Start-up : tu vas tout perdre si tu fais ces 2 choses…

Investir dans des start-up peut sembler attirant mais il est très facile de se mettre un boulet au pied et de perdre tout son argent. Dans cette vidéo, je partage 2 choses que tu dois à tout prix éviter si tu veux drastiquement réduire ton risque de perdre de l’argent en investissant dans des start-up.

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Start-up : tu vas tout perdre si tu fais ces 2 choses…

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Retranscription de la vidéo :

Lorsque j’ai certains d’entre vous au téléphone pour investir dans les start-up, je vous demande toujours si vous avez déjà investi dans des start-up auparavant.

On fait un peu connaissance, j’évalue un peu votre profil, votre patrimoine, les actifs auxquels vous avez déjà touché. Et parfois certains d’entre vous me disent que vous avez déjà investi dans des start-up, et bien souvent, ce sont des start-up qui ont quelques points en commun, françaises et issues de levées de fonds communautaires.

Dans cette vidéo, on va voir ensemble pourquoi si vous investissez en dehors des États-Unis et en dehors du Y Combinator, le meilleur accélérateur de start-up au monde, celui dans lequel on investit exclusivement avec les membres d’Insolent Capital, on va voir pourquoi vous êtes « déjà mort » dans le film.

Je ne vais pas me baser sur des inventions. On va aller sur l’ordinateur, on va regarder noir sur blanc des études, des simulations qui ont été réalisées ce que ça donne entre ceux qui investissent aux États-Unis et ceux qui investissent par exemple en Europe ou au UK et ceux qui investissent dans le Y Combinator et ceux qui n’investissent pas dans le Y Combinator.

Vous allez voir que dans une classe d’actifs déjà parfois un peu risquée, en tout cas plus risquée que l’immobilier ou la bourse, vous allez voir que la différence peut-être gigantesque entre ceux qui investissent à un endroit et ceux qui investissent à un autre endroit. Bref, je ne vais pas plus vous teaser.

Nous sommes aujourd’hui ici en direct de Chine, Zhengzhou. Je ne sais même pas le prononcer. C’est un endroit que personne ne connaît, un endroit où personne ne vient. Mais vous me connaissez, on est toujours là où les autres ne vont pas pour essayer de comprendre un petit peu comment fonctionne ce monde.

Et on se retrouve sur l’ordi. Allez les amis, on se retrouve comme prévu sur l’ordinateur où on va regarder deux études. La première, c’est celle-ci qui vient de a16z, un très très gros investisseur très réputé que vous connaissez peut-être et sûrement aux États-Unis. Et ensuite, on va regarder cette étude qui est en anglais mais qu’on va traduire ensemble.

« On hitting the bullseye ». Il fallait vraiment que je fasse une vidéo là-dessus parce que c’est trop important les différences qu’on peut constater entre États-Unis et Europe, et même entre ceux qui vont investir dans le Y Combinator et ceux qui n’investiront pas dans le Y Combinator.

Vous êtes investisseur comme moi, vous voulez aller là où vous avez le plus de chances de gagner de l’argent et même j’ai envie de dire beaucoup d’argent.

Alors, je sais qu’en France, on est très chauvin. On adore dire qu’il faut investir en bourse en France ou en Europe. On adore dire qu’il faut investir dans nos start-up françaises. Les amis, encore une fois, si c’était là où on gagnait le plus d’argent, c’est évidemment là où j’investirais en tant que Français.

Je suis très pragmatique,. Si aujourd’hui, c’est les États-Unis où on gagne le plus d’argent, c’est là-bas que j’investis. Si demain c’est ailleurs, c’est là-bas que j’irai investir.

Cet article, il est écrit par un monsieur qui s’appelle Jared Heyman qui est le GP, le General Partner de Rebel Fund. Moi personnellement, je suis le GP de Insolent Capital et donc ce monsieur est le GP d’un véhicule, enfin voilà,  d’un club d’investisseurs, si on peut dire ça comme ça pour simplifier.

Et si vous avez lu mon livre La Magie des start-up, vous savez à quel point j’apprécie ce monsieur. Et je ne vous en dis pas plus. Très sincèrement, faites-vous un cadeau en ce début d’année. Lisez ce livre La Magie des start-up, 552 pages. Vous allez comprendre beaucoup mieux qui est ce monsieur qui a un lien très particulier avec le Y Combinator.

