Comment investir dans une start-up ? (avec Gabriel Jarrosson)

As-tu déjà voulu investir dans une start-up française ou américaine ?

Cela peut être une excellente opportunité pour investir son argent.

Toutefois, 90% des startups s’avèrent échouer.

Et c’est tout sauf ce qu’on a envie pour son argent lorsqu’on est investisseur.

Gabriel Jarrosson, fondateur du club Leonis Investissement, te donne dans cette vidéo plusieurs conseils sur la façon d’aborder ce type d’investissement.

Il te parlera également de la façon dont il peut te faire bénéficier des deals et des meilleurs startups qu’il va chercher directement à San Francisco 4 fois par an.

Tu peux rejoindre les clubs de Gabriel ici :

Club Leonis (pour les + grands) : https://clubmillionnaire.fr/leonis

Leonis Mini (pour les + petits) : https://clubmillionnaire.fr/leonis-mini

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#StartUp #Investir #LeonisInvestissement

Comment investir dans une start-up ? (avec Gabriel Jarrosson)

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Retranscription de la vidéo :

Bienvenus, les amis, sur cette nouvelle vidéo aujourd’hui sur un sujet assez particulier, assez unique : start-up. On va parler de start-ups.

Je n’en ai jamais parlé sur la chaîne YouTube. Et aujourd’hui, je vais vous présenter quelqu’un, qui, je pense connaît très très bien les startups. Pourquoi parler de start-up?

Parce que je pense que c’est super intéressant de diversifier, d’investir dans des entreprises quand on a déjà un patrimoine en place. Donc, pour ça, je ne vais pas m’étaler plus longtemps.

Ça fait longtemps que je t’ai fait des interviews. Mais je vais tout de suite l’inviter. Il s’appelle Gabriel.

Raphaël Carteni : Gabriel, comment tu vas ?

Gabriel Jarronsson : Ben, ça va, très bien.

Raphaël Carteni : La forme ?

Gabriel Jarronsson : Ben ouais, merci de me recevoir.

Raphaël Carteni : Merci à toi ! Ça fait longtemps que je voulais faire cette interview. Je sais que les gens aiment bien les interviews au fond. J’arrête de vous montrer ma tête, je vous montre un petit peu d’autres personnes et je vais vous présenter aujourd’hui Gabriel. Gabriel, est-ce que tu peux te présenter rapidement ? Nous dire ce que tu fais ? Quel âge tu as ? D’où tu viens ?

Gabriel Jarronsson : Ouais, carrément. Quel âge j’ai. Donc, je m’appelle Gabriel Jarrosson. J’ai 29 ans au moment de cette vidéo. Et donc, moi, j’ai une chaîne YouTube d’une part, mais surtout j’anime et j’ai créé un club, deux clubs, on en reparlera bien sûr, mais disons un club d’investissement dans les startups dans lesquelles j’investis, et dans lequel on investit avec mes membres dans des startups innovantes en France et dans la Silicon Valley.

Raphaël Carteni : Super, clair et efficace. Donc, restez bien jusqu’à la fin de cette vidéo puisqu’on va vous parler de ces clubs. C’est le but de cette vidéo, de comment finalement on peut investir dans les start-ups. Est-ce que ça vaut le coup d’investir dans les start-ups aujourd’hui ou… ? Les questions pièges direct.

Gabriel Jarronsson : Non, c’est une très bonne question. Alors, est-ce que ça vaut le coup ? Moi, en fait, ce que je peux te dire, déjà, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui viennent me voir. Au-delà déjà de l’aspect « est-ce que ça vaut le coup ? », je vais te répondre bien sûr, et je pense que tu t’en doutes, je vais te répondre.

Raphaël Carteni : Bien sûr. Question un peu bête.

Gabriel Jarronsson : Oui, ça vaut le coup mais il y a des gens qui viennent me voir déjà et qui me disent en fait : « J’en ai marre d’investir dans l’immobilier parce que ça demande du temps ». Même si on le sait, et tu en parles beaucoup, et moi aussi je fais de l’immobilier. Il y a aussi beaucoup d’avantages, l’effet de levier.

Raphaël Carteni : Exactement.

Gabriel Jarronsson : C’est très très bien l’immobilier, mais il y a des gens qui me disent : « J’en ai marre, ça demande beaucoup de temps ». Et puis, il y a des gens qui me disent : « J’ai envie d’investir dans les entreprises, dans l’économie mais en Bourse, ça ne me plaît pas trop parce que, en gros, mon argent, je ne sais pas trop où il va. Je ne sais pas trop à quoi il sert. Je ne sens pas d’avoir un impact sur l’entreprise ». Quand tu investis 5 000 balles dans Apple, tu vois, ils n’en ont rien à faire.

Raphaël Carteni : Oui, c’est trop gros.

Gabriel Jarronsson : Apple, ça ne change pas leur quotidien.

Raphaël Carteni : Ça ne les chatouille même pas.

Gabriel Jarronsson : Malheureusement. Et donc, j’ai beaucoup de gens qui me disent : « Je voudrais avoir un impact plus précis » et qui, déjà, souhaitent investir dans les start-ups. Alors, pour répondre à la question, est-ce que ça vaut le coup, investir dans les start-ups, c’est par essence risqué, comme tous les investissements sont risqués.

Raphaël Carteni : Bien sûr.

Gabriel Jarronsson : Et les startups, c’est plutôt plus risqué. Mais quand on dit « plus risqué », ça veut aussi dire que le potentiel de gain est plus élevé. Et donc, si on investit mal dans les startups ou qu’on investit n’importe comment, ça ne vaut pas forcement peut pas le coup parce qu’on va perdre de l’argent. Mais en revanche, bien sûr, si on investit bien et intelligemment, ça peut valoir le coup. Il y a des retours sur investissement qui sont phénoménaux.

Raphaël Carteni : C’est clair.

Gabriel Jarronsson : Les gens qui sont bons dans les investissements dans les start-ups gagnent des multiples assez hallucinants. On voit régulièrement des gens qui multiplient leur argent par 10, par 100.

Raphaël Carteni : Ça, ce n’est pas déconnant.

Gabriel Jarronsson : En quelques années.

Raphaël Carteni : Ouais.

Gabriel Jarronsson : Ça arrive vraiment, ce n’est pas déconnant, c’est même le quotidien des investisseurs, des meilleurs en tout cas. Et donc finalement, il n’y a rien d’autre qui te permet ce genre revenu.

Raphaël Carteni : C’est clair ! Il faut être patient. Il n’y a pas de revenus passifs tout de suite. Forcément, tu as ce qu’on appelle un exit qui peut être assez conséquent sur ton compte en banque.

Gabriel Jarronsson : Exactement. Effectivement, il n’y a pas de revenus, il n’y a pas de dividendes. Par exemple, Il y a des gens qui me disent : « Moi je veux un revenu mensuel ». Ce n’est pas fait pour eux.

Raphaël Carteni : C’est mort. On est d’accord.

Gabriel Jarronsson : Et par contre, effectivement, donc un exit, je précise parce qu’il y a beaucoup de gens qui savent pas ce que c’est. Toi tu le sais bien sûr, mais en général, quand on va sortir de notre investissement, il y a grosso modo 3 grandes catégories d’exit. La start-up se fait racheter, tout simplement, classique. La start-up entre en bourse, alors classique aussi. En France, c’est très rare. Aux Etats-Unis, ça arrive beaucoup beaucoup plus. Et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’aime beaucoup investir aux Etats-Unis.

Raphaël Carteni : C’est plus fréquent qu’un rachat, une entrée en bourse aux Etats-Unis ? Ou qu’est-ce qui est le plus fréquent finalement ?

Gabriel Jarronsson : Alors, les rachats sont quand même plus fréquents.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Mais ce qui est intéressant, c’est que l’entrée en Bourse, c’est aussi une option, c’est-à-dire que c’est l’entrepreneur qui va décider qui va dire : « Je veux rentrer en bourse ou je ne veux pas rentrer en bourse ». Donc, il y a des startups qui grossissent, qui gagnent plein d’argent et qui ne se font pas racheter et où l’entrepreneur voudrait, lui, une sortie. Soit faire autre chose, soit récupérer son argent, tu vois ?

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Et à ce moment-la, lui, il peut choisir une entrée en Bourse.

Raphaël Carteni : C’est assez rare.

Gabriel Jarronsson : Ben, tu vois, en 2019, l’année dernière, il y a eu zéro entrée en Bourse de start-up. Il y a eu une entrée en bourse, c’est la FDJ, tu en a sûrement entendu parler, mais qui n’est pas une start-up, qui est une belle boite, par ailleurs, mais qui n’est pas une start-up.

Raphaël Carteni : On n’en parlera pas aujourd’hui.

Gabriel Jarronsson : On n’en parlera pas aujourd’hui. Alors qu’aux Etats-Unis en 2019, plus de 100 start-ups sont entrées en Bourse. Donc, tu vois la différence.

Raphaël Carteni : Donc, encore une fois, le marché américain est bien plus mûr et mature sur les start-ups également.

Gabriel Jarronsson : Voilà, et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’investis sur les marchés américains. Et pour terminer sur l’exit, 3ème possibilité d’exit qui arrive aussi assez souvent. Ce n’est simplement pas la boîte qui se fait racheter qui va entrer en Bourse, mais simplement un autre investisseur qui arrive plus tard sur une nouvelle levée de fonds, ce qu’on appelle un nouveau tour de table, et qui va te racheter tes actions. Ça, ça arrive aussi assez souvent.

Raphaël Carteni : Okay. Un peu moins fréquemment mais…

Gabriel Jarronsson : Ça arrive.

Raphaël Carteni : Okay, très bien. Donc, si je comprends bien, toi, aujourd’hui, tu investis à 100% aux Etats-Unis, quasiment. Ou en France aussi ?

Gabriel Jarronsson : Non, pas à 100%.

Raphaël Carteni : Pas à 100%.

Gabriel Jarronsson : L’année dernière, c’était à peu près 50-50.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Cette année 2020 et les années qui viennent, je pense que ça va être un peu plus aux Etats-Unis, je pense que tu l’as compris, ça me plaît beaucoup. Cela dit, on a aussi de très belles boîtes en France. Ça arrive. Et figure-toi que moi, j’investis aussi dans des boîtes en France qui ont une vision internationale et une vision notamment américaine.

Raphaël Carteni : Ouais.

Gabriel Jarronsson : Et je pense à 2 boîtes dans lesquelles j’ai investis en 2019, où toutes les 2 ont leur clientèle aux Etats-Unis. Il y en a une des 2 qui a déménagé aux Etats-Unis, je t’en ai parlé tout à l’heure. Et l’autre, ils sont encore en France mais leur clientèle est là-bas.

Raphaël Carteni : Ça reste une croissance logique finalement pour le marché français potentiellement d’aller voir ailleurs notamment les Etats-Unis ? C’est ça ?

Gabriel Jarronsson : C’était un gros problème des start-ups françaises. Elles pensaient trop « France ». Or, la France, c’est quand même petit.

Raphaël Carteni : C’est clair.

Gabriel Jarronsson : Mais ça va mieux je pense, les start-ups françaises sont de plus en plus internationales, donc il y a de beaux clients à aller chercher.

Raphaël Carteni : Clairement. On n’a pas parlé finalement de ton palmarès. Est-ce que tu peux nous en parler ? On parle de start-up, tu t’es présenté. Mais tu ne nous a pas dit un petit peu en quoi tu as investis ? Est-ce que tu es légitime pour nous parler de start-up. Je sais que tu as parlé de trucs qui sont intéressants. Est-ce que tu es d’accord pour en parler ?

Gabriel Jarronsson : Bien sûr, avec grand plaisir ! Dis-nous tout ! Qui c’est ce mec, qui nous parle de start-up, est-ce qu’il sait y faire ? C’est une très très bonne question. Alors, moi, j’ai commencé dans l’investissement tout seul en 2013. Et à l’époque, j’investissais essentiellement via des clubs de business angel. Alors, des clubs de business Angel, j’en parle souvent sur ma chaîne. C’est un peu des « vieux », j’en parle aussi dans le bouquin.

Raphaël Carteni : C’est un gros problème que tu vas soulever là.

Gabriel Jarronsson : Voilà, c’est un gros problème parce que ce sont des vieux qui ne comprennent rien à la technologie, qui ne sont pas vraiment là pour investir mais plus pour défiscaliser, limite c’est un hobby, un passe-temps.

Raphaël Carteni : Oui, ils s’ennuient, ils sont là, ils ont du pognon et ça passe comme ça.

Gabriel Jarronsson : Voilà, et ils passent leur temps à faire chier les start-ups sur les détails, des virgules, des trucs qui ne sont pas des enjeux importants. La plupart du temps, ils ne comprennent pas. Je ne te raconte même pas, si tu leur parles de Blockchain, c’est fini, il n’y a plus personne.

Raphaël Carteni : Voilà.

Gabriel Jarronsson : Mais j’ai commencé comme ça, parce qu’il n’y avait que ça. C’est l’une des raisons, c’est ce que je raconte aussi dans mon bouquin effectivement – c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai créé mon club. Mais donc j’ai commencé comme ça, et sur les plateformes.

Raphaël Carteni : Les plateformes, qu’est-ce que c’est rapidement pour les gens qui ne savent pas forcément ?

Gabriel Jarronsson : Alors, les plateformes.

Raphaël Carteni : Alors, il faut tout reprendre de zéro.

Gabriel Jarronsson : Oui, tu as raison ! C’est vrai que pour moi, c’est une évidence. Mais il faut réexpliquer, tu as tout à fait raison. Donc, les plateformes, on appelle ça des plateformes de crowd equity. Donc penser une plateforme de crowdfunding, tu vas précommander un objet, pour une boîte qui se lance, vous l’avez tous déjà fait, j’imagine, enfin, beaucoup. Et crowd equity, c’est la même chose, mais au lieu de précommander un produit, tu vas acheter des actions de la société.

Raphaël Carteni : Ouais.

Gabriel Jarronsson : Donc, c’est une plateforme qui va te proposer d’investir, en général avec des montants assez bas puisque c’est du crowd equity, comme du crowdfunding, d’où le terme. Et donc, certaines plateformes, tu peux investir avec quelques centaines d’euros.

Raphaël Carteni : Tout le monde peut le faire ? C’est une question que les gens peuvent se poser depuis le début, « start-up, c’est bien mais attends si tu n’es pas millionnaire, start-up, ne m’en parles pas ».

Gabriel Jarronsson : Exactement, tout le monde pense ça, et tout le monde peut le faire aujourd’hui.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Il y a une plateforme, le « record », c’est à partir de 25 €. Donc avec 25 €, tu peux investir dans une start-up. Donc, ça, pour le coup, effectivement, tout le monde, même si tu galères avec 25 €, tout le monde peut économiser 25 €, c’est sûr. Donc, tout le monde peut investir. Effectivement, on en parlait, si tu fais un multiple, fois 10, fois 100, bon alors tes 25 €, ils se transforment en 250. Tu n’es pas millionnaire. Non, mais, ça ne fait pas rêver mais derrière, tu peux réinvestir dans 10 start-ups.

Raphaël Carteni : Bien sûr.

Gabriel Jarronsson : Donc c’est intéressant.

Raphaël Carteni : Il y a le process aussi de réinvestir, c’est super important. Il y a le montant, il y a le capital, c’est tout le process de comment ça se passe derrière.

Gabriel Jarronsson : Exactement, et tu deviens effectivement à l’aise avec ça. Tu réinvestis plus après etc. Donc, j’ai commencé à investir sur les plateformes et dans les clubs, pour reprendre sur la légitimité et j’ai fais ça tout seul de 2013 à 2017. Et entre 2013 et 2017, j’ai fait quelques belles opérations, je vais t’en parler dans un instant, et qui m’a amené en 2017 à créer mon club, parce qu’en fait, il y avait beaucoup de mon réseau, de mes contacts qui ont vu ces opérations, et qui m’ont dit : « Tiens, Gabriel, comment tu as fait pour investir ? Nous aussi, on voudrait investir avec toi. On a vu que tu as gagné de l’agent. Est-ce qu’on peut faire pareil ? ». Alors, ces opérations et cette légitimité en 2014, entre 2013 et 2015 grosso modo, j’ai investi dans plusieurs boîtes qui ont très très bien fonctionné. J’ai investi au tout premier tour de table dans une boite qui s’appelle Shapr. Assez connu. Tu connais toi ?

