Il est possible de gagner beaucoup d’argent en investissant dans une start-up. Des millions de dollars et c’est ce que j’ai bien prévu de gagner. Et pourtant, la majorité des particuliers ne devrait pas toucher à cette classe d’actifs et je déconseille à énormément de personnes d’y investir le moindre centime.
Dans cette vidéo, je fais tout pour te décourager d’investir dans une start-up.
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#ycombinator #startup #insolentcapital
Pourquoi 90% des investisseurs particuliers NE devraient PAS investir en start-up
Retranscription de la vidéo :
99% des investisseurs particuliers ne devraient pas toucher aux start-up. Et dans cette vidéo les amis, je vais tout faire pour vous décourager de le faire. Alors, ça peut paraître « contre-intuitif » puisque si tu le sais ou non, j’ai investi dans 104 start-ups, voilà.
J’ai écrit un livre La Magie des start-up. J’ai un club d’investisseurs, Insolent Capital avec lequel on investit dans des start-up du Y Combinator dans la Silicon Valley et dans les pays émergents.
Et pour autant, je vais tout faire pour te décourager de toucher à cette classe d’actifs, de façon extrêmement transparente et sincère sur pourquoi tu ne devrais vraiment pas toucher au start-ups. Donc le mec fait de l’anti-vente, de l’anti-marketing de façon très transparente.
Alors, c’est vrai, les start-ups font peut-être rêver sur le papier. Je te parle souvent de licornes, de boîtes valorisées à plus d’un milliard, voire dix milliards, des décacornes. Je te parle de multiples de x 100, voire plus, x 500, x 1000, x 5000 dans les plus belles réussites.
C’est des choses qui ont déjà eu lieu. C’est des choses qui ne sont pas impossibles quand on voit la typologie des projets dans lesquels on investit au sein du Y Combinator dans la Silicon Valley qui est quand même le cœur de l’innovation mondiale. Donc c’est des choses qui sont tout à fait possibles.
Mais pour autant, je vais te dire quelque chose de très très impopulaire, c’est que tu ne devrais pas faire comme je le fais. Voilà, tu ne devrais vraiment pas toucher à cette classe d’actifs. L’immobilier c’est bien, la bourse c’est bien, les cryptos à la limite si on va être un petit peu plus funky, pourquoi pas ? C’est bien aussi.
Et je vais t’expliquer à la fin pourquoi je décide quand même de le faire, pourquoi je vous dis de ne pas le faire et pourquoi moi je vais le faire.
Alors, c’est vrai qu’il y a un gros fantasme. On nous parle de Stripe, Airbnb… C’est des exemples que j’aime souvent citer puisqu’ils sont passés par le Y Combinator en 2009, l’un en été 2009 et l’autre en hiver 2009 si je ne dis pas de bêtises.
Aujourd’hui, les investisseurs se sont gavés. Tu as Airbnb qui est coté en bourse et qui pèse des dizaines de milliards. Tu as Stripe qui attend d’être coté en bourse, mais qui vaut aux dernières nouvelles 159 milliards de dollars.
Donc tous ceux qui ont investi dans ces boîtes au moment où elles sont passées au sein du Y Combinator, je peux te dire qu’ils ne se sont pas achetés qu’une seule Lamborghini. Ils sont très contents. Ils ont fait des multiples en fois quelques milliers. Ils vont gagner énormément d’argent.
Alors ça a pris du temps. Ça a pris pour Stripe plus de 10 ans. Airbnb, je ne sais plus précisément quand est-ce qu’ils ont été introduits en bourse. Ça a pris du temps.
Mais encore une fois, les meilleures choses prennent toujours du temps. En tout cas, les fortunes les plus solides, comme j’aime le dire, prennent toujours du temps. Et c’est vrai qu’on parle tout le temps, voilà, de tout ce qui a marché. On parle des belles réussites. Notamment si tu vas sur LinkedIn, tu as toujours l’impression que toutes les start-up du monde entier réussissent sur LinkedIn, sans parler de Twitter.
Bref, tu as toujours l’impression qu’il n’y a que des gens qui gagnent mais il n’y a jamais personne qui perd. On ne voit que les survivants, on ne voit jamais ceux qui perdent.
Alors que la réalité, c’est qu’il y a quand même beaucoup plus de gens qui perdent que de gens qui gagnent dans le monde des start-up. En tout cas, au niveau des start-up en elle-même, puisqu’en tant qu’investisseur, on a cette capacité à pouvoir diversifier, se créer un portfolio diversifié qui limite grandement nos risques.
Mais en tant que start-up isolée, évidemment le fondateur de la start-up en question, il a lui beaucoup plus de chances de perdre parce qu’il n’a qu’une start-up en portefeuille, c’est son petit bébé, et il faut que ça marche ou sinon il perd tout, et il a dédié sa vie à ça.
Nous en tant que VC, en tant qu’investisseurs, on a cette chance de pouvoir faire un portefeuille diversifié : 20 positions, 50 positions, 100 positions, bref, autant que tu peux le faire. Et il ne faut pas oublier qu’on a quand même une distribution extrême en start-up. C’est ce qu’on appelle la loi de puissance.
Prenons un exemple tout simple, tu fais 100 investissements. Bon allez, j’ai vraiment tiré les traits volontairement, même si je ne suis pas d’accord avec les stats que je vais te donner, mais tu as compris que dans cette vidéo, je suis là pour te faire peur.
Tu vas avoir 60 start-up qui vont te générer une perte totale, qui ne vont rien donner. Tu en as 30 qui vont stagner, qui ne vont pas mourir, mais ce qu’on appelle des « zombicornes », donc des boîtes qui survivent, qui font vivre leurs fondateurs, qui sont même profitables, mais où tu sens qu’en tant qu’investisseur, tu ne vas pas pouvoir aller chercher un gros exit.
Tu en as 8 qui vont te générer des exits mais des petits gains, donc pas ce que tu es forcément venu chercher. Et tu en as peut-être 2, allez, ou 3, qui vont te faire la totalité de ton rendement qui vont vraiment être des succès, voir des moonshots.
Donc des moonshots, c’est vraiment des très très gros multiples, un truc qui était à la base sur le papier très risqué avec peu de chances de réussir mais qui à la fin a fonctionné et qui t’a produit quelque chose de juste exceptionnel.
Donc encore une fois, c’est une loi de puissance. Un petit nombre d’événements va produire la majorité des résultats. C’est un investissement, un pari asymétrique. Et c’est pour ça qu’il faut être conscient que la majorité de tes investissements, même si sur le papier, ils te paraissent évidemment beaux, sexy, rentables et avec de la perspective dans le futur, et bien tu as de fortes chances que la majorité de tes investissements ne produisent rien. Okay ?
Alors également un très très gros point à avoir en tête, c’est que l’illiquidité, elle est très très souvent sous-estimée. Quand tu investis dans une boîte en start-up aujourd’hui, il faut être conscient que tu vas être bloqué 5 à 10 ans, peut-être même plus.
Aujourd’hui, les investisseurs de Stripe, ça fait plus de 10 ans. Alors sur le papier, ils sont tous très riches, mais ils attendent encore cet événement de liquidité. Alors quand tu t’appelles Stripe, tu as des marchés secondaires qui sont développés, tu as des fonds d’investissement qui veulent racheter tes positions pour consolider. Donc tu aurais une porte de sortie à ce stade parce que la boîte, elle est déjà très mature.
Mais ce que je veux dire, c’est qu’en général voilà, tu ne peux pas revendre comme tu veux. Ce n’est pas Binance où tu peux revendre ton BTC quand tu veux. Ce n’est pas Interactive Broker où tu revends ton action Nvidia, Facebook, Alphabet, comme tu veux. Voilà. Ce n’est pas que tu sors en 2 secondes comme tu l’as décidé.
Et ce qui se passe, je l’ai remarqué, ça fait maintenant 10 ans que je « vends » des trucs autour de l’argent à des particuliers sur internet. La plupart des particuliers surestiment leur patience. Donc quand tu les as au téléphone, ils te disent tous : « Oui, j’ai compris. Les actions à dividendes, c’est un investissement long terme. Les start-up, c’est un investissement long terme. »
Ils surestiment leur patience mais ils sous-estiment leur stress. C’est-à-dire que souvent après quelques mois, parfois même que 2-3 mois, 6 mois, parfois au bout d’un an, 2 ans, ça y est, ça commence déjà un petit peu à bégayer.
Ça se dit : « Ah mais en fait les actions à dividendes, c’est quand même plus long que ce que j’avais imaginé. Ça fait déjà quelques mois que j’ai investi et j’ai l’impression que ‘je ne suis pas déjà millionnaire’. » C’est normal.
Pareil avec les start-up. « Ça fait déjà 2 ans que j’ai investi, j’ai planté plusieurs billes et il y déjà du capital qui est sorti de mon compte en banque et je n’ai encore rien gagné. » C’est normal aussi.
Donc mais en fait voilà, beaucoup de particuliers, la majorité, la plupart surestiment leur patience. Sur le papier, ils pensent qu’ils sont capables de, mais en fait en réalité, quand le temps passe et que rien n’arrive en retour ou pas assez rapidement, ils commencent à bégayer et même à quitter la classe d’actifs.
Je l’ai vu plus d’une fois que ça soit dans les actions à dividendes ou les start-up. Ça vient et ça part parce que le manque de patience est vraiment très très fort. Également, ce que je constate c’est que tu as beaucoup de particuliers qui « jouent » à la roulette avec les start-up.
Souvent un particulier, il va arriver. Il va se dire : « Allez, j’ai 10.000 à investir. » Il va investir dans quelques start-up souvent qui proviennent de levées de fonds communautaires. Donc en France, il y en a eu quelques-unes. Je ne vais pas les citer. Mais tu as des start-up qui décident d’ouvrir le capital à leurs clients, à leur communauté en disant : « Voilà, vous êtes nos meilleurs ambassadeurs. Vous êtes déjà nos clients. Vous nous connaissez. Vous nous faites confiance. On ouvre notre capital à vous. On fait une levée de fonds communautaire. »
Et souvent ça plaît énormément à ces clients, à ces ambassadeurs qui adorent la boîte et qui veulent évidemment être « actionnaires » parce que c’est « stylé ». Et donc ils y vont, ils investissent, ils font comme ça : 1, 2, 3 deals et pas plus. Ils s’arrêtent là.
Ils n’ont aucun deal flow. Ils n’ont aucune vision future pour aller investir dans d’autres deals. Et en gros, ils ont fait 2-3 investissements. Ils ont investi 5.000, 10.000 et ils s’arrêtent là.
Et donc en fait statistiquement, comme on le disait auparavant avec la loi de puissance et le fait que c’est un investissement asymétrique, statistiquement c’est comme s’il jouait à la roulette en fait. Parce que si tu vas au casino et que tu paries sur le rouge ou sur le noir, c’est quasiment pareil en fait.
Parce que tu n’as pas assez de diversifié, tu n’as que 2 ou 3 start-up en portefeuille, et donc ça c’est évidemment un très très gros risque que prennent beaucoup beaucoup de particuliers dans cette classe d’actifs.
Donc encore une fois les émotions sont à mettre de côté. Ce n’est pas parce que c’est une boîte que tu adores, chez qui tu es client, que tu connais le fondateur, que tu le suis sur Instagram ou sur LinkedIn que cette boîte va aller au bout du chemin.
Il y a tellement de choses qui peuvent venir entraver son futur, surtout en ce moment à l’heure de l’IA où il y a plein de boîtes qui grossissent très vite mais aussi plein de boîtes qui étaient là depuis longtemps et qui meurent en ce moment très vite. Donc il faut faire très attention.
Également autre point, c’est que les structures juridiques sont souvent très mal comprises au niveau des particuliers. Donc si je te parle de SPV, de Safe, de notes convertibles, de préférence de liquidation, de clause anti-dilution etc., il y a fort à parier que tu ne serais pas forcément en mesure de m’expliquer très simplement comment ça fonctionne, ni même de savoir ce que c’est précisément ce que je viens de te citer. Pourtant, c’est extrêmement important.
Tu ne peux pas investir dans une start-up sans avoir compris ce que c’est un Safe. Comment ça s’active, comment ça se déclenche, c’est quoi les discounts, c’est quoi les valorisations pre-money et post-money, comment tu es protégé de la dilution dans certains cas etc.
C’est pour ça que j’ai écris mon livre « La Magie des start-up » où je t’explique de A à Z cette classe d’actifs, comment elle fonctionne et toutes ses particularités. Parce qu’on parle souvent encore une fois des licornes, des x 100, des x 200, de comment on peut gagner beaucoup d’argent, de la loi de puissance.
Ça c’est les « bases » mais on te parle beaucoup moins souvent des « pay-to-play », des liquidations de préférence x 1, x 2 etc., x3, c’est quoi un bridge round. C’est très important de savoir tout ça. Si tu ne sais pas tout ça, ça ne sert à rien d’investir dans une start-up.
Donc souvent, malheureusement, encore une fois, le particulier va arriver. Il va faire une levée de fonds communautaire avec son fondateur chouchou qu’il suit sur LinkedIn depuis longtemps.
Il a investi dans 2 deals. Il ne comprend pas c’est quoi un SPV. Il ne sait pas où elle est structurée, peut-être si elle est structurée à Londres, aux États-Unis, à Singapour, il ne sait pas. Bon, c’est super important.
Encore une fois, tu n’investis pas dans l’immobilier sans savoir c’est quoi les conditions, ce que tu achètes etc. Bon, c’est pareil en bourse.
Également, le coût d’opportunité, il est « gigantesque ». Imagine ce scénario. Et là, je vais vraiment te dégoûter peut-être, je n’en sais rien. Imagine, tu bloques 100.000 $ pendant 10 ans. Donc pendant 10 ans, tous les ans, tu investis 10.000 $ et tu mets 1.000 $ par start-up. Donc tous les ans, tu fais 10 deals.
Je te dis 1.000 $ par start-up, ça peut te paraître très très peu, mais en fait, c’est ce qu’on propose au sein d’Insolent Capital. Tu peux investir aussi peu que 1.000 $ par start-up. Donc c’est vraiment extrêmement accessible. C’est à peu près 850 – 900 € peut-être aujourd’hui.
Et donc tu bloques voilà 10.000 $ par an. Sur 10 ans, ça fait 100.000 $ et toutes tes start-up font zéro. Donc là vraiment, je te fais des scénarios catastrophiques qui n’ont vraiment pas de chance d’arriver. C’est impossible. Ça serait vraiment ne pas avoir de chance, voilà, d’avoir vraiment la « poisse ». Mais imaginons.
Pendant ce temps-là, tu as le NASDAQ, je ne sais pas, il double, il fait x 2. Tu as des dividendes qui auraient pu travailler pour toi et te générer du cashflow tous les mois, tous les trimestres, être réinvestis, te permettre d’acheter plus d’actions etc.