Bref, je vous fais un gros teasing mais franchement, vous comprendrez mieux une fois avoir lu La Magie des start-up. C’est dispo sur Amazon également et c’est pour ça que je tiens vraiment à vous traduire cet article parce que c’est un monsieur que je respecte énormément au sein du Y Combinator et qui m’inspire énormément.

Alors on ne va pas perdre de temps, je vais d’abord commencer par la petite étude ici tout simplement parce que ça va être extrêmement rapide.

On voit sur cette étude qui commence à partir de 2020 jusqu’à 2025 voire même fin 2025, que on peut voir en fait la progression, la rapidité d’exécution, on va dire, des start-ups entre celles qui sont américaines, européennes et celles qui viennent du Royaume-Uni.

Donc pour les start-up américaines, on est à 1400 %. Pour l’Europe, on est à 600 % ici et pour le UK, on est à 500 %.

Donc, on voit très clairement que les start-up américaines vont beaucoup beaucoup plus vite que leurs concurrents, j’allais dire, mais que leurs compères plutôt, on va dire. Et les raisons, c’est quoi ? C’est que généralement, on a une adoption beaucoup plus rapide de la technologie aux États-Unis. Si vous êtes allé aux États-Unis et si vous connaissez un petit peu la Silicon Valley, vous savez que ça va très très vite d’un point de vue tech.

Également aux États-Unis, on a beaucoup moins de régulations par rapport à l’Europe où ça semble être vraiment, on va dire, sa spécialité. On a une taille de marché évidemment qui est beaucoup plus grosse aux États-Unis, donc on a un plus gros marché intérieur dans lequel vendre.

Et puis également, on va dire la capacité, la volonté de dépense des Américains est beaucoup plus élevée également que chez nous en Europe. Les Américains, c’est des spenders. Moi, j’aime bien dire avec mes potes en général que ce sont des dérégleurs de marchés parce que partout où ils vont, ça tip, ça mord, ça envoie, ça dépense. Ils ont un pouvoir d’achat qui est vraiment élevé à l’échelle du monde, que ce soit aux États-Unis, mais que ce soit en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud, partout où ils vont, ils ont du pouvoir d’achat en général.

Et si vous comparez un salaire français ou européen à un salaire américain, il y a des très très gros écarts pour des taf qui sont plus ou moins les mêmes. Donc on peut le voir déjà sur ce graphe qui vient encore une fois de a16z, un très très gros investisseur réputé aux États-Unis que les start-up américaines vont bien plus vite.

Donc ça c’est déjà intéressant puisqu’on sait très bien qu’avec les start-up, on cherche à faire de l’hyper-croissance. On cherche justement aller très vite. Donc il faut qu’il y ait de la vélocité. Okay.

Ensuite, on va passer sur on va dire le cœur de la vidéo. Ce fameux article, cette fameuse étude qui a été faite par Jared Heyman qui est donc le GP de Rebel Fund ici.

Et en fait, son postulat de départ, c’est de se dire que le débat le plus houleux, le débat le plus gros, on va dire, dans l’industrie du venture capital, dans l’industrie de l’investissement, dans les start-ups, c’est de se dire est-ce qu’il faut qu’on ait un portefeuille de start-up qui soit large et diversifié d’au moins 70 start-up ici en point de référence ou est-ce que au contraire, il faut qu’on ait un portefeuille concentré d’un petit nombre de start-up, par exemple 10 à 20 start-up ? Qu’est-ce qui est le mieux pour les investisseurs ? Okay ?

Là, il nous dit que Rebel Fund, eux, ils investissent en général dans 150 start-up par fonds, qu’ils investissent dans le top 10 des start-up du YC parce que ce sont elles le top 10 % qui va générer 96 % de la performance pour les investisseurs. Okay ?

Alors Jared, lui il est très clair, il est très unanime. Il va te dire que c’est vraiment la stratégie du portfolio diversifié qui fonctionne le mieux pour les investisseurs et qui va te permettre de réduire ton risque, et qui va te permettre d’avoir le plus de performance.

Pourtant, il y a plein aujourd’hui d’investisseurs institutionnels, donc ceux qui ont les poches lourdes, ceux qui ont plein d’argent qui disent le contraire et qui font le contraire. On va voir pourquoi. Ils ont peut-être un intérêt que les investisseurs eux-mêmes comme nous n’avons pas. Okay ? On va voir ensemble juste après.

Alors là, il nous dit qu’il avait écrit un autre article auparavant, qu’il avait partagé que l’investissement dans les start-up suit une loi de puissance et que en ayant réalisé une simulation de Monte Carlo, donc c’est le fait de faire plein de simulations de plein de portefeuilles différents et de voir ce que ça donne, et bien il avait trouvé que finalement un large portefeuille de start-up était la stratégie optimale lorsqu’il s’agissait d’investir dans les start-ups du Y Combinator.

Dans ce post, on va voir ensemble avec une aide visuelle comment tout ça se calibre, on va dire. Et pour ça, il utilise, vous savez, cette cible quand on va jouer aux fléchettes ou quand on va tirer avec un gun, et bien on a une cible, et l’idée c’est de tirer directement dans le cœur de la cible, là où c’est bien rouge.

Donc, on va vraiment illustrer ça avec une cible tout simplement pour vous montrer comment les répartitions peuvent se faire dans cette classe d’actif. Donc ça, c’est comme si on avait toutes les start-ups du Y Combinator sur une période qui va de 2005 à 2018.

Chaque circle, chaque cercle, chaque rond, chaque vous m’avez compris, représente un range. Ça va être dur de switcher de l’anglais vers le français, mais va représenter une fenêtre, on va dire, de valorisation pour illustrer la répartition et la distribution des start-up.

Ce qui se passe ici, c’est qu’au centre ce sont les décacornes. Donc les start-up qui valent plus de 10 milliards de valorisation. Ça représente environ 1 % des start-ups du Y Combinator et la valorisation médiane, donc 50 % au-dessus, 50 % en dessous, on va dire que c’est tout simplement 20 milliards. Okay ?

Ensuite, le cercle un peu moins rouge ici, ce sont les licornes. Les fameuses licornes, celles qui valent entre 1 milliard et 9,9 milliards de dollars. Ça représente à peu près 6 % des start-ups du YC. Donc encore une fois, c’est un chiffre qui est énorme par rapport à la moyenne de l’industrie. On verra un petit peu plus loin pourquoi. Et on va dire que la valorisation médiane, c’est 2 milliards.

Ensuite, là où c’est un peu plus rose, ce sont les boîtes qui valent plus de 100 millions de dollars. Donc entre 100 millions et 999 millions de dollars, c’est à peu près 20 % des boîtes du YC, et on considère une valorisation médiane de 400 milliards de dollars.

Et ici en gris, ce sont voilà les non outliers, celles qui « sont insignifiantes », qui valent moins de 100 millions de dollars. Donc c’est 80 % des boîtes du YC, et la valorisation médiane c’est 10 millions de dollars.

Donc très clairement, tomber dans la zone grise c’est pas intéressant. Ce n’est pas là où on va gagner de l’argent. C’est vraiment pas où on veut être. On va être évidemment là où c’est bien rouge. Okay ?

« As a GP », donc « as a general partner », son objectif et mon objectif également en tant que GP de Insolent Capital c’est d’aller taper là dans le rouge le plus au centre possible. Pareil quand on va faire du tir, pareil quand on joue aux fléchettes. Okay. Le problème c’est que c’est très difficile comme il le dit ici.

Mais par contre, si on arrive à aller pile au milieu, le payoff, le résultat, les bénéfices vont être énormes si on arrive à aller toucher ça. Okay ?

Ensuite, ce qu’il a estimé ici, ce sont les multiples nets qu’on peut  obtenir en fonction de la zone qu’on va aller toucher en considérant une entrée moyenne en termes de valorisation de 20 millions de dollars. Donc ce qui se fait classiquement lors d’une seed au sein du Y Combinator. On ne va pas se mentir, ces derniers temps c’est un poil plus mais ça reste cohérent pour la simulation. Et 50 % de dilution jusqu’à l’exit, ce qui est également extrêmement cohérent. C’est ce que j’intègre personnellement de mon côté également, c’est 50 % de dilution à partir du moment où on a investi en seed jusqu’à potentiellement une IPO. Okay ?

Donc si on touche encore une fois en plein cœur ici, on va faire un multiple de x 500. Si on touche une licorne, on va faire x 50. Si on touche le pink, 100 millions et plus, on touche, on va faire 10 fois. Et si on touche la zone grise, on va faire zéro encore une fois pour être conservatif dans son étude, même si en réalité on ne ferait pas fois 0 mais potentiellement un petit multiple. Okay ?

Alors il a basé ses multiples sur la médiane plutôt que la moyenne pour être encore une fois conservatif. Okay ?

Ensuite, ce qu’il a fait, c’est que il a développé un petit script où ça va générer automatiquement des tirs, des boulettes pour déterminer ce que ça pourrait donner sur plein de simulations en fait où voilà, les tirs sont tirés un petit peu au hasard, et c’est ce qu’on appelle des simulations de Monte Carlo.

Dans cette première hypothèse, ce qu’il a fait, c’est qu’il a tiré 150 shots. On peut le voir ici, 150 shots avec une précision de 0.10, donc 10 %. Et le résultat, ça a été qu’il a chopé 4 décacornes, 10 unicornes, 29 à 100 millions et plus et 107 qui ont « rien fait », qui sont tombés dans la zone grise et le multiple a été de 18,6 fois. Okay ?

Donc 10 % pour revenir sur ça ici, il le précise, c’est très proche d’avoir de la chance. C’est-à-dire que 0 % c’est comme si c’était simplement aléatoire, on avait de la chance. Et 100 % c’est comme si on savait dès le début quelle start-up allait produire un résultat et qu’on allait taper dans le rouge immédiatement.

Okay ? Mais en tout cas, il repart sur son postulat de base que voilà, il fait 150 investissements dans chacun de ses fonds, uniquement dans les start-up du YC et il a considéré 10 % en termes de précision.

On voit donc que 70 % n’ont pas du tout été dans le rouge, 70 % sont tombés dans la zone grise et pourtant il a quand même tapé 4 décacornes. Donc c’est énorme. 10 unicornes, c’est excellent également, et 29 boîtes qui sont valorisées à plus de 100 millions de dollars. Donc x 18, c’est franchement un très très bon résultat.

Maintenant, il fait la même simulation toujours sur des boîtes du YC mais en étant beaucoup plus concentré parce que rappelez-vous, le postulat de base c’était de dire : « Est-ce que c’est mieux d’être concentré ou est-ce que c’est mieux d’être diversifié et d’avoir un large portefeuille ? » Cette fois-ci pareil, voilà que 10 shots, que 10 tirs, la même précision et là il y a zéro décacorne, il y a 2 unicornes, il y a une boîte valorisée à 100 millions et plus et il y a 7 boîtes qui ne font rien. Et le multiple général c’est 11 fois.

Donc on voit que c’est moins bien qu’avant et pour autant ça reste quand même très très bien puisque je pense qu’il le dit juste après. 70 % des tirs sont tombés dans la zone grise. On a eu 2 licornes, une boîte qui a fait… deux boîtes au-dessus de 100 millions de valorisation et on a fait x 11.

Donc c’est franchement encore très très bien. Franchement sur cette simulation, on ne va pas se mentir, les chiffres ont été plutôt très bons et il y a eu vraiment de la chance. Mais c’est ce qu’il dit ici, c’est que cette simulation elle est very lucky. Il y a eu beaucoup de chance parce que ça veut dire qu’en gros il a eu 20 % de licornes. C’est énorme. Il a eu deux licornes ici sur 10 shots.

Donc c’est un taux de 20 % de licornes, c’est trois fois la moyenne du YC. Puisqu’on a vu auparavant la moyenne du YC, c’est à peu près 6 % de licornes, ce qui est déjà excellent, ce qui est déjà énorme. Et là, dans ce portefeuille, dans cette simulation, il y a 20 %.

Donc ce n’est pas normal. Il y a eu beaucoup de chance et pour autant ça produit quand même moins de performance que la simulation d’avant qui était beaucoup plus diversifiée. La raison, c’est que il y a pas eu de décacorne. Donc ici il y a eu zéro décacorne alors qu’avant dans la grosse dans la simulation qui a été vraiment diversifiée, il y en a eu quatre et voilà.

En gros, il dit que c’est normal parce que c’est extrêmement rare d’avoir une décacorne et que en ayant fait seulement 10 tirs, il ne fallait pas s’attendre à avoir une décacorne. Et également ce qu’il dit c’est que s’il y avait eu ne serait-ce que une de ces deux licornes qui étaient tombées dans la zone grise ici, la performance du portefeuille aurait été divisée par de démontrant toute la fragilité en fait du portefeuille qui a trop peu de positions. 10 positions, c’est beaucoup trop faible. Okay ?

Maintenant qu’on a vu ce qui se passe au sein du YC entre un portefeuille qui est vraiment diversifié et un portefeuille qui est concentré, on va considérer des investissements qui sont faits en dehors du Y Combinator.

Donc en dehors du Y Combinator, le taux de licornes, ce n’est plus 6 % mais c’est seulement 1 à 2 %. Okay ? Donc c’est 3 fois moins que le Y Combinator. Donc déjà là on comprend que potentiellement ça va moins bien se passer.

Pour l’étude, on considère un taux de 1,5 %, donc pile entre les deux. Et on considère que le ratio de décacornes, d’unicornes et de boîtes qui valent plus de 100 millions, c’est grosso merdo le même en termes de ratio par rapport au Y Combinator. On va considérer que le multiple il est deux fois plus supérieur à celui du Y Combinator.

Donc là, c’est clairement une hypothèse qui est très généreuse. Pourquoi ? Parce que généralement les valorisations sont beaucoup plus faibles quand on investit en dehors du Y Combinator. Donc on avait considéré que nous on investissait sur une valorisation de 20 millions de dollars. Je ne sais plus c’est où.

Ici. On avait considéré une valorisation d’entrée de 20 millions de dollars pour une boîte du Y Combinator. Pour une boîte qui n’est pas du Y Combinator, on va considérer 10 millions de dollars de valorisation parce que c’est comme ça. Quand tu n’es pas estampillé Y Combinator, ta valorisation est beaucoup plus basse. On peut voir l’inverse aussi. Quand tu es estampillé Y Combinator, la valorisation d’office, elle est beaucoup plus élevée.

Donc là, c’est un postulat qui est quand même cool pour la simulation et pour l’étude parce qu’on donne une condition qui est beaucoup plus avantageuse.  

Voilà. Et donc là, on a shooté encore une fois 150 tirs sur un portefeuille diversifié, toujours la même précision de 0.10 et on voit qu’on a zéro décacorne, 3 unicornes, 10 boîtes qui valent plus de 100 millions et 137 qui n’ont rien donné. Et le multiple général du portefeuille, c’est 3,33. Okay ?

Qu’est-ce qu’on peut voir ? On peut voir donc les multiples sont deux fois plus élevés. Rappelez-vous, nous on avait 550 10 fois mais là c’est 2 fois plus élevé parce que tout simplement on a considéré une valorisation d’entrée qui était beaucoup plus faible, deux fois plus faible.

Par contre, ce qu’on peut voir également c’est que la zone grise, elle est beaucoup plus élevée parce qu’on a dit que le taux de licorne, ce n’est plus 6 % mais c’est 1,5 %.

Donc ce qui fait qu’on a une zone grise qui est beaucoup plus élevée. C’est beaucoup plus dur d’aller taper à l’intérieur dans le rouge. Alors qu’avec les boîtes du Y Combinator ici, on voit qu’on a 6 % de taux de licornes en moyenne. Donc aller toucher au milieu, ça reste normalement beaucoup plus simple. Ce n’est pas normalement, c’est factuel. Okay ?

Et donc là, on voit que c’est un petit peu catastrophique parce que on a tiré vraiment dans les mêmes conditions, le même nombre de tirs, la même précision et pourtant on ne fait que x 3. C’est ce qu’il va dire ici.

Maintenant que nos investissements se font en dehors du Y Combinator, les cercles rouges sont beaucoup plus petits et on a les mêmes conditions de départ mais par contre les résultats sont bien pires, même si on a considéré des valorisations d’entrée beaucoup plus faibles.

Donc encore une fois, c’est pas parce que tu as une valorisation d’entrée plus faible que c’est plus simple et que tu vas gagner plus d’argent. Encore une fois, je l’ai souvent dit parce que c’est un des arguments anti Y Combinator.

Les gens disent : « Oui, c’est n’importe quoi. Les valorisations au sein du Y Combinator sont beaucoup trop élevées. C’est impossible d’aller gagner de l’argent avec ce genre de valorisation etc. Mais encore une fois,  c’est bien la valorisation, mais franchement, ce n’est pas ce qui fait la différence quand on investit en seed ou en préseed. À ce stade d’investissement, ce qui compte, c’est la qualité des boîtes, des start-ups et surtout des fondateurs. Et donc là, on le voit très bien avec cette étude.

Dans cette simulation, il y a eu zéro décacorne, il y a eu 3 licornes, il y a eu 10 boîtes au-dessus de 100 millions et voilà, tout est logique par rapport aux statistiques et le retour, il est seulement de 3 fois, ce qui est également très typique pour un portefeuille diversifié, généraliste au stade de la seed. Okay ?

Cette simulation démontre parfaitement ici que ce qui peut marcher dans un environnement ne marche pas forcément dans un autre environnement en fonction des conditions qu’on lui a appliquées. Okay ?

Maintenant, on va faire la même simulation qu’auparavant. Rappelez-vous, on a commencé en étant très diversifié puis très concentré au sein du Y Combinator. Donc maintenant, on est en dehors du Y Combinator. On a fait très diversifié, maintenant on va faire très concentré.

Donc là j’imagine que vous voyez la catastrophe arriver. On ne fait seulement que 10 tirs, même précision et même multiple potentiel x 1000, x 100 etc. Par contre là, on a zéro décacorne, on a zéro licorne, on a seulement une boîte qui vaut plus de 100 millions et on a 9 boîtes qui ne génèrent rien du tout et le multiple total x 2.

Donc là c’est que c’est franchement pas terrible. C’est-à-dire que là il y a rien du tout comme il le dit ici. Donc multiple général de X 2 et en gros, il dit que ça retourne tout juste le capital aux investisseurs après les frais et rien du tout, pas de quoi se vanter du tout lors d’une petite soirée networking en gros.

Et donc il conclut sur le fait que c’est bizarre pourquoi il y a plein de fonds d’investissement ou d’institutionnels qui te disent que investir dans des portefeuilles concentrés c’est la meilleure des choses quand on voit très clairement par la simulation ici que c’est très difficile de produire quoi que ce soit.

Donc là, il se pose la question : pourquoi autant d’institutionnels ont ce genre de stratégie ? Et il dit qu’en fait, même si c’est extrêmement compliqué en fait d’avoir une licorne ou une décacorne avec seulement 10 ou 20 investissements, si c’est le cas, sa performance va être tellement incroyable, tellement spectaculaire que ça va être facile pour lui d’aller refaire un nouveau fonds et de relever de nouveaux fonds parce qu’il aura eu un succès tellement démesuré que tout le monde va vouloir lui redonner de l’argent.

Et si jamais ça ne se passe pas comme prévu parce qu’on vient de voir que finalement c’est ce qui a quand même le plus de chance de se passer, c’est que ça ne se passe pas du tout comme ça et qu’il ait zéro licorne, zéro décacorne. Et bien ce n’est pas grave parce que pour l’institutionnel, ce qui va se passer c’est qu’il partira toujours de là avec des millions de dollars en frais de gestion parce que en fait ce qui se passe, c’est que quand on investit dans un fonds d’investissement vous avez des frais de gestion de 2 % par an et généralement la durée de vie d’un fonds, c’est 10 ans.

Donc au bout de 10 ans, vous allez payer 20 % de frais de gestion. Donc plus le fond il est gros, plus il y a des actifs sous gestion, et plus les frais de gestion pour le GP vont être énormes. Parfois des millions ici de dollars de frais de gestion qui sont dans tous les cas gagnés pour le GP.

Nous, la façon dont on le fait avec Insolent Capital, on n’a pas de frais gestion parce qu’on fait des SPV, on fait des investissements uniques un par un, un par un, un par un, un par un.

Alors qu’avec le fonds d’investissement, ils vont lever tous les fonds au début, et ensuite le GP va, on va dire, investir à sa discrétion dans les start-up sans demander aux investisseurs. Donc nous, on n’a pas de frais de gestion mais pour les fonds d’investissement, c’est pour ça qu’ils préfèrent faire en fait des portefeuilles concentrés parce que soit ça se passe très bien et ils sont considérés comme des génies et ils vont relever un deuxième fonds, soit ça se passe mal et dans tous les cas, ils ont pris des millions de dollars en frais de gestion.

Et après, il le dit également, c’est également beaucoup plus facile de faire 10 à 20 investissements plutôt que d’en faire 100. Parce que si tu dois en faire 100, ça veut dire qu’il faut parler à 100 fondateurs, voire 200 fondateurs si c’est des équipes. Il faut faire la due diligence pour 100 start-up. Alors que si tu en as que 10 à faire, c’est quand même beaucoup plus rapide et beaucoup plus simple.

Donc là, il dit voilà, « don’t shoot the messenger », ne me tirez pas dessus. Je ne fais que dire la vérité. C’est évidemment une vérité qui ne plaira pas aux fonds d’investissement et aux institutionnels, mais c’est la vérité.

