7 conseils pour investir dans les start-up du Y Combinator

Les start-up sont souvent une classe d’actifs incomprise. On entend souvent parler de grands risques, d’illiquidité totale ou de temps très longs avant de gagner de l’argent.

Dans cette vidéo, je te partage 7 conseils très importants avant d’investir dans cette classe d’actifs, fruits de mon expérience de plusieurs millions de dollars investis.

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#YCombinator #StartUp​ #VentureCapital

7 conseils pour investir dans les start-up du Y Combinator

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Retranscription de la vidéo :

Comment investir efficacement dans les start-up et plus particulièrement dans les start-up du Y Combinator ? C’est ce dont on va parler aujourd’hui. Dans cette vidéo, je vais te partager 7 conseils que je t’invite fortement à appliquer si tu es débutant dans cette classe d’actifs.

Et on est aujourd’hui en direct alors de La Paz. Je ne sais pas si je peux te retourner la caméra pour que tu puisses voir un petit peu la vue. C’est plutôt sympa. C’est dans les montagnes, 3600 m d’altitude. Donc si je perds un peu mon souffle, c’est normal. J’ai un peu de mal à respirer dans cette ville puisque il faut un petit peu s’acclimater.

Alors 7 conseils. Sii tu ne me connais pas, j’ai investi dans 100 start-up tout pile à l’heure de cette vidéo, majoritairement dans les start-up du Y Combinator. Aujourd’hui, c’est exclusivement dans les start-up du Y Combinator que j’investis puisque c’est le meilleur accélérateur de start-up au monde. Et je vais te partager 7 conseils, sii tu es débutant et que tu ne maîtrises pas du tout cette classe d’actifs pour que tu puisses l’appréhender de la meilleure des façons.

Je t’invite également à lire la barre de description puisque j’ai écrit un livre de 550 pages sur cette classe d’actifs. Donc après l’avoir lu, tu seras mieux formé que 99 % des Français, ce n’est pas difficile et même de la majorité des professionnels de cette classe d’actifs. Okay ?

1. Capital à investir = capital perdu

Premier conseil, c’est de traiter, on va dire, le capital que tu vas investir comme étant du capital perdu. Ça peut paraître difficile.

Personne n’a envie d’investir dans un actif, que ce soit la bourse, l’immobilier ou les start-up, en se disant que son capital, il est déjà « perdu », qu’on fait un X 0 dans son imaginaire sur ce capital. Mais c’est réellement l’idée qu’il faut avoir avec les start-up puisque une fois vous avez investi, vous êtes dans ce qu’on appelle un actif illiquide. On ne peut pas revendre quand on veut sa start-up, ses actions de sa start-up. Il faut qu’il y ait un événement de liquidité qu’on ne maîtrise pas du tout puisque celui-ci c’est soit une introduction en bourse, soit une acquisition par une autre entreprise.

Donc en sachant que ça prend en moyenne 5 à 7 ans, parfois même plus, parfois moins, mais parfois plus, et bien il faut être conscient dans sa tête de se dire que : « Okay, ce que j’investis là maintenant, c’est du capital que je ne peux pas toucher, retrouver quand je le souhaite. Donc considérer ce capital comme étant perdu. Ça c’est le premier point.

2. Loi de puissance

Le deuxième point, c’est et bien de considérer que on est dans une loi de puissance. Donc la loi de puissance, c’est l’idée de se dire qu’un petit nombre de phénomènes va produire la majorité des résultats.

Cette loi de puissance, elle s’applique dans plein d’autres sphères dans la vie, mais dans les start-up, elle est d’autant plus vraie qu’en fait, tu vas voir des performances qui vont être générées par un petit nombre des start-ups de ton portefeuille.

Toutes les start-up de ton portefeuille ne généreront pas de performance. Ça c’est illusoire. Il ne faut pas se dire : « J’investis dans 10 start-up et il faut à tout prix que les 10 me font gagner de l’argent ». C’est impossible. Ça va être peut-être une start-up ou deux sur tes 10 – 20 – 30 positions qui vont te faire gagner de l’argent. Il y a rien de mal à ça. C’est juste que ça fonctionne comme ça et il faut le comprendre.

Donc généralement quand j’ai des gens que j’ai au téléphone pour rejoindre le club Insolent Capital avec lequel on investit tous ensemble dans les start-up du Y Combinator, on me demande parfois et très souvent : « Combien je dois investir par start-up. Est-ce que je dois varier les montants ? »

Et je dis tout le temps : « Voilà, mieux vaut mettre 20 fois 1.000 $, donc dans 20 start-up différentes, que mettre une seule fois 20.000 $ ». Parce que même si tu as une très grosse conviction dans une start-up, rien ne te garantit que cette start-up va aller jusqu’au bout et produire un événement de liquidité.

Donc plutôt que de mettre 20.000 $ dans une seule start-up, fait plutôt 20 chèques de 1.000 dollars puisque un seul en capital, on peut investir aussi peu que 1000 $ dans une start-up. Et au moins, tu as 20 lignes, tu as planté 20 fois des graines, tu as planté 20 arbres qui potentiellement vont pouvoir devenir de très très grosses chaînes et te produire un événement de liquidité à terme.

Donc ça c’est vraiment l’approche à ne pas oublier, la loi de puissance, un petit nombre de tes start-up va produire la quasi-totalité de ta  performance.

3. Ne pas surpondérer les start-up

Ensuite, le troisième point, ça va être de se dire qu’on ne surpondère pas les start-ups dans son patrimoine. Souvent, on me demande également combien je dois avoir de start-up dans mon patrimoine. Parfois, on se pose la question avec les cryptos ou avec tout ce qui est actif un petit peu plus risqué : « