamment longue sur les bonnes raisons et les arguments pour et contre pour l’entreprise de le faire.

Mais Amazon pourrait – pourquoi pas – le faire. Tesla l’a déjà fait une fois dans le passé. Il y a plein d’entreprises qui le font parfois pour rendre leurs actions plus accessibles.

Donc c’est ça le stock split. Et il ne faut pas confondre justement les actions fractionnées avec le stock split. Ça n’a rien à voir.

Une action fractionnée : on achète un morceau d’une action. Le stock split, c’est une entreprise elle-même qui décide de splitter, d’avoir un plus grand nombre d’actions en circulation.

Et à l’opposé, on trouve les rachats d’actions. Mais on ne va pas en parler. J’en parle également dans un chapitre entier dans mon livre La Magie des Dividendes. Si tout ça vous intéresse, c’est dans la barre de description.

Donc en conclusion, qu’est-ce que je pourrais vous dire ?

Moi, je pourrais vous dire que :

1) Je ne suis pas fan des actions fractionnées, pour tout ce qu’on vient de dire ici. Il y a quand même selon moi de grosses problématiques, sur la faillite, sur le transfert de portefeuille, sur vraiment comment ça se passe dans la société, sur qui est propriétaire réellement de l’action.

Moi, quand j’achète un actif, je veux être vraiment propriétaire. Quand j’achète un bien immobilier, je veux être propriétaire de l’acte notarié.

Quand je prends des participations dans une start-up, je veux que ce soit moi qui sois réellement propriétaire et pas je ne sais qui.

Bref, il faut vraiment être propriétaire de vos actifs. Okay ?

Donc je ne suis vraiment pas fan. Et encore une fois, si l’action est trop chère pour vous, et bien, c’est trop cher pour vous.

C’est comme ça. Il faut considérer que vous n’avez pas encore les moyens de vous acheter ce type d’actions de la même façon que si vous allez à Castorama ou Leroy Merlin où on n’achète pas un demi-frigo parce que ce frigo américain à 3000€, il est trop cher.

On va vous dire : « Je ne vous prends que le congélateur. » Non, on prend un modèle un peu moins cher.

Donc je ne sais pas si l’exemple, il est vraiment adapté, mais l’idée est là. C’est de se dire que si vous n’avez pas les moyens, vous n’avez pas les moyens.

Potentiellement, regardez si l’entreprise, elle a émis des actions de classes différentes. Dès fois, on a des actions de classes différentes.

Je ne vais pas rentrer dans les détails. J’en parle dans mon livre également, les différentes classes d’actions.

Je prends justement les actions de Berkshire Hathaway qui détient plusieurs classes, puisqu’on a la classe A de Berkshire Hathaway qui – vous voyez- coûte 438000$, et puis on a la classe B de Berkshire Hathaway (une entreprise de Warren Buffett) qui, elle, coûte 291$.

Donc une entreprise également peut décider d’émettre des actions de classes différentes, qui coûtent donc moins cher, avec généralement des « bonus » différents.

C’est-à-dire que la classe B, je crois, elle a un droit de vote qui est inférieur à la classe A. Et il y a d’autres choses également qui vont avec.

Donc il faut regarder tout ça. J’en parle de toute façon en détail dans mon livre sur les différences entre les différentes classes d’actions.

Donc voilà. Dites-moi dans les commentaires ci-dessous ce que vous avez pensé finalement de cette vidéo sur les actions fractionnées.

Est-ce que vous en achetez ? Est-ce que vous n’en achetez pas ? Quels sont les arguments derrière ? Est-ce que vous aviez déjà considéré la totalité de ces arguments qui, selon moi, sont très importants ?

Malheureusement, aujourd’hui, les investisseurs, ils considèrent presque zéro de ces arguments ici. Ils vont simplement considérer le fait que c’est finalement confortable.

Le confort. On se dit : « Voilà, je peux acheter un dixième d’action. Trop cool ! J’y vais. En plus, j’ai le dividende. Trop bien. Donc je ne réfléchis pas plus loin que ça. »

Encore une fois, en tant qu’investisseur, il faut faire son travail d’investisseur. C’est très important de prendre des décisions éclairées.

Et je trouve ça dommage – encore une fois – que beaucoup de gens se jettent sur ces actions fractionnées sans y réfléchir.

Donc dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires ci-dessous. Abonnez-vous à la chaîne YouTube si ce n’est pas encore fait.

Petit Like comme d’habitude sur la vidéo, et puis vous retrouvez en barre de description mon livre La Magie des Dividendes, une formation vidéo entière de 30 heures sur l’investissement en Bourse dans des actions à dividendes, éligible au CPF également.

Vous pouvez retrouver également un service dans lequel je vous partage tous les mois les actions dans lesquelles j’investis personnellement mon propre argent. Donc là, vous savez que si j’ai mis mon argent, ce n’est pas pour rien, etc.

Tout est dans la barre de description.

Je vous remercie et je vous dis à très très vite. Ciao ciao !

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