Dans cette vidéo, je vais répondre à 5 questions générales qui reviennent régulièrement autour des start-up. Au sujet :
- Quels multiples peut-on espérer ?
- Combien de temps ça prend pour gagner de l’argent ?
- Dans quels types de fondateurs investissons-nous ?
- Comment se passe un exit en général ?
- Faut-il un gros patrimoine pour investir dans les start-up ?
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#startup #ycombinator #insolentcapital
5 questions générales (et réponses) sur les start-up
Retranscription de la vidéo :
Les amis, bienvenue sur cette nouvelle vidéo dans cette salle de réunion de patron là, tout en haut d’une tour ici en Chine. Je ne sais pas si tu verras bien, c’est plutôt pas mal pollué, on ne va pas se mentir. On est quand même au 38e étage si je ne dis pas de bêtises, dans le lounge de chez Tonton Marriott, et on va répondre à cinq questions que j’ai reçues au sujet des start-up.
Alors, c’est un peu une vidéo fourre-tout puisque en réalité, j’ai reçu un petit mélange de questions que j’ai centralisé en cinq grandes questions principales auxquelles je vais répondre dans cette vidéo.
Donc, je te lis les messages, les questions que j’ai reçu comme prochain thème de vidéo, peut-être pourrais-tu parler des multiples espérés en toute transparence – toujours les amis – du nombre d’années que cela peut prendre des fondateurs de manière générale et bien évidemment de comment se passeront les choses lors d’exits.
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Les multiples espérés
« Peux-tu expliquer que ce n’est pas pour monsieur ou madame tout le monde qui peut investir en start-up ? Car si je ne me trompe pas, tu dois déjà avoir un gros patrimoine pour être accepté dans le cercle d’investisseurs. »
En réalité, c’est un peu plus fin que ça. On va répondre également à cette question très importante. Donc ça fait cinq axes de réponses, cinq grandes questions, cinq grandes thématiques auxquelles je vais répondre puisque c’est vrai qu’encore une fois cette classe d’actifs est très très peu comprise.
Donc on va essayer un petit peu de démystifier tout ça. Mon livre La Magie des start-up dans la barre de description permet cela d’ailleurs avec 552 pages de contenu, et on va répondre à la première question qui est en termes de multiples. Qu’est-ce qu’on peut espérer ?
Alors, il faut savoir qu’en start-up, si tu regardes les chiffres, la médiane est très mauvaise mais la moyenne est excellente parce qu’évidemment, il y a toujours un petit nombre de start-up qui par leurs performances exceptionnelles va venir tirer la moyenne très fortement vers le haut.
Mais si tu regardes la médiane, 50 % au-dessus et 50 % en dessous, c’est assez timide. Pourquoi ? Parce qu’encore une fois, on suit ce qu’on appelle en start-up une loi de puissance. Une loi de puissance, c’est qu’un tout petit nombre d’événements va produire des résultats exceptionnels, et la grande majorité des événements ne va rien produire. On ne va presque pas le sentir.
Donc en fait, tu n’arrives pas à accepter ça en start-up, ça va être très très dur pour toi d’investir dans les start-up puisqu’il faut être conscient que par exemple si tu investis sur 10 – 20 – 30 – 40 -50 – 100 start-up, peut-être que seulement une minorité de tes investissements, une, deux ou trois start-up, va produire la quasi-totalité de la performance de ton portefeuille.
Donc par exemple à titre perso, j’ai 103 start-up en portefeuille. Je suis extrêmement conscient qu’a priori sur la taille de portefeuille que j’ai, j’ai moins de 10 start-up qui vont vraiment produire un résultat signifiant.
Je ne dis pas que les 93 autres ne vont rien produire, elles vont sûrement pour certaines se faire racheter etc., mais ça sera pas le résultat que je suis venu chercher. Ça ne va pas être le résultat qui va m’impressionner. Ça ne va pas être un multiple qui va me faire dire : « Waouh, j’ai bien fait d’investir dans cette start-up. »
Bon, c’est comme ça, c’est le jeu, c’est une loi de puissance. Si on n’arrive pas à accepter ça en start-up, il faut aller sur l’immobilier, il faut aller sur la bourse, il faut aller sur d’autres choses, il faut aller sur le livret A mais pas sur les start-up.