Raphaël Carteni : Bien sûr. Moi oui, mais tout le monde, je ne sais pas ! Tout le monde ne connait pas. Mais il y en a probablement qui connaissent.

Gabriel Jarronsson : Donc, il y a Shapr. Pour rigoler, il s’appelle le Tinder professionnel. C’est une appli de rencontre et de networking complètement en professionnel. Le Tinder, c’est juste le surnom pour la blague. Et en fait, moi, quand j’ai investi, la boîte valait 3 millions d’euros. Donc, on appelle ça la valorisation, c’est la valeur de la boîte au moment où tu investis. Et aujourd’hui, c’est une boîte qui vaut plus de 45 millions d’euros. Donc, Je n’ai pas récupéré mon argent, mais sur le papier, j’ai fait déjà fois 15.

Raphaël Carteni : Donc là tu n’as pas fait ce qu’on appelle un exit. Pas encore. Tu es actionnaire pour le moment.

Gabriel Jarronsson : Exactement, pas d’exit. Mais en fait, quand j’ai investi en 2013 ou 2014, ce n’était pas du tout connu. Et c’est une boîte qui a complément explosé, qui a fait beaucoup parler d’elle dans les médias, etc. D’ailleurs, ils sont aussi aux Etats-Unis, je le précise. Et donc, c’est une boîte qui m’a donné de la visibilité parce que les gens m’ont dit : « C’est une boîte dans laquelle tu as investi ». C’est ce qu’on appelle du paper money. C’est-à-dire que je n’ai pas encore l’argent sur mon compte et il ne faut pas oublier de préciser que ça peut aller à zéro. Potentiellement. Ça peut encore se planter.

Raphaël Carteni : Donc, tu n’as pas vendu comme on dit. Tu n’as pas gagné, et pas perdu.

Gabriel Jarronsson : Exactement, pas vendu, pas perdu, mais pas vendu pas gagné.

Raphaël Carteni : Exactement.

Gabriel Jarronsson : Et avec les startups, on va choisir de vendre quand on veut. C’est la grosse différence. La liquidité, on en parlera peut-être après.

Raphaël Carteni : Oui, on va en reparler.

Gabriel Jarronsson : Donc, il y a eu ça, j’ai aussi investi dans Payplug qui était un peu un concurrent de Stripe. Tout le monde connaît Stripe ; c’est un processeur de paiement. On en parle souvent, donc français qui a été racheté par Natixis. J’ai multiplié mon argent par 2 en 11 mois.

Raphaël Carteni : Sympa.

Gabriel Jarronsson : Voilà, simple, efficace. Et j’avais investi dans Artsper qui est une place de marché d’art contemporain donc qui permet d’acheter, vendre, enfin, d’acheter surtout puisqu’on ne vend pas à priori des œuvres d’art directement dans des galeries mais sur internet pour un peu dépoussiérer le milieu de l’art. Et là, j’ai fais un exit. Donc, on en parlait, elle ne s’est pas fait racheter, avec un investisseur privé qui a racheté mes parts. Donc, là, j’ai multiplié mon argent par 3 en 2 ans.

Raphaël Carteni : Sympa aussi.

Gabriel Jarronsson : Voilà, très sympa. Alors, j’ai oublié de dire qu’avant d’investir, j’avais monté ma boite, et je l’ai vendue. Un point quand même sur ma légitimité, c’est que j’ai été entrepreneur.

Raphaël Carteni : Tu connaissais déjà un petit peu le fonctionnement d’une boîte.

Gabriel Jarronsson : Voilà, j’étais entrepreneur.

Raphaël Carteni : Bon enfin bref. Fin de la parenthèse. Toutes les anecdotes les plus croustillantes, c’est dans le livre de Gabriel.

Gabriel Jarronsson : Absolument. Les anecdotes croustillantes sont dans le livre.

Raphaël Carteni : Tant qu’à faire, on fait du croustillant. On ne rigole pas.

Gabriel Jarronsson : Et après plein d’autres. Je ne vais pas m’éterniser mais j’ai aussi investi dans une plateforme d’achat-vente, un exchange de cryptomonnaies. J’ai fait fois 5 en 1 an et demi. J’ai investi dans des boites que vous connaissez comme Lime, les trottinettes, comme Kraken, les cryptomonnaies, etc.

Raphaël Carteni : Tout ça pour dire que tu n’as pas mis seulement 20 balles sur la plateforme de crowd equity , et que tu n’as pas fait d’exit. Tu as déjà vécu. Tu as déjà fait des choses et tu sais ce que c’est qu’est d’investir. Tu as déjà fréquenté ce club là.

Gabriel Jarronsson : Oui, tout à fait.

Raphaël Carteni : Un sujet sur lequel je voudrais revenir, on parlait de la liquidité de tout à l’heure. Généralement, quand on parle de start-up, on nous montre tout de suite des statistiques. Oui. Mais 8 start-ups sur 10 échouent ou je ne sais pas combien sur 10 échouent, ou même dans les entreprises. 9/10.

Gabriel Jarronsson : Voilà ! 9/10. Le chiffre qu’on reçoit un peu partout.

Raphaël Carteni : Est-ce que tu es d’accord avec ça ? Est-ce que c’est aussi risqué ou est-ce que comme tu dis, par exemple dans ces clubs de business angels, ce sont des gens qui ne savent pas ce qu’ils font, ils ont juste du pognon, ils y vont, limite, ils lancent une pièce de 2 € et on choisit. Est-ce que c’est un peu ça la raison ou est-ce qu’il y a vraiment autant de risque, 90% de perte ?

Gabriel Jarronsson : Alors, ça c’est une excellente question, je te remercie. Ce n’était pas préparé. Non mais c’est une excellente question. La réponse, c’est oui et non. C’est-à-dire que si tu prends l’ensemble des start-ups du monde entier, de n’importe quelle start-up, la stat est vraie. 9/10 se plantent. Mais, on en parlait tout à l’heure toi et moi, tu le sais comme moi, en fait il y a plein de start-ups qui se montent, qui sont des projets un peu « merdiques ». Tu m’excuses du terme.

Raphaël Carteni : On en parlait tout à l’heure.

Gabriel Jarronsson : On reçoit des trucs hallucinants qui sont nuls. Et en fait on sait que ça n’a aucune chance de fonctionner.

Raphaël Carteni : Comme tu disais tout à l’heure, tu reçois tous les jours des dizaines de pitch de mecs qui t’envoient des e-mails, qui te disent : « Tiens ma start-up, donne-moi 100 000 balles, donne moi autant, je ne sais pas ce que tu veux », des trucs qui te font rigoler.

Gabriel Jarronsson : Ouais, complètement, Tout le temps. Voilà, pour info, j’investis dans moins de 1% des dossiers que je regarde et que je reçois.

Raphaël Carteni : Une grosse sélection.

Gabriel Jarronsson : Enorme ! Obligé. Tu es obligé. D’accord ? Donc, si tu regardes toutes les start-ups du monde entier, voilà 9/10. En revanche, moi, ma conviction, c’est le sujet du bouquin aussi, c’est de dire qu’il y a des critères très précis, qui te permettent d’anticiper, de savoir, quelles sont les start-ups qui vont réussir et qui vont te faire gagner de l’argent. Et ce sont ces critères-là avec lesquels j’investis depuis le début. Et ces critères là qui, aujourd’hui, m’ont amené à autant de succès. Et aujourd’hui, moi, je suis plutôt sur une statistique inverse c’est-à-dire qu’il y a à peu près 9/10 des start-ups dans lesquels j’ai investi vont réussir. Donc j’ai quasiment inversé la tendance, et ce n’est pas pour rien. Il n’y a pas que moi, ce n’est pas pour rien qu’il y a de gros fonds d’investissement dans le monde. Tu prends les Etats-Unis, je ne sais il y a Sequoia, pour ne citer que ceux qui sont peut être le plus connu, qui investissent dans tout, Facebook, Uber, Origami.

Raphaël Carteni : Les mecs, ils ne font que gagner.

Gabriel Jarronsson : Oui, tu as l’impression que c’est ça. Tu as l’impression que les mecs ne font que ça. C’est comme le poker. Si tu veux le poker, ce sont toujours les mêmes qui gagnent. Je ne suis pas du tout du genre poker, je n’aime pas particulièrement. Mais tu comprends simplement que si ce sont toujours les mêmes qui gagnent, ça ne peut être du hasard.

Raphaël Carteni : Il y a quelque chose derrière.

Gabriel Jarronsson : Il y a forcément de la compétence.

Raphaël Carteni : C’est comme partout.

Gabriel Jarronsson : Mais non ce n’est pas comme partout. Au casino, ce n’est que du hasard. Au pari sportif, ce n’est que du hasard.

Raphaël Carteni : On est d’accord là-dessus. Mais dans le business, en général que ce soit dans l’immobilier, ou même investir en Bourse, dans les cryptomonnaies, ou ce que tu veux, finalement, il y a une méthodologie à suivre.

Gabriel Jarronsson : Absolument, alors la Bourse, moi, j’investis beaucoup en Bourse comme toi. On a cette passion en commun. La Bourse, il y a des études qui ont montré que par exemple, sur 10 ans, ce n’était jamais la même année, les mêmes managers qui battaient les indices. D’accord. Et donc, par exemple, en Bourse, tu vois, c’est beaucoup plus difficile de battre les indices que dans les start-ups parce que les marchés sont en missions. Il y a énormément d’infos. Et tu as des robots qui font des trucs en temps réel, etc.

Raphaël Carteni : Oui.

Gabriel Jarronsson : Donc, c’est assez dur de battre les indices sur la durée. Alors que Sequoia, ça fait 30 ans qu’ils sont le meilleur fonds d’investissement dans les start-ups du monde. Donc, il y a encore plus, mais parce que c’est hyper différent.

Raphaël Carteni : D’accord.

Gabriel Jarronsson : Parce que si tu veux, les start-ups, il y aussi une question d’accès, d’être dans la Silicon Valley, d’avoir accès aux start-ups, de les aider, leur ouvrir un marché. Alors que la Bourse, n’importe qui avec un ordinateur peut y arriver.

Raphaël Carteni : Ça ne se compare pas encore. Il y a des points qui sont différents. Peut-être que pour revenir un peu là-dessus, la liquidité, c’est vrai que de la Bourse et du start-up, c’est un bon switch. La Bourse, tu achètes, tu revends comme tu veux, terminé. C’est très liquide. La start-up, tu rentres dans une start-up en tant qu’actionnaire, tu ne leur dit pas demain : « Je me barre, prends le cash ». On est d’accord.

Gabriel Jarronsson : Ça dure longtemps.

Raphaël Carteni : Combien de temps en moyenne ? Alors, il y a des stats là dessus ?

Gabriel Jarronsson : Ouais, il y a des stats. Comme tout stat, elles ne veulent rien dire. De tout et de rien, donc moi, mon exit le plus rapide, c’était en 3 mois. Je suis rentré, et je suis sorti.

Raphaël Carteni : Ce n’est pas la normale, on va dire.

Gabriel Jarronsson : Oui, ce n’est pas la normale mais ça arrive. C’est génial, j’ai multiplié mon argent par 2 en 3 mois.

Raphaël Carteni : Sympa.

Gabriel Jarronsson : Sympa. Et puis, il y a des boîtes dont je suis actionnaire depuis 2013 et dont je ne suis pas sorti aujourd’hui. Bien sûr, beaucoup de gens voient ça comme un inconvénient. Et effectivement, c’est plutôt un inconvénient, on ne va pas se mentir. Mais moi, je trouve que pour plusieurs raisons, c’est un avantage.

Raphaël Carteni : Oui, dis-nous.

Gabriel Jarronsson : Premièrement, ça te force à investir de l’argent dont tu n’as pas besoin.

Raphaël Carteni : Oui.

Gabriel Jarronsson : C’est toujours important d’investir de l’argent dont tu n’as pas besoin puisque ça te met dans un bon état d’esprit. Même pour la Bourse, même pour l’immobilier, tu devrais, je pense, toujours investir l’argent dont tu n’as pas besoin, puisque si tu en as besoin, tu vas avoir peur dès que ça va baisser. Tu vas avoir tendance à vendre, et tu n’es pas dans une bonne mentalité, tu vois ?

Raphaël Carteni : D’autant plus qu’avec les startups, tu ne peux vraiment pas les retirer. La Bourse, tu peux te dire : « C’est de l’argent dont tu n’as pas besoin » mais tu peux craquer facilement et retirer en fait.

Gabriel Jarronsson : Exactement.

Raphaël Carteni : Alors qu’avec les start-ups, on va te dire…

Gabriel Jarronsson : Et ça m’amène à mon 2ème avantage que je trouve énorme. C’est de se dire : « Oui c’est un inconvénient, tu ne peux pas retirer ». Mais ’avantage énorme, c’est que ça t’offre une tranquillité d’esprit extraordinaire. C’est-à-dire que comme tu n’as pas le choix, tu ne vas jamais y penser. Alors que la Bourse, tu le sais, parce que tu es en Bourse, tu as toujours un moment où tu te dis : «  Ah mais, est-ce que ça ne serait pas le moment de vendre ? ». Tu as toujours une petite voix dans ta tête, un petit démon sur ton épaule qui te dit : « Il faut vendre ».

Raphaël Carteni : C’est clair.

Gabriel Jarronsson : Voilà, et du coup, tu es obligé, ça te prend de l’espace du cerveau disponible et tu y penses en fait, même si tu ne veux pas y penser. Alors, moi, par exemple, je me suis fixé une règle, c’est, en Bourse, je ne vends pas. Point. J’ai résolu ce problème. Je fais comme dans les start-ups. Je m’impose de « je ne peux pas vendre, c’est hors de question ».

Raphaël Carteni : Ça n’existe pas.

Gabriel Jarronsson : Voilà. Mais au moins le bouton « vendre » n’existe pas. Mais dans les start-ups en tout cas, tu es comme ça. Donc, moi, je trouve que c’est un avantage, tu es tranquille, tu investis et tu penses à autre chose.

Raphaël Carteni : Okay. Mais est-ce que tu penses que pour quelqu’un qui nous regarde aujourd’hui, et qui se dit : « Je suis au début de ma carrière d’investisseur, d’entrepreneur, je n’ai pas forcement de gros montants ». Est-ce que tu penses que c’est quelque chose de débile de commencer par investir avec des start-ups au lieu de penser à d’autres investissements ? Ou est-ce que c’est quelque chose qui est destiné à des entrepreneurs un petit peu aguerris ?

Gabriel Jarronsson : Alors, moi, je n’ai vraiment pas d’avis. Ça dépend de chacun, sa personnalité. Je peux te dire plusieurs choses. Premièrement, si tu en es au début de ta carrière d’investisseur, c’est plutôt mieux maintenant que dans 30 ans puisque justement c’est long. Ça prend du temps. Voilà, le temps est toujours ton allié. C’est vrai avec tout, effectivement, la bourse, l’immobilier, le temps, c’est formidable. Mais c’est aussi vrai avec les start-ups puisque c’est un investissement qui prend du temps. Première chose. Après, deuxièmement, ça dépend en fait du niveau de risque que tu es prêt à prendre. C’est-à- dire que dans les startups, c’est une stratégie un peu plus « agressive », c’est-à-dire que tu vas prendre plus de risques…

Raphaël Carteni : Les travaux, ils sont toujours là. A chaque fois qu’on fait une vidéo, il y a toujours un mec qui fait des travaux.

Gabriel Jarronsson : Qu’est-ce qu’on fait ? On continue ?

Raphaël Carteni : Ouais, je pense qu’on continue.

Gabriel Jarronsson : Ce n’est pas très fort. J’ai bugué. Tu as vu ? Je me suis arrêté à un moment un peu fun de la vidéo.

Raphaël Carteni : Oui, j’ai remarqué.

Gabriel Jarronsson : J’ai freezé, j’étais genre… Donc, je suis là hein, ce n’est pas la vidéo qui a bugué. Donc, qu’est-ce que je racontais ? Donc, c’est plus agressif, c’est-à-dire tu vas prendre plus de risques. Mais tu peux aussi potentiellement gagner plus. Donc moi par exemple, j’ai commencé dès le début avec les start-ups, avant l’immobilier, avant la Bourse. C’était un choix personnel. Donc, je ne peux pas conseiller les gens. Chacun fait ce qu’il veut. Moi, je vois de tout. Il y a beaucoup de gens qui viennent dans les start-ups, qui font déjà de l’immobilier et de la Bourse. Mais je vois aussi des gens qui vienne me voir et qui commencent par ça. Et je leur dis : « Tu es sûr ? Tu ne veux pas faire de la Bourse ? Tu ne veux pas faire de l’immobilier ? ».

Raphaël Carteni : Tu poses ces questions-là ?

Gabriel Jarronsson : Oui. Et en général, je leur demande en disant : «  Tiens c’est bizarre, c’est inhabituel ». Et ils me répondent, en général, ils savent que ça existe l’immobilier et la Bourse. Ils me disent ce que je t’ai expliqué : « L’immobilier, je ne veux pas passer du temps. La Bourse, je veux avoir un impact ». Et donc voilà. C’est vraiment personnel pour eux. Est-ce que c’est une bonne ou une mauvaise idée ?

Raphaël Carteni : Encore une fois, il n’y a pas de scenario fixe pour tout le monde. Chacun a son parcours, chacun fait ce qu’il a envie avec des objectifs différents. Aujourd’hui, comment tu fais pour accompagner du coup des investisseurs qui veulent investir dans des start-ups. Tu reviens de San Francisco, tu me disais tout à l’heure. Qu’est-ce que tu es allé faire là-bas ? Est-ce que c’est un hasard, les vacances ou qu’est-ce qui se passe là-bas ?

Gabriel Jarronsson : Ce n’est pas un hasard. Alors, ce qu’il faut savoir, c’est que 25% de l’argent dans le monde entier, investi dans les start-ups, il est investi à San Francisco. 25%.

Raphaël Carteni : C’est énorme !

Gabriel Jarronsson : C’est hallucinant ! Donc, ça se passe là-bas, c’est là-bas le game. Et en fait, moi, j’ai commencé avec la France, entre 2013 et 2017. Et même, quand j’ai créé mon club en 2017, j’investissais en France dans des start-ups françaises. Et puis, en fait, assez rapidement, je me suis juste fait la remarque. Je me suis dit : « Attends, moi, je veux gagner de l’argent. Donc, je veux investir dans les meilleures start-ups ». Et les meilleures start-ups, elles sont où ? Elles sont à San Francisco. Donc, j’ai pris mon sac à dos, j’ai été là-bas.

Raphaël Carteni : Tu y es allé.

Gabriel Jarronsson : Et donc, effectivement, j’y vais assez régulièrement, au moins 4 fois par an pour rencontrer là-bas des entrepreneurs, des start-ups, des investisseurs aussi, me créer mon réseau, enfin continuer en tout cas à entendre mon réseau puisqu’aujourd’hui, il est déjà existant, et tout simplement, trouver des start-ups dans lesquels investir, trouver des deals, rencontrer du monde, que je propose ensuite à mon club puisque je rentre en France, je fais investir en fait mes membres français dans les start-ups américaines.

Raphaël Carteni : Okay, on va en parler tout de suite. Tu veux dire qu’il y a des gens là-bas qui viennent pitcher devant toi, les fondateurs directement, comment ça se passe ? Je pense que les gens veulent savoir un petit peu comment tu trouves les deals. Parce qu’on va en parler juste après. C’est directement les fondateurs ou tu as des intermédiaires ? On vient pitcher devant toi comme par exemple dans l’émission « Qui veux être mon associé » ? Ou quelque chose comme ca ? Comment ca se passe ?

Gabriel Jarronsson : Non, ça ne se passe pas comme dans «Qui veut être mon associé ? ». Déjà, Il n’y a pas de caméras. Et en général, c’est la terrasse d’un café et donc ce sont des rencontres à la cool. Ce sont des gens que je rencontre. Donc, c’est soit des gens que j’ai contacté en direct. Je leur écris genre « coucou, c’est moi ».

Raphaël Carteni : Oui.

Gabriel Jarronsson : Alors, bien sûr, si toi tu leur écrit : « Coucou, c’est moi », ils vont peut-être te dire : « Je n’ai pas le temps ». Mais quand tu dis : « C’’est Leonis Investissement. On a investi plus d’un million d’euros dans les startups en 2019 »…

Raphaël Carteni : Tout de suite, ça impacte.

Gabriel Jarronsson : Forcément, tu vois ? Voilà. Donc, il y a ça. Parfois, c’est moi qui les contacte et parfois c’est eux qui me contactent. Ça arrive.

Raphaël Carteni : Tu commences à être connu dans le milieu.

Gabriel Jarronsson : En France, c’est la plupart qui me contacte. Je n’ai pas la prétention de dire que je suis le mec trop connu dans la Silicon Valley. Pas encore, mais ça va venir. Pas encore, j’y travaille, mais petit à petit, ça vient.

Raphaël Carteni : Bien sûr.

Gabriel Jarronsson : On est quand même dans un monde où on peut tout faire avec LinkedIn, Zoom.

Raphaël Carteni : Tout le monde se connaît très vite maintenant.

Gabriel Jarronsson : Ça va très très vite les contacts en commun, etc. Et ensuite, quand même pour te répondre quand tu me demandais : « Est-ce que j’ai des intermédiaires ? » Oui, j’ai beaucoup de gens qui me mettent en relation avec d’autres gens. Aussi parce que je demande. Je provoque la chance. C’est-à-dire que dès que je rencontre quelqu’un à San Francisco, je lui dis : «Voilà, je cherche des supers boîtes dans lesquelles investir. Est-ce que tu connais des gens ? ». En fait, ce qui est formidable à San Francisco, c’est que tout le monde est un entrepreneur de la Tech. Tu marches dans la rue, et le mec, il a le t-shirt…Alors, soit des employés, il a le t-shirt Google, Facebook.

Raphaël Carteni : Tu les reconnais, tu ne peux pas les rater.

Gabriel Jarronsson : Voilà. De toute façon, ils sont tous sur leur ordi. Le mec, il est sur un banc dehors, il est en train de coder un site en JavaScript, c’est un truc de malade. Tu vois ?

Raphaël Carteni : Ambiance à l’américaine.

Gabriel Jarronsson : Tu te poses dans un café, tu parles, tu dis : « Levée de fonds ». Le mec, il te dit : « Excuse-moi, je t’entends, moi aussi je lève des fonds ». C’est assez hallucinant. Donc, je demande aux gens : « Voilà, je suis à Francisco pour une semaine, 10 jours, qui tu peux me présenter ? » Et les mecs, il me disent :« Tiens, je te mets en contact avec untel et tel ». Et il y a un truc aussi extraordinaire aux Etats-Unis, c’est que tout le monde est okay pour te rencontrer. Il n’y a pas de barrière. Si tu es sur place.

Raphaël Carteni : Ouais.

Gabriel Jarronsson : Si tu es en mode « Je suis Français, coucou, c’est moi » avec ta baguette, ils sont en mode « Dégage ». Mais si tu dis au gars (moi, je parle anglais tout à fait correctement): « Moi, je suis ici. Est-ce qu’on peut se voir pour un meeting demain dans le centre de San Francisco ? », quasiment tout le monde te dit oui.

Raphaël Carteni : Ils sont assez ouverts.

Gabriel Jarronsson : Voilà, hyper ouverts. Ce sont des meetings ultra rapides. C’est « no bullshit », comme on dit. Tu ne bloques pas 2 heures de ta journée.