Tu aurais pu acheter, je ne sais pas, de l’immobilier, faire de l’apport pour un immeuble et avoir des lots qui se remboursent avec du cash-flow positif. Et là, tu te dis : « Merde, mon coût d’opportunité, il a été gigantesque parce que tout ce que j’ai perdu dans les start-up aurait pu être investi ailleurs et générer du cash-flow ou générer du capital, générer du patrimoine. »
Donc il y a aussi ça à penser à chaque fois que tu fais un investissement. Quel est mon coût d’opportunité ? Ce que je mets ici, comment aurait-il pu travailler si je l’avais mis ici ? Donc voilà, je ne te dis pas qu’il faut toujours être all-in dans une classe d’actifs.
Il faut toujours diversifier, avoir de la start-up, avoir de l’immobilier, pourquoi pas ? Même si je n’ai plus du tout envie d’en avoir. Mais avoir de la bourse, avoir des cryptos, avoir pourquoi pas des comptes à terme, je n’en sais rien. Mais il faut toujours quand même penser au coût d’opportunité. Okay ?
Alors maintenant, avec tout ce que je te dis, tu pourrais te dire : « Mais Raph, là, tu es en train de me décourager. Tu es en train de me dégoûter. » Peut-être que tu avais lu mon livre « La Magie des start-up », peut-être que tu te disais : « Pourquoi pas ? Ça peut être une façon de diversifier dans mon patrimoine. J’ai déjà de l’immobilier. J’ai déjà un CTO, un PEA. J’ai déjà du Bitcoin. J’ai déjà ci, j’ai déjà ça. J’en perds mes mots. J’ai un peu trop de cash qui traîne. Je sais que ce n’est pas bien. Il y a l’inflation, je voudrais le placer. Je voudrais l’investir et pourquoi pas les start-up ? »
Alors pourquoi, moi, j’ai investi quand même malgré tout ce que je viens de te dire. Il faut savoir que jusqu’à présent, j’ai investi à peu près déjà je crois presque 1 demi-million, donc presque 500.000 $ de capital personnel dans les start-up. Donc c’est déjà beaucoup d’argent.
Pour l’instant, je n’ai encore rien récupéré mais c’est normal. On est sur un portefeuille qui n’est pas suffisamment mature pour prétendre à avoir des exits intéressants. Et avec les membres d’Insolent Capital, on a déployé plusieurs millions de dollars sur lesquels je suis évidemment intéressé puisque si les membres d’Insolent Capital gagnent de l’argent, en fait, à la sortie je vais également gagner de l’argent. C’est ce qu’on appelle le « carry fee »
Donc là également, si tu ne connais pas ce terme, c’est extrêmement important de comprendre ça. Tout ce qui est frais de gestion, carry fee, j’en parle encore une fois dans mon livre La Magie des start-up.
Mais tout ça pour te dire, pour te la faire courte que je suis « incentivé ». J’ai un intérêt à faire en sorte que tous les deals qu’on fait ensemble avec Insolent Capital, et bien on gagne beaucoup d’argent puisque si on gagne beaucoup d’argent à la fin je vais récupérer un petit pourcentage de ces bénéfices parce que c’est moi qui ai proposé le deal aux investisseurs.
Donc tout ça pour te dire qu’on a investi au total des millions et des millions de dollars dans des start-up et que bon a priori, je n’ai pas encore perdu la boule. Je n’ai pas l’Alzheimer. Je n’ai pas une maladie dégénérative au niveau de mon cerveau, et en tant qu’investisseur, si j’ai fait tout ça, c’est parce que je pense que je peux gagner beaucoup d’argent.
Alors, pourquoi je l’ai fait ? De un, parce que j’ai une base d’actifs qui est déjà solide. J’ai de l’immobilier. J’ai des actions à dividendes. J’ai des parts dans des entreprises diverses et variées. J’ai du cash. Qu’est-ce que je ne t’ai pas dit ? J’ai des cryptos. Donc j’ai déjà une base d’actifs solide et diversifiée.
Je peux absorber une perte totale. Si demain mes 250.000, alors 500.000 $ au total, plus quelques millions avec Insolent Capital, si on perd tout ça, imaginons le pire des scénarios. Je perds tout ça, je peux absorber cette perte totale. Ça ne va pas m’empêcher de poser du pain et de l’eau sur la table. Je vais continuer de manger, je vais continuer de vivre. Il n’y a aucun souci.
Ça va me faire chier. Et bien sincèrement, ça va me faire chier parce que ce n’était pas pour ça que je suis venu. Mais, je ne vais pas devenir « SDF », tu vois. Je ne vais pas me mettre à mendier dans la rue pour du pain. Donc je peux me permettre.
Là encore, c’est très important d’investir dans cette classe d’actifs si c’est de l’argent dont tu n’as pas besoin. Si c’est de l’argent dont tu as besoin dans 6 mois, 1 an, 2 ans, 5 ans, n’investis pas dans cette classe d’actifs.
Également, le plus important également dans cette classe d’actifs, c’est d’avoir accès à du deal flow international. Si tu as simplement accès à des levées de fonds communautaires, comme on vient de l’évoquer tout à l’heure, avec ton fondateur préféré qui te propose d’investir dans sa boîte et que tu n’as pas accès à du deal flow en temps normal, ne le fais pas. Parce qu’en fait c’est le plus important dans cette classe d’actifs d’avoir accès à du deal flow de qualité.
En fait, même si tu voulais trouver du deal flow, ça ne serait pas très dur. Tu vas sur LinkedIn, tu vas sur Reddit. Tu peux trouver des fondateurs qui vont mettre des messages qui vont dire : « Je lève des fonds pour ma start-up. » Tu pourrais leur donner de l’argent et tu pourrais avoir du deal flow.
Et encore une fois, ce deal flow, il faut qu’il soit qualitatif. C’est pour ça que nous on investit uniquement au sein du Y Combinator qui est le meilleur accélérateur de start-up au monde. Dans la Silicon Valley, aux États-Unis, à San Francisco. Stripe, Airbnb, Reddit, Instacart, Coinbase, Twitch sont des boîtes qui sont sorties du Y Combinator, que tu connais très probablement.
Et donc nous, on a accès à ça et on a investi uniquement au sein du Y Combinator. Donc c’est pour ça que ça nous donne déjà un avantage compétitif sur tous les autres investisseurs parce qu’on a les meilleurs start-up du monde entier, là où tous les meilleurs investisseurs du monde entier veulent investir.
Donc ça c’est déjà aussi pour ça que je le fais, parce que si je n’avais pas accès au Y Combinator, très sincèrement, je ne le ferai pas. Parce qu’investir dans des start-up « mid », qui sont pas terribles, ça ne sert à rien. C’est une garantie de perdre son argent.
Par contre, je sais que j’ai accès au Y Combinator, donc aux meilleurs cerveaux du monde, et donc je sais que mes probabilités de gagner de l’argent sont bien plus élevées.
Également, ce qui fait que je le fais, c’est que mentalement et psychologiquement parlant, j’ai accepté déjà que 80 % de mes boîtes échouent. Donc j’ai une boîte qui fait faillite dans mon portefeuille, et ça m’est déjà arrivé, ça me fait ni chaud ni froid.
Très sincèrement, il y a une semaine et demi à peu près, j’ai appris qu’une start-up de mon portefeuille du Pakistan, non Y Combinator, donc, c’était à l’époque où Insolent Capital n’existait même pas. C’était à l’époque où je n’investissais pas encore que dans le Y Combinator. J’ai appris il y a une semaine et demie qu’une boîte dans laquelle j’avais investi au Pakistan est morte.
C’est cool. Okay, c’est bien. La vie continue et je sais que mon portefeuille prend maturité et ça me fait ni chaud ni froid. Okay ?
Également, j’ai 10 % max à peu près, je crois 15 % en ce moment, d’exposition aux start-up dans mon portefeuille, dans mon patrimoine. Donc c’est limité.
C’est-à-dire que ce n’est pas tout mon patrimoine. Jamais je n’irai mettre 100 % de mon patrimoine. Donc c’est ce que je te recommande d’ailleurs, d’avoir une poche de 5 – 10 – 15 % grand max de ton patrimoine dans des start-up. Ça me paraît être un ratio tout à fait acceptable et qui ne mettra pas en péril ton patrimoine.
Également j’ai un horizon de 10 ans. Donc je ne suis pas là à me dire : « Il faut à tout prix je gagne de l’argent dans 6 mois ou dans un an. » Ça serait vraiment une très très grosse erreur. Et également, j’ai une compréhension technique de comment ça fonctionne.
Je sais comment structurer un deal. Je sais où est la boîte qui a permis de prendre des parts dans la start-up in fine, puisqu’on ne prend jamais des parts en direct dans la start-up. On crée d’abord une boîte intermédiaire dans un pays, que ça soit Singapour, États-Unis dans la majorité des cas, et ensuite on est actionnaire de cette boîte.
Donc il faut comprendre tout l’environnement de comment c’est structuré. C’est extrêmement important. Okay ?
Et donc en fait quand tu as compris tout ça et que tu pars avec ces « expectations », avec ces attentes qui ne sont pas démesurées et qui sont raisonnables et bien, tu as toutes les chances de faire en sorte que ça se passe bien.
Donc La Magie des start-up, pour reprendre le nom de mon livre, ça existe. Ça peut littéralement avec un seul deal te rendre millionnaire, multimillionnaire, te faire gagner énormément d’argent. Et au fond de moi, je suis intimement convaincu que les start-ups vont me faire gagner des millions de dollars.
Mais par contre La Magie des start-ups, ça existe uniquement pour ceux qui ont « compris » que la magie, ça coûte cher.
C’est-à-dire qu’il faut être conscient, il faut accepter que tu vas avoir de la casse. Il ne faut pas arriver là en disant : « Ouais, moi je veux gagner sur tous mes deals et je ne veux surtout pas accepter la moindre perte. » Bah non, ça, ça n’existe pas. Et pour le coup, la magie, elle va disparaître très très vite.
Donc voilà, ce n’est pas pour tout le monde. La conclusion, c’est que ce n’est pas pour tout le monde. Si tu fais partie des 5 à 10 % des gens qui ont compris comment fonctionne cette classe d’actifs, tu l’as compris, je peux potentiellement t’aider à investir dans les start-up du Y Combinator.
Avant ça, je te recommande très chaudement de lire d’abord mon livre La Magie des start-up. Ça sera dans la barre de la description ci-dessous. C’est 552 pages de contenu au sujet des start-ups, du venture capital, du private equity. Je te parle du Y Combinator. Je te parle de comment on structure les deals, je te parle des risques, je te parle des bénéfices potentiels.
Bref, c’est vraiment extrêmement complet. Je pense très sincèrement que c’est le livre de référence en francophonie sur le monde des start-ups puisqu’il y a littéralement rien d’autre. Donc je te laisse le lire et ensuite avec grand plaisir on se fera un appel ensemble entre toi et moi. Tu ne parleras à personne d’autre. Voilà, ce ne sera pas un closer.
Je ne sais pas pourquoi il y a un train qui passe comme par hasard.
Tu ne parleras pas à un closer ou à quelqu’un d’autre. Ce sera vraiment entre toi et moi puisque je m’assure que tous les gens qui rejoignent le club Insolent Capital aient d’abord discuté avec moi pour être sûr que ce soit un bon profil, un bon fit et voilà, qu’on n’ait pas des gens qui ont des attentes démesurées par rapport à ce qu’on peut produire la classe d’actifs.
Bref les amis, je pense que je t’ai plus ou moins tout dit dans cette vidéo. Au plaisir d’échanger avec toi et je te dis à très très vite, je l’espère, dans une prochaine vidéo et pour potentiellement faire des deals ensemble. Ciao ciao.





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