Donc c’est également pour ça que j’investis uniquement au sein du Y Combinator, le meilleur accélérateur de start-up au monde dans la Silicon Valley puisque eux leurs chiffres sont excellents, leur taux de licornes donc de boîtes valorisées à plus d’un milliard de dollars – et si tu réussis à avoir des licornes dans ton portefeuille, tu vas gagner beaucoup d’argent – leur taux à eux il est de 6 %. Là où la moyenne du marché c’est 1,5 à 2 %.
Donc si tu fais les maths, ça veut dire que le Y Combinator est en mesure visiblement et c’est factuel, c’est sur le terrain, de produire trois fois plus de licorne que la moyenne du marché.
Donc je ne sais pas si ça te plaît mais en tant qu’investisseur, j’ai envie d’avoir un avantage, on va dire concurrentiel sur le reste du marché. Et donc investir au sein du Y Combinator, c’est d’office, avoir un avantage concurrentiel.
Alors évidemment, on n’investit pas dans le Y Combinator comme on veut. Ce n’est pas on va sur Leboncoin ou sur Binance ou sur Kraken et on achète des boîtes du Y Combinator. Ce n’est pas de cette façon que ça marche dans le monde des start-up. Dans le monde des start-up, il faut avoir accès justement à ces start-up. On en parlera un petit peu plus loin.
Mais en tout cas, si vous le pouvez, vous devez investir au sein du Y Combinator puisque le taux de survie est bien plus élevé que la moyenne. Okay ?
Donc ça c’est sur la première question sur les multiples espérés. Alors, je n’ai même pas forcément répondu, mais on va dire que dans toutes les boîtes dans lesquelles on investit avec Insolent Capital, je vais uniquement sur des deals où on peut faire 100 fois et plus.
C’est largement défendable. C’est-à-dire qu’on investit généralement entre 20 et 30 millions de valorisation post-money, et on estime que la boîte peut « à la fin » valoir 2 à 3 milliards de dollars, ce qui est loin d’être déconnant pour les boîtes technologiques dans lesquelles on va. Il y a même des deals sur lesquels très sincèrement je pense qu’on peut faire x 500, x 1000, x 5000 mais on reste calme, on reste voilà tempéré.
Le but, ce n’est pas non plus de vendre du rêve. Le minimum c’est x 100 largement possible. Alors je sais que pour un cerveau de Français et on m’a déjà fait la critique de dire : « Raph, tu fais… tu promets monts et merveilles, x 100 c’est impossible, c’est limite des propos mensongers ».
Bon les amis, je sais qu’entre les États-Unis et la France, il y a un grand fossé et ça se ressent dans la mentalité. Oui, faire x 100 aux États-Unis, d’autant plus dans le Y Combinator, c’est largement possible.
En France, les x 100, est-ce qu’il y en a déjà eu ? C’est la grande question. On ne va pas rentrer dans ce sujet-là. Ne me lancez pas les amis, sinon ça va mal se passer.
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Le temps que ça prend
Donc ça c’était la première question, c’était sur les multiples espérés. La deuxième chose, c’est sur le temps que ça prend, le nombre d’années. Donc bon, je ne vais pas vous mentir, c’est une classe d’actifs où c’est long.
C’est-à-dire qu’avec les actions à dividendes, par exemple, tu investis dans une action le trimestre prochain, même dans les 3 mois qui suivent, tu peux déjà percevoir un premier dividende. Avec les start-up, c’est totalement l’opposé puisque on dit qu’en général la grosse moyenne, c’est 5 à 7 ans pour commencer à espérer pouvoir réaliser un événement de liquidité.
Mais en réalité, si je vous dis très sincèrement la vérité, c’est que vos plus gros succès prendront probablement plus que 5 à 7 ans, peut-être 10 ans, peut-être même plus.
Ça peut paraître fou mais si on regarde par exemple le processeur de paiement Stripe que tu connais peut-être si tu es entrepreneur en ligne qui est passé d’ailleurs par le Y Combinator, eux ça doit faire maintenant je crois a 12 – 13 – 14 – 15 ans, je sais plus. J’en perds le suivi carrément mais ça fait très longtemps.
Alors évidemment pour un investisseur qui aurait investi en seed comme nous on le fait avec Insolent Capital, le multiple il est insane. Là on parle d’un multiple je crois x 1000, x 2000, x 3000.
J’aurais dû reprendre les chiffres avant la vidéo, mais tout ça pour te dire que en gros, plus c’est long plus c’est bon. Et on parle toujours de start-up les amis.
‘Voilà ça peut être frustrant. Ça fait déjà peut-être 8 – 9 – 10 ans que tu as investi dans la boîte. Tu sais que sur le papier ça vaut énormément d’argent. Tu sais qu’elle t’a rendu millionnaire voire multimillionnaire. Mais pour autant, tu ne peux pas, on va dire concrétiser cette cet argent sur ton compte en banque. Alors, comment on fait dans ces cas-là ?
C’est vrai que ça peut être frustrant. Dans ces cas-là, en fait, ce qui se passe, c’est qu’il y a tellement de fonds d’investissement qui sont intéressés pour venir consolider leur part dans ce genre de boîte qui sont devenues extrêmement matures, que tu as possibilité de sortir sur ce qu’on appelle le marché secondaire et de revendre en fait tes parts à un fonds d’investissement avec une petite décote évidemment parce que le fonds d’investissement lui, il prend tes parts mais il a toujours le jeu de la non liquidité de ses parts.
Et lui, le fonds d’investissement, il va attendre l’introduction bourse que toi tu attends depuis longtemps. Donc tu vas pouvoir lui revendre avec une petite décote. Mais crois-moi que tu auras quand même déjà fait ton multiple plus d’une fois et tu seras déjà très content.
Donc il y a quand même des moyens de sortir quand tes boîtes deviennent très matures et que ça fait un petit moment qu’on attend une IPO qui prend du temps à se matérialiser.
Donc voilà, il faut être conscient que ça prend du temps. Ce n’est pas du tout un produit de rendement immédiat. Si tu veux du rendement immédiat, il y a la bourse, il y a l’immobilier encore une fois, ce n’est pas du tout un placement de confort où on revend quand on veut, on récupère son argent quand on veut, pas du tout.
C’est du capital bloqué illiquide et avec une information asymétrique en permanence. C’est-à-dire que bon en bourse, tout est transparent. En immobilier, si c’est ton bien immobilier, tu sais ce qui se passe. En start-up, malheureusement, tu peux parfois même en tant qu’investisseur ne pas toujours être tenu au courant de tout ce qui se passe, de toutes les discussions, de ce qui se passe tout en haut au niveau de la start-up.
C’est comme ça, c’est le jeu, il y a une asymétrie d’information.
Donc voilà, il faut être conscient que c’est une classe d’actifs, ou si tu as l’habitude de penser dans ta vie, dans tes investissements en jours, en trimestres, ce n’est pas du tout pour toi. Il faut penser en année.
C’est vraiment quelque chose qui va prendre 5 – 7 – 8 – 10 ans et c’est le jeu. Et c’est pour ça qu’à la fin, on peut gagner beaucoup d’argent parce que ça présente des caractéristiques qui ne sont pas du tout communes par rapport aux autres classes d’actifs.
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Les fondateurs
Parlons maintenant des fondateurs pour le 3è point. Alors ça va peut-être vous paraître bizarre, encore une fois c’est contre-intuitif, mais ce que construisent les fondateurs, l’idée des fondateurs, on s’en fout presque.
Je vais être très sincère avec vous. Ce que je regarde quand j’investis dans une start-up, ce sont les fondateurs. Ce qu’ils sont en train de construire, évidemment, ça m’intéresse. S’il me dit qu’ils vont construire des maisons pour les chats qui sont trop belles et toutes mignonnes, bon, je vais lui dire : « Frérot, tu es bien sympa avec ton idée, mais je suis pas sûr que je vais donner de l’argent. »
Et en réalité, on pourrait presque s’en foutre si le mec derrière il a eu 10 exits à plus d’un milliard de dollars. Bon, on pourrait presque lui faire confiance. Mais je pense que tu as compris ce que je voulais dire.
L’idée à retenir, c’est que le plus important, ce sont les fondateurs. Qui sont-ils ? Qu’ont-ils fait ? Pourquoi on peut leur donner de l’argent ? Et c’est pour ça qu’encore une fois le Y Combinator est ce qu’il est aujourd’hui, c’est que les fondateurs au sein du Y Combinator sont techniquement très solides.