Raphaël Carteni : C’est droit au but. Ce n’est pas « il fait beau dehors, qu’est-ce que tu as fait hier… ».

Gabriel Jarronsson : Exactement, ce sont des meetings, vraiment, parfois 20 à 30mn, hyper straight to the point, mais tu rencontres les gens. Et donc, petit à petit, moi j’appelle ça des leaps du nénuphar. Je rebondis, je rencontre un gars, il me dit : « Ah ben tiens, je te présente à un tel, qui me dit : « Tiens je te présente à un tel». Je rebondis. Et en fait, c’est comme ça que j’ai fais des deals. C’est un gars qui te présente un gars qui me présente un gars.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Et tu finis par trouver une boite géniale dans laquelle tu investis, et voilà.

Raphaël Carteni : Okay. Du coup, 1 million, c’est quoi ca ?

Gabriel Jarronsson : Donc, 1 million d’euros, c’est la somme qu’on a investi dans les startups en 2019, en comptant tous les deals qu’on a faits. On a fait 9 deals.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Le plus petit ticket qu’on a mis en 2019, c’était 50 000 € dans une start-up. Et puis, le club a beaucoup grossi au fur et à mesure des années. Et donc il y avait de plus de plus de membres. Et donc les montants sont de plus en plus élevés. Et donc fin 2019, on a investi 200 000 € dans une boîte.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Là, début 2020, on a déjà investi 317 000 $ dans une boîte. Donc, ça augmente très très vite. Et cette année 2020, je crois qu’on va investir entre 3 à 5 millions d’euros.

Raphaël Carteni : Super. Quand tu dis « on », c’est qui ? On parle vraiment maintenant de ce club. Quel est le but de ce club ? C’est toi derrière ? Qu’est-ce qui se passe ? Dis-nous tout !

Gabriel Jarronsson : Donc, le club, il est né avant tout d’une nécessité. Parce que sur les plateformes, tu peux investir 25 €, on en a parlé, mais il n’y avait pas forcément les meilleures start-ups. Et moi, je voulais des start-ups de fous, en France et dans la Silicon Valley.

Raphaël Carteni : C’est ce que tu dis dans ton livre, c’est que malheureusement, le problème un petit peu des plateformes, c’est qu’il y a des start-ups qui ne veulent pas trop se faire financer.

Gabriel Jarronsson : C’est un peu le fond du panier. Ce n’est pas une règle absolue. Il y a parfois de bonnes start-ups sur les plateformes. Et par ailleurs je connais très bien les plateformes. Je fréquente les équipes régulièrement.

Raphaël Carteni : Oui.

Gabriel Jarronsson : Et je trouve que c’est très bien ce qu’ils font pour démocratiser. Mais selon moi, en tout cas, ce n’étaient pas les meilleures.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Et donc, j’ai été voir les meilleurs, en fait je les ai contactés, tu vois, en allant à San Francisco et tout. En fait, sur les plateformes, tu peux investir 100€, 500€, 1000, 2000€. Il y a des plateformes un peu plus « sérieuses » où tu peux investir quelques milliers d’euros. Mais quand j’ai été voir les mecs, je leur ai dit : « Moi, je veux investir 2000€, 5000 €, éventuellement 10 000 € ». Déjà si tu veux en faire 10 dans l’année, moi, je n’ai pas 100 000 balles tous les ans à mettre dans les start-ups comme ça. Il faut quand même avoir un minimum de cash que moi, je n’avais pas. Et donc, et pourtant 10000 pour eux, c’est très faible. Quand c’est des boîtes qui vont aller faire des levées de fonds, ils vont aller chercher entre 500000 et 1 million d’euros en général, même pour des petites levées de fonds.

Raphaël Carteni : Oui.

Gabriel Jarronsson : Après, donc chercher plus. J’en parlais tout à l’heure. Je parlais des boîtes maintenant qui cherchent 20 000 000$.

Raphaël Carteni : C’est un autre level.

Gabriel Jarronsson : Un autre « game », un autre level. Mais même une boîte qui cherche 500 000, tu lui dis : « Je t’apporte 10000€ », ça ne les fait pas rêver. Et eux, ils préfèrent avoir le moins d’investisseurs possibles parce qu’il faut faire signer tout le monde, faire les documents, il y a de la paperasse et tout.

Raphaël Carteni : Forcément.C’est galère.

Gabriel Jarronsson : Donc, 10 000 par 10 000 pour aller à 500 000, il faut 50 gars, c’est ingérable. Ils préfèrent avoir 3, 4, 5 gars. Donc, déjà les gars, il faut qu’ils me disent : « Okay, tu peux investir. Tu nous plais ». C’est dans les 2 sens. Voilà. Moi, les start-ups me plaisent mais il faut qu’ils me disent aussi :« Moi, je veux bien t’avoir comme investisseur ».

Raphaël Carteni : C’est ça.

Gabriel Jarronsson : Mais après, il y avait le montant. Le mec, il me disait : « Okay, Gabriel, on veut bien que tu investisses mais le minimum, c’est 50 000, 75 000, 100 000, ou même parfois 30 000, 25 000 ».

Raphaël Carteni : Oui.

Gabriel Jarronsson : Mais moi, no way, je n’avais jamais 25 000 balles. Et donc, c’est pour ça que j’ai créé le club en 2017 puisque comme je te disais, des gens de mon réseau m’avaient vu investir dans ces boîtes, ils m’ont vu gagner de l’argent. Ils me disaient :« Tiens, comment tu as fait ? » etc. Et j’ai créé le club. Et donc, on se réunit aujourd’hui. On est 135 au moment où on fait cette vidéo.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Et moi, je demande aux membres du club d’investir au minimum 2000€ par deal, comme je propose une dizaine de 10 deals par an. S’ils veulent investir, ils investissent 2 000 €, s’ils ne veulent pas, ils n’investissent rien. Ils peuvent investir plus, c’est 2 000 minimum, 5 000, 10 000 ou ce qu’ils veulent. Et donc, tu vois, comme on est 135 x 2 000 –

Raphaël Carteni : Ça commence à faire de la force de frappe…

Gabriel Jarronsson : Plus des gens qui mettent potentiellement 5 000, 10 000. Donc, là tu vois 317 000 $, ce qui fait à peu près 300 000 € sur le dernier deal. Et la en fait, quand on va voir la start-up et que moi je vais les voir et je leur dis : « Moi, je peux t’apporter 300 000$ », là on est pris au sérieux.

Raphaël Carteni : Ils sont contents.

Gabriel Jarronsson : Tout simplement. C’est-à-dire que ces mêmes gars là, je leur dis : « j’ai 5 000 balles »…

Raphaël Carteni : Ils ne t’auraient pas calculé.

Gabriel Jarronsson : Ils m’auraient dit : « Reviens quand tu seras grand ».

Raphaël Carteni : Vas grandir dans ton coin.

Gabriel Jarronsson : Exactement. « Va à l’école. » Alors que 300 000, tu es pris au sérieux. Et le club, par ailleurs, grossit assez vite. Et donc, ça augmente cette somme. Mon but, c’est que fin 2020, on soit 500.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Donc, si on est 500, on pourra investir par deal jusqu’à 1 million d’euros. Donc, tu as accès à encore de meilleurs deals de fou. Voilà.

Raphaël Carteni : Donc en gros, ton expertise, tu as pris en fait les points faibles, les capitaux. Il faut les capitaux, donc tu as réuni plusieurs personnes et boum, une force de frappe assez monstre. Parce qu’aujourd’hui, les gens qui investissent avec toi, comment ça se passe ? Les gens peuvent se dire : « Ouais, si je vais avec Gabriel, si je vais le contacter pour investir dans les start-ups. J’ai 10 000 €, je les donne à qui ? Ou les 5 000 ? Je les donne à Gabriel ? C’est lui qui les investit ? Donc, je reçois mon argent derrière ? Est-ce que j’ai de vraies parts ? Est-ce qu’il y a une vraie société qui est créée ? Comment ça se passe ? ».

Gabriel Jarronsson : Bien sûr, C’est une bonne question. Effectivement, je le précise toujours parce que c’est important, sur Internet etc, que l’argent ne transite jamais par moi.