Ensuite, qu’est-ce qu’il nous dit de plus ?

Donc dans toutes les cibles, ce qu’on a fait auparavant, on a gardé la précision de 10 %. Mais il dit également que dans le monde réel, c’est une variable qui est extrêmement importante. C’est-à-dire que si tu es capable de bien viser, il y a des gens qui savent bien viser, et bien ça peut avoir un très très gros impact évidemment sur ta performance finale à la fin.

Donc maintenant, il dit voilà, imaginons que on a la capacité de viser comme un dieu et que on a une précision de 100 %. C’est-à-dire que on sait exactement que la start-up dans laquelle on va investir c’est celle qui va devenir une décacorne.

Donc voilà, on peut faire un seul investissement, on sait que cet investissement va être une décacorne. Donc ça ressemblerait à ça. On fait un investissement, la précision c’est 100 % et boum, on tape la décacorne et là, le multiple sera de x 500. Donc là, c’est magnifique. C’est super simple. On prend son multiple de 500 fois. On peut prendre son jet privé tout en or et c’est terminé.

Par contre, malheureusement dans le monde dans lequel on vit, ça n’existe pas puisque personne ne peut savoir lorsqu’on investit en seed si telle ou telle start-up va devenir une décacrone et valoir plus de 10 milliards de dollars, c’est littéralement impossible. Okay ?

Et même Rebel, puisqu’en fait c’est pour ça que je les adore, ils ont un algorithme, ils font de l’analyse quantitative où grâce à l’IA et au machine learning, ils arrivent à faire passer toutes les anciennes boîtes du Y Combinator dans leur algorithme et ils arrivent à déterminer s’il y a des critères qui font que potentiellement une boîte a plus de chances d’aller jusqu’au bout du chemin parce que elle a ci ou elle a ça, ou les fondateurs ont fait ci ou on fait ça, et bien même eux finalement ils peuvent pas savoir à la fin quelle start-up ira au bout.

Il le dit : « Même avec notre outil qui est ultra puissant, ultra sophistiqué grâce à l’IA et au ML, on ne sait pas et on rate encore plein de start-up qui sont excellentes à la fin mais qu’on n’a pas réussi à identifier au tout début lors de la seed ».

Okay. Donc le mieux qu’un investisseur peut espérer en seed, c’est d’être un peu mieux que la moyenne et d’éviter ce qu’on appelle la sélection adverse parce que ça c’est vraiment le pire. Tu as beau avoir une précision magnifique, mais si tu as une sélection adverse et que ta précision c’est zéro, donc exactement la même chose que d’avoir de la chance, et bien ça ne va pas du tout bien se passer à la fin.

Et on peut même avoir une précision qui est négative. Ici, il le dit par exemple : Vous pouvez avoir repéré des start-up dans lesquelles vous souhaitez investir mais que vous n’arrivez pas à obtenir simplement parce que les start-up du Y Combinator, ont encore une fois la chance de pouvoir choisir leurs investisseurs et de dire à untel ou un tel « Non, on te veut pas parce que tu nous apportes moins de valeur que un autre investisseur. » Okay ?

Donc c’est la difficulté également d’investir au sein du Y Combinator, c’est que vous avez beau vouloir investir et avoir la capacité d’investir dans le Y Combinator, parfois il y a des start-up qui sont hors de portée.

Ça m’est arrivé plus d’une fois d’avoir repéré des start-up par exemple au sein du Y Combinator qu’on n’a pas parce que soit on n’a pas l’accès, soit parce qu’ils ont déjà trop d’argent et ils ne peuvent plus lever ou soit parce qu’ils préfèrent un autre investisseur. Donc c’est également toute la difficulté.

Vous avez beau pouvoir viser très très bien, si celle que vous voulez avoir dans votre viseur « ne veut pas de vous », ça fait une sélection adverse et potentiellement une précision négative. OK ?

Qu’est-ce qu’il vous dit ici ?

Donc là, il vous fait avec une précision de zéro. Donc là, il vous dit également qu’on peut avoir une précision négative comme je viens de vous l’expliquer également. Et dans ce cas-là, voilà, à – 0,20, ça change totalement la donne par rapport à une précision qui est ici de 0 qui est donc égale à la chance. Et on a à la fin multiple de 3,50. Alors qu’ici, avec une précision négative, on a un multiple de simplement x 0. On a rien touché, on a eu que des zones grises. Okay ?

Et il dit que malheureusement, c’est un scénario qui est assez fréquent, c’est que vous avez un retour de zéro ici. Vous avez rien fait forcément de mauvais. Vous avez simplement eu de la sélection adverse parce que vous n’avez pas pu avoir accès aux start-up auxquelles vous souhaitiez avoir accès.

Lui, il dit que maintenant grâce à sa réputation et le fait qu’il soit vraiment bien implémenté au sein du Y Combinator, ça ne leur arrive pas parce qu’il ils sont extrêmement connus et ils ont quasiment un taux de 100 % de win rate. Donc ça veut dire que chaque start-up qu’ils ont envie d’avoir, ils réussissent à l’avoir parce qu’ils sont connus et que n’importe quelle boîte du Y Combinator a envie d’avoir Rebel Fund en tant qu’investisseur parce qu’ils sont réputés. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Okay ?

Là, je ne vais pas vous lire la fin parce que ce n’est pas le plus intéressant, mais je pense que vous avez compris en tout cas l’idée générale de cette étude. L’idée générale à retenir justement en termes de conclusion, c’est de se dire que si vous investissez dans un portefeuille concentré, on l’a vu ici, vous avez beaucoup moins de chances d’avoir un résultat à la fin plutôt que d’avoir un portefeuille diversifié.

Donc, comme je le dis tout le temps aux membres d’insolent Capital, faites le plus d’investissements possible. Quand vous rejoignez le club, ne faites pas de sélection. Faites tous les deals, c’est du Y Combinator, c’est des deals qui ont été vraiment analysés et présélectionnés.

Encore une fois, si vous avez lu le livre, vous comprenez ce que je voulais dire. Mais faites tous les deals, ne faites pas de sélection, ça sert à rien. Il faut en avoir le plus possible et ensuite on ne sait jamais laquelle ira au bout du chemin. Malheureusement, dans la vie d’une start-up, il peut se passer beaucoup de choses.

Certaines décollent très fort et ensuite ralentissent très fort. Certaines partent lentement et ensuite décollent très très fort. Voilà, c’est imprévisible. Donc il faut en avoir le plus possible. Et encore une fois sur la question d’investir en Europe, en France ou aux États-Unis et dans le Y Combinator, la question ne se pose pas, on l’a vu ici. Le taux de licornes au sein du Y Combinator, c’est 6 %.

Dans l’industrie, c’est entre 1 et 2 %. Donc est-ce que vous avez envie d’avoir 3 fois plus de chance de taper une licorne ? Normalement oui. Donc il faut investir dans le Y Combinator. Évidemment, le problème c’est que le Y Combinator, on n’y va pas comme on va sur Leboncoin ou Binance pour acheter un bien immobilier ou du Bitcoin.

Le Y Combinator, il y a des gens qui sont millionnaires qui aimeraient pouvoir investir dans le Y Combinator mais qui ne peuvent pas parce qu’ils ont pas accès. Donc encore une fois, il faut trouver des portes d’entrée grâce à Insolent Capital. C’est ce que je vous propose puisqu’aujourd’hui j’ai accès au Y Combinator et on investit exclusivement au sein du Y Combinator.

Mais voilà, si vous n’avez pas accès au Y Combinator ou qu’Insolent Capital, c’est trop cher pour vous etc., ne faites rien d’autre. N’investissez pas dans des start-up en France ou ailleurs parce que vous avez accès. Ça serait vraiment une très mauvaise idée et surtout la meilleure façon de perdre son argent puisque on l’a vu a priori ça va pas forcément aller très très loin en termes de multiples.

Pour vous également dans La Magie des start-ups, j’en parle en long et en travers des différents marchés, de leur typologie. J’en parle voilà du marché français, européen et américain et je vous démontre par A + B que investir en France et en Europe, c’est probablement pas la meilleure idée.

Bref, les amis, cette vidéo est déjà suffisamment longue, je pense. Je vous mets dans la barre de description comme d’habitude les liens, aussi bien pour récupérer La Magie des start-up que pour rejoindre Insolent Capital.

Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me la poser dans la barre de commentaires ci-dessous. J’ai essayé d’être le plus clair possible. C’est vrai que ce n’est pas évident de switcher entre l’anglais et le français pour vous expliquer tout ça, mais normalement c’est quand même globalement assez clair.

Je vous dis à très très vite pour une prochaine vidéo. Ciao ciao !

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