Plus d’une fois, on a investi dans des fondateurs qui ont déjà monté des boîtes qui valent des centaines de millions de dollars, voire même qui ont été des licornes qui ont été rachetées. Des fondateurs extrêmement solides.
Je le dis souvent aux membres d’Insolent Capital : « Franchement, ce fondateur encore une fois qu’est-ce qu’il est insolent. Il a déjà un parcours de malade ». Et on se sent tout petit parfois face aux exploits de ces fondateurs.
Plus d’une fois, je me suis dit : « Mais qui suis-je pour pouvoir avoir la chance de donner de l’argent à ce type ? » Parce que franchement c’est un type à qui tu as envie de dire prends mon argent, fais ce que tu veux. Tu m’as montré plus d’une fois que tu es un fondateur talentueux, que tu sais monter une boîte, que tu sais la mettre en hyper-croissance, que tu sais la valoriser et que tu sais même potentiellement la revendre ou l’introduire en bourse.
Donc le plus important, ce sont vraiment les fondateurs lorsqu’on investit dans des start-up au-delà même de l’idée. Alors évidemment, il faut que l’idée soit totalement pertinente par rapport au secteur, qu’on soit dans un secteur en croissance etc., mais les fondateurs sont très importants.
Un fondateur qui sait pivoter s’il le faut et le Y Combinator enseigne cela très bien leurs fondateurs, des fondateurs qui sont habitués à des environs très compétitifs surtout en ce moment avec l’IA, on voit très bien que ça bouge très très vite.
Donc là, les fondateurs du Y Combinator doivent être extrêmement agiles. C’est ce qui leur est enseigné tout au long de l’accompagnement et c’est ultra-important. Et d’ailleurs ce que j’adore voir moi c’est que toutes les boîtes dans lesquelles on a investi là très récemment avec les membres d’Insolent Capital, ce sont des boîtes, sur le papier, américaines. Mais quand tu regardes les fondateurs, on a plein de fondateurs qui viennent de partout dans le monde.
On a eu des fondateurs, enfin je vois très régulièrement des fondateurs Coréens, de Hong Kong, Indiens, de toute l’Afrique, de Colombie, d’Amérique Latine, d’Amérique du Sud, même parfois Parisiens, UK, bref franchement du monde entier qui vont droit aux États-Unis pour innover, pour entreprendre, pour créer une start-up au sein du Y Combinator pour le marché américain avant de potentiellement s’internationaliser.
Mais c’est pour te dire encore une fois que tous les meilleurs cerveaux vont aux États-Unis. Alors, c’est effrayant pour tous ces pays qui voient leurs cerveaux fuir, mais encore une fois, c’est la loi du marché. Les États-Unis sont le meilleur marché pour créer une start-up. Il y a plein d’argent, il y a plein d’investisseurs, il y a des introductions en bourse, il y a des acquisitions, il y a les plus belles entreprises du monde, il y a des accompagnements, et on ne peut pas leur en vouloir à ces gens d’aller là où c’est le mieux. Tu vois ?
Encore une fois, si tu as le choix de choisir entre la plus belle voiture, la Rolls-Royce toute neuve ou une Twingo qui galère à rouler, qu’est-ce que tu prends ? La Rolls-Royce ? Donc c’est logique.
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Les exits
Quatrième point, lors d’un exit, comment ça se passe ?
Alors, il faut savoir que la majorité des événements de liquidité, donc un exit comme on l’appelle, se feront principalement via ce qu’on appelle une acquisition, et non pas via une IPO, donc une introduction en bourse. Ça veut dire que tu vas te faire racheter ta start-up par une autre entreprise.
Ça peut être demain Mastercard, Meta, je n’en sais rien, qui tu veux en fait, ça dépend du secteur mais c’est souvent des acquisitions qui sont faites.
Là encore une fois, le Y Combinator présente un avantage compétitif indéniable puisqu’ils ont en fait de par leur réputation un réseau d’acquéreurs potentiels et surtout une crédibilité institutionnelle.
Pour un institutionnel, pour quelqu’un, un mastodonte qui souhaiterait racheter une boîte, si ce mastodonte voit que la boîte en question est passée par le Y Combinator et estampillée Y Combinator, tout de suite l’institutionnel est « rassuré ».