Raphaël Carteni : Okay !

Gabriel Jarronsson : Heureusement. Donc, concrètement, je propose le deal par mail en disant : « Tu es dans le club, tu reçois le mail ». Donc, je précise également, quand je propose un deal, c’est toujours une boite dans laquelle moi, j’investis personnellement.

Raphaël Carteni : Okay ! Tu mets ton argent ou ta bouchée comme disent les Ricains.

Gabriel Jarronsson : Exactement, mon propre argent, c’est-à-dire que ce n’est pas « Ouais, va investir », comme le font d’autres acteurs qu’on ne nommera pas.

Raphaël Carteni : Ça existe ça ?

Gabriel Jarronsson : Il y en a plein qu’on ne nommera pas.

Raphaël Carteni : Il y en a qui se rémunèrent sur les frais de tous les côtés.

Gabriel Jarronsson : Exactement.Et ton banquier, par ailleurs. Un banquier va te conseiller n’importe quel investissement. Mais lui, il ne met pas son argent là.

Raphaël Carteni : Ce sont les pires.

Gabriel Jarronsson : Fin de la parenthèse. Donc, moi j’investis. Et je propose de dire aux gens s’ils veulent investir ou pas. Et donc, chaque membre est libre de dire oui ou non. Et donc, pour répondre à ta question. Ensuite pour chaque investissement, je vais créer tout simplement une holding qui permet de rassembler tous les investissements, tous les tickets, de constituer une entité.

Raphaël Carteni : Ouais.

Gabriel Jarronsson : Et évidemment, tu t’en doutes, la start-up, elle ne veut pas 135 personnes à son capital. J’en ai parlé juste avant. Ce serait trop galère. Donc, il y a une ligne à son capital, c’est la holding, l’entité. Et pour te répondre, l’argent, il va vers la holding, vers le compte de la holding.

Raphaël Carteni : Evidemment, il va de moi vers la holding.

Gabriel Jarronsson : Et ensuite, la holding réunit tout ça. Elle est constituée et l’argent va de la holding à la start-up.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Ça ne passe jamais par moi évidemment.

Raphaël Carteni : Et donc la holding, elle est créée aux Etats-Unis pour une start-up américaine, et en France pour de boîte française.

Gabriel Jarronsson : Exactement, tu t’es bien renseigné.

Raphaël Carteni : Okay. On essaie de faire les choses claires. Il y a beaucoup de frictions surtout sur des choses comme ça.

Gabriel Jarronsson : Bien sûr, non, non mais c’est important.

Raphaël Carteni : Où est-ce qu’on peut retrouver toutes ces informations là si on est intéressé à investir ? Comment il s’appelle le club ? On n’a pas forcément dit souvent le nom.

Gabriel Jarronsson : Alors le club s’appelle Leonis Investissement, tout simplement.

Raphaël Carteni : Et comment ça se passe ? On va tout mettre dans la barre de description ? Parce qu’il y a plus ou moins des gens qui ont des capitaux. On n’a pas forcement la même trésorerie.

Gabriel Jarronsson : Exactement.

Raphaël Carteni : Il y a ceux qui en ont un peu moins, ceux qui en ont un peu plus. Est-ce que tu as des solutions ? Voilà, carrément, hyper orienté.

Gabriel Jarronsson : Carrément très orienté mais c’est très très bien. Donc, effectivement, vous retrouvez ça sur mon site Internet, ma chaîne YouTube. Voilà, avec plaisir, n’hésitez pas, venez, on s’amuse bien. Et donc, le club s’appelle Leonis Investissement. J’en parlais à l’instant, donc je demande aux gens qui rentrent dans le club d’avoir au minimum 10 000 € par an à investir dans les start-ups et donc comme j’en parlais à l’instant, c’est 2 000 € par deal minimum.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Et donc moi, je fais une dizaine de deals par an. Dans l’idée, il faut tout simplement que les gens qui rentrent dans le club puissent au moins en faire 5. 5 fois 2 000, ce qui fait 10 000 au total.

Raphaël Carteni : Donc, s’il n’y a pas 10 000 ?

Gabriel Jarronsson : Voilà, ça ne rentre pas. Cela dit, justement, il y avait beaucoup de gens, notamment sur YouTube, et peut être dans ton audience, je pense qu’il y a les deux. Il y a des gens qui ont plus de 10000€ que probablement ça intéresse. Beaucoup de gens me disent : « Moi, je m’intéresse aux start-ups, je veux investir mais je n’ai pas 10 000 €, comment je fais ? ».

Raphaël Carteni : Comment on fait ?

Gabriel Jarronsson : C’est logique, il y a plein de gens qui n’ont pas 10 000 €. Tu vois, c’est tout à fait normal. Et donc, j’ai créé un deuxième club qui s’appelle le club Mini Start-up.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Mini, ça ne veut pas dire que c’est nul. Ça veut dire que c’est plus petit, avec de plus petits montants.

Raphaël Carteni : Tout ce qui est petit et mignon en France, on garde le mot petit, donc ça va très bien.

Gabriel Jarronsson : Exactement, comme la voiture, la Mini. Donc, le club Mini Start-up, c’est donc un club dans lequel je propose des investissements différents, ce n’est pas les mêmes. Et en fait, je m’appuie justement sur les plateformes dont on parlait tout à l’heure qui proposent des investissements. Donc, pour faire la différence : dans le club classique, Leonis investissement, ce sont des deals qui ne sont en général pas sur les plateformes que moi je vais sourcer moi-même à San Francisco ou en France. Vraiment des deals exclusifs que tu ne peux pas retrouver nulle part qui sont vraiment exclusifs. C’est vraiment le mot. Là, ce sont des deals qui sont sur des plateformes. Et donc, je vais m’appuyer là dessus. Et dans ce club Mini Start-up en fait, moi, je vais investir sur des plateformes. Je vais à peu près faire un investissement par mois. Et en fait, je vais sélectionner sur toutes les plateformes qui existent, y compris des plateformes pas connues en France mais où il y a de très très bons deals, c’est sympa, y compris dans la Silicon Valley aussi, etc. Je vais sélectionner une start-up dans laquelle cette fois encore, je vais investir mon propre argent.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Et je vais expliquer dans le club pourquoi j’investis par rapport à mes critères d’investissement en disant : « Voilà pourquoi cette start-up me parait très très bien ». Et donc moi, j’investis dans ce club, à chaque fois, 500 €.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Les membres du club peuvent investir autant qu’ils veulent. En général, c’est à partir de 25, 50 ou 100 €, des sommes très très basses accessibles à tous. Et puis, si vous voulez investir plus, c’est pareil.

Raphaël Carteni : Donc finalement, si on résume, le process est exactement le même dans les 2 clubs. La seule différence, c’est le montant investi. Le prix du club. On va en parler.

Gabriel Jarronsson : Bien sûr, et puis la différence, c’est qu’effectivement, dans le classique, je crée le link – tu en as parlé. Alors que dans le mini-club, tout est fait par la plateforme. Donc, c‘est encore plus simple pour tout le monde.

Raphaël Carteni : La plateforme qui fait la même chose au final, qui crée une boite aussi, on est d’accord ? Mais il y a l’intermédiaire supplémentaire. Okay. Est-ce que c’est gratuit tout ça? Les gens aiment bien le gratuit mais malheureusement, les bonnes choses ne sont pas gratuites dans ce monde.

Gabriel Jarronsson : Non, non. Les bonnes choses ont de la valeur.

Raphaël Carteni : On est entièrement d’accord. Donc, combien tu factures ce service qui ne coûte sûrement pas assez cher pour ce que tu vas me dire.

Gabriel Jarronsson : Effectivement, entre la valeur apportée et le prix, j’essaie que ce soit en rapport. Donc le club… On commence par lequel ?

Raphaël Carteni : Allez, crescendo ?

Gabriel Jarronsson : Donc, le club Mini-Start-up, il y a une adhésion à 397 € par an qui permet de rejoindre le club. C’est une adhésion annuelle qui te donne accès au groupe, à la communauté, à tous les investissements.

Raphaël Carteni : En un an, tu reçois les deals ?

Gabriel Jarronsson : Voilà.

Raphaël Carteni : Clair, efficace.

Gabriel Jarronsson : Et le club classique, alors je préciserais après, le club classique, c’est une adhésion qui est à 1 497 € par an et qui te donne accès au club, aux investissements et à toute la communauté. Et là, je fais un petit peu plus aussi, puisque la communauté se réunit régulièrement à Paris pour des afterworks.

Raphaël Carteni : Tu organises de petits évènements comme ça ?

Gabriel Jarronsson : Des événements réservés aux membres du club. Et puis également en ligne pour nos amis qui ne sont pas Parisiens. J’ai des gens partout en France, même partout dans le monde maintenant.

Raphaël Carteni : Oui.

Gabriel Jarronsson : Donc, on fait aussi des vidéoconférences tous ensemble pour échanger, faire connaissance, etc.

Raphaël Carteni : Okay. Donc, 1 497€, si on résume, c’est un aller retour San Francisco, avion, hôtel, et pour bouffer ?

Gabriel Jarronsson : Oui, San Francisco, 1 497, c’est une nuit d’hôtel, vu les prix.

Raphaël Carteni : Autant dire que pour ce que tu apportes, pendant toute une année, 10 deals, que tu as analysé le temps que tu as passé, avec ton expertise, etc, c’est juste rien du tout, et avec un minimum de 10 000 € à investir sur 5 deals.

Gabriel Jarronsson : Oui.

Raphaël Carteni : Donc, okay. Je mettrai tout dans la barre de description en tout cas. Tu veux faire une petite précision ?

Gabriel Jarronsson : Oui, ces 10 000 €, ce n’est pas forcément pour 5 deals. Ça peut être 10 000 € sur un deal.

Raphaël Carteni : Bien sûr.

Gabriel Jarronsson : Voilà, effectivement. Je te remercie de dire que ce n’est rien parce qu’il y a des gens qui me disent : « Je croyais que ça coûtait 10 000 € ».

Raphaël Carteni : Ça pourrait !

Gabriel Jarronsson : Ça pourrait. Alors, je précise que le prix des clubs augmente tous les ans, parce que justement, la valeur dans le club augmente. II y a de plus en plus de deals exclusifs, des start-ups encore meilleures, etc.

Raphaël Carteni : Et que tu es le seul à faire ça en plus.

Gabriel Jarronsson : Je suis le seul à faire ça. Egalement ce que je veux préciser, c’est que même, à la limite, tu te dis : « Moi, j’ai 1 500€, je vais aller, moi, me payer un billet d’avion pour San Francisco et un hôtel.

Raphaël Carteni : Tu vas aller voir qui ?

Gabriel Jarronsson : Voilà, tu vas aller voir qui ? Et puis, par ailleurs, même si tu veux investir tes 10 000 €, il faut le groupe. Donc effectivement, ce sont des deals auxquels, en fait de toute façon, tu n’aurais jamais accès si tu n’es pas dans le club.

Raphaël Carteni : Tu n’aurais pas la crédibilité auprès des investisseurs comme tu as dit tout à l’heure où tu arrives avec 1 million, potentiellement, et tu es crédible, tu es sérieux. Donc, clairement, ça vaut plus cher, ça vaut plus cher.

Gabriel Jarronsson : Ça vaut plus cher ! Donc je précise que le tarif du club classique augmente tous les ans en mai. Il a déjà augmenté les années précédentes. Mais il y a quelque chose qui s’appelle la clause du grand père.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Parce qu’il y a des gens qui rejoignent le club à un tarif précis et gardent ce tarif à vie. C’est une façon pour moi de remercier les gens qui m’ont fait confiance.

Raphaël Carteni : Les fidèles ! Donc si des gens nous rejoignent aujourd’hui, suite à cette vidéo, ils auront à vie ce prix-là.

Gabriel Jarronsson : Exactement.

Raphaël Carteni : Et en bonus, est-ce qu’on ne leur offrirait pas ton livre, et mon livre ?

Gabriel Jarronsson : Bien sûr.

Raphaël Carteni : Donc vous connaissez, c’est la routine, c’est une opération d’affiliation classique. Retrouvez tous les liens ci-dessous. Vous allez pouvoir rejoindre le club de Gabriel. Et en échange, on se fera le plaisir d’offrir un côté du livre de Gabriel et le mien également qu’on vous enverra gratuitement pour avoir rejoint le club. Donc, un petit cadeau de bienvenue comme on dit.

Gabriel Jarronsson : Bien sûr.

Raphaël Carteni : Et puis, surtout le plus gros cadeau, c’est de pouvoir commencer à investir dans les startups dès que tu rejoins.

Gabriel Jarronsson : Ouais. Dès l’instant.

Raphaël Carteni : Dès que tu rejoins. C’est clair. A quelle fréquence tu envoies ? C’est sur quelle base ? Tous les 2 mois à peu près ?

Gabriel Jarronsson : Non, donc, en fait, il n’y a pas de régularité puisqu’en fait, moi, je cherche en permanence des deals géniaux. Dès qu’il y en a un, ça vient. Donc, j’en fais une dizaine par an. Donc, c’est à peu près tous les mois. Après, peut être que pour un mois ou 2, il n’y en a pas. Et puis, il y va y en avoir 2 d’un coup. Ça dépend.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Ce que je veux, c’est que je ne veux pas « promettre » par exemple 12 deals parce que sinon, si à ce moment là il n’y a pas de deals, je risque d’envoyer un deal un peu pourri, et moi, je ne veux faire que des deals qui sont tous des deals géniaux et qui m’excitent, et vraiment des deals dans lesquels j’ai envie d’investir mon argent perso.

Raphaël Carteni : Okay.

Gabriel Jarronsson : Donc, c’est comme ça vient.

Raphaël Carteni : C’est ça.Tu ne choisis pas. Bon, en tout cas, c’était super cool de faire cette vidéo avec toi. Merci à toi.

Gabriel Jarronsson : Avec plaisir !

Raphaël Carteni : Est-ce que les gens se posent la question si j’investis avec toi ? Je t’annonce que je vais investir avec toi cette année 2020, puisque j’ai grave envie d’investir dans une start-up et c’est quelque chose que j’ai gravement envie de faire. Et finalement, il faut diversifier également ses investissements. On a beau avoir de l’immobilier, de la Bourse, des cryptos, un business, tout ce qu’on veut. Les start-ups, c’est super cool. Comme tu as dit, c’est beaucoup plus concret également. On sent vivre l’entreprise, on la sent grossir. Donc, ça, c’est top. Et je vous invite fortement à vous aussi investir dans les start-ups. Et s’il y a des petites questions dans les commentaires, n’hésitez pas à nous les poser, à poser un petit J’aime comme d’habitude.

Gabriel Jarronsson : Ouais, je viendrais y répondre.

Raphaël Carteni : Super, c’est top. Je mettrai ta chaîne YouTube également dans les commentaires.

Gabriel Jarronsson : Merci.

Raphaël Carteni : Encore une fois, je te remercie. Je te serre la main ?

Gabriel Jarronsson : Merci à toi.

Raphaël Carteni : Un petit mot de la fin ou pas ?

Gabriel Jarronsson : Un petit mot de la fin comme ça, improvisé ? Ouais, exactement, c’est bien. On fait de la rétention sur la chaîne YouTube. Un petit mot de la fin ? Okay. Dis-nous en commentaire si les start-ups t’intéressent et pourquoi ? Comme ça, on peut lancer la conversation, le débat.

Raphaël Carteni : J’aime ça. Ça fait de l’engagement comme ça.

Gabriel Jarronsson : Ça fait de l’engagement, mais surtout ça montre que tu as regardé jusqu’à la fin. Comme ça tu sais qui regarde jusqu’au bout, qui est motivé. Tu verras les gens qui étudient : « Okay, lui, c’est un bon, je vais lui offrir un livre ».

Raphaël Carteni : « Il a le droit, il a le droit. » Yes, bon, ben merci à toi Gabriel en tout cas. Merci à tous de nous avoir écouté et puis, on vous dit à très très vite. Ciao, ciao.

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