On sait qu’il y a eu un vrai suivi, un vrai accompagnement, que les fondateurs sont sérieux, que c’est une boîte qui est « clean », qui est déjà pré-validée dans la due diligence. Ça fait ça fait une grosse différence pour les acquisitions et ça c’est génial. Ça permet de faire des exits « beaucoup plus propres » et voilà.
Mais en tout cas, ce qu’il faut retenir au niveau des exits, c’est que tu ne choisiras pas du tout quand tu sors ni dans quelles conditions. C’est-à-dire que demain, je ne sais pas, tu as monté une fintech, une banque ou que sais-je et tu as un Mastercard qui arrive et qui dit : « Je te rachète 3 milliards, 3 milliards, 1,5 milliard en cash, 1,5 milliard en actions Mastercard. Toi petit investisseur, tu n’auras rien à dire. C’est évidemment ceux qui ont le plus de parts dans la start-up. Et nous ayant investi en seed ou en pré-seed, on sera évidemment minoritaires.
Donc les décisions seront « prises en haut ». Alors évidemment les décisions sont toujours prises dans l’intérêt général de tous les actionnaires. Mais ce que je veux dire par là, c’est que nous en tant que tout petits actionnaires qui avons donné peut-être 100.000 $ lors d’une seed ou d’une pré-seed, on n’aura pas grand-chose à dire. Donc tu ne maîtrises pas du tout non plus dans quelles conditions ni quand sera fait l’exit. Okay ?
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Le capital
Et la cinquième question, c’était : « Est-ce qu’il faut déjà un gros patrimoine ? Vous savez quoi ? Je vais m’asseoir un petit peu parce que là je marche, je marche, je marche dans cette salle et je suis fatigué. Je suis un vieux monsieur.
Alors, est-ce qu’il faut un gros patrimoine ? Est-ce qu’il faut vraiment être blindé pour pouvoir investir dans les start-up ou dans le Y Combinator ? La réalité, c’est qu’il faut surtout autre chose. Ce n’est pas forcément l’argent.
Il faut une tolérance à la perte totale. Vous savez en bourse, en immobilier, on vous dit tout le temps, il y a une perte en capital partiel potentiel. On peut perdre un peu son argent. En investissant, il nous reste 80, on a fait – 20 %. Bon, c’est comme ça, c’est le jeu. Tu as voulu gagner de l’argent, tu as voulu investir, ça ce n’est pas passé comme prévu. Tu en as perdu à la fin, c’est comme ça.
Mais l’idée qu’on passe de 100 à zéro, c’est quand même très rare en bourse ou en immobilier, même si voilà, pourquoi pas, mais c’est quand même très très rare.
En start-up, tout peut se passer mais dans les extrêmes, c’est-à-dire que soit tu fais x 0, soit tu fais x 100, x 10, x 50, x 10000. Bref, c’est quand même assez extrême ce qui peut se passer.
Donc c’est pour ça qu’il faut avoir cette tolérance plutôt, j’ai envie de dire, à la perte totale, cette capacité également à immobiliser du capital longtemps parce qu’aujourd’hui je ne sais pas, tu investis tous les ans 10.000 ou 15.000 € dans les start-up pendant 2 – 3 – 4 – 5 – 10 ans.
Bon à la fin ça fait de l’argent mais tu n’en récupères pas forcément tout de suite. Donc il faut avoir cette capacité très dure psychologiquement pour la majorité des investisseurs à immobiliser du capital longtemps, ne pas du tout avoir besoin de cet argent du coup.
C’est quand même logique mais c’est bien de le répéter parfois. Et être financièrement stable avant d’investir dans des start-up. Si tu galères à payer tes factures à la fin du mois, si tu ne sais pas comment ça va se passer dans 6 mois ou dans un an, tu n’as pas de stabilité dans tes revenus ou du patrimoine qui fait déjà du cash-flow ou des choses comme ça, ça peut être un petit peu compliqué.
Et donc c’est pour ça que je pense que c’est plus important d’avoir compris tout ça plutôt que d’avoir déjà un gros patrimoine, parce que en fait il y a plein de gens qui sont millionnaires, multimillionnaires et qui n’ont pas forcément accès au Y Combinator. Parce qu’encore une fois, comme je le disais un petit peu dans cette vidéo, le Y Combinator ce n’est pas open bar, « j’ai envie d’investir et il y a un site pour ça et je trouve les start-up et j’investis dedans ».
Ça c’est ce qu’on appelle les plateformes où on peut faire des levées de fonds parfois communautaires où on a accès à des deals de plateforme. Mais comme je le dis toujours et comme je l’explique dans mon livre, ce sont les pires deals que tu peux faire. Puisque une start-up qui se retrouve dessus, c’est une start-up qui fait déjà un aveu de faiblesse et qui admet qu’elle n’a pas réussi à convaincre les gros investisseurs comme Y Combinator ou les investisseurs institutionnels, les fonds d’investissement parce que il y a aucune raison légitime, il y a aucun avantage à vouloir se retrouver sur une plateforme, à devoir « livrer » à la plèbe, au peuple, à la foule, finalement l’état financier de sa start-up, ou vis-à-vis de la concurrence également ce qu’on prévoit de faire dans son marché. Il n’y a aucune raison logique.
Donc les deals de plateforme, les amis, ne pensez pas que c’est la facilité et que vous avez trouvé « un hack » pour pouvoir investir dans les start-up sans avoir à payer potentiellement une adhésion à un club d’investisseur ou des choses comme ça. C’est un gros piège, et c’est la seule garantie pour vous de perdre tout simplement votre argent.
Donc au-delà de son patrimoine, le plus dur c’est évidemment d’avoir accès aux start-up, aux meilleures start-up donc notamment celles du Y Combinator. Nous, on a la chance avec Insolent Capital d’avoir accès au Y Combinator. Je vais chercher les deals pour les membres et je les propose aux membres et on fait uniquement du Y Combinator. Donc ça c’est grâce à un réseau que j’ai construit sur toutes ces dernières années.
Mais voilà, tout le monde ne fait pas Y Combinator tout simplement parce que tout le monde ne peut pas faire Y Combinator. Okay ?
En conclusion les amis de cette vidéo, si vous investissez dans les start-ups, faites-le dans le Y Combinator. Ça, il n’y a même pas de débat. C’est trois fois plus de performance que la moyenne du marché. Il faut aller là où il y a de la perf. Okay ?
Ensuite, il faut que ce soit une brique minoritaire de votre patrimoine. N’allez pas mettre 100 % de votre patrimoine dans les start-up, ça serait totalement débile. Ni même 50 %, ni même 20 %. Voilà, je pense que pas plus de 10 %, c’est très bien. Encore une fois, chacun voit midi à sa porte.
Personnellement, j’ai regardé juste avant, j’ai 17,73 % de mon patrimoine dans des start-up. Bon voilà, le truc c’est que ce chiffre-là, il va à peu près rien dire. Si tu as 17 % de 10.000 € ou de 100.000 € ça fait beaucoup. Par contre, si tu as 17 % de – je dis un chiffre au hasard – de 10 millions, ça veut dire que tout ce que tu as encore à côté autre que les start-ups, ça représente en nominal déjà « un petit paquet d’argent » qui te permet d’être bien.
Donc tout dépend également de la taille de patrimoine. C’est vrai que 18 %, ça peut être beaucoup ou pas beaucoup en fonction de la taille du patrimoine.
Il faut être conscient également que c’est donc du pari asymétrique et qu’il faut vraiment aller dans cette classe d’actifs si vous êtes prêts à supporter l’illiquidité, l’échec et surtout l’attente.
Par contre, si tu es prêt à accepter ça, tu l’as compris, les résultats peuvent être extraordinaires et totalement décorrélés de ce que tu pourras avoir dans d’autres classes d’actifs comme l’immobilier, la bourse et même les cryptomonnaies.
Donc voilà, ce n’est pas pour tout le monde comme je le dis souvent. Par contre, si tu as compris comment ça fonctionne sur le long terme, et ce n’est pas pour rien qu’il y a énormément de Family offices de milliardaires qui continuent d’investir dans les start-up, c’est parce qu’ils savent très bien qu’il y a énormément de performance, et très régulièrement l’investissement dans les start-up délivre plus de performance que le S&P 500.
Voilà les amis ce qu’on pouvait dire sur ces questions que j’ai pu recevoir. Comme d’habitude, dans la barre de description, il y a le livre La Magie des start-up que je vous invite très fortement à lire si vous souhaitez investir dans cette classe d’actifs.
Pose-moi tes questions dans les commentaires ci-dessous et on se retrouve très très vite pour une prochaine vidéo. Ciao ciao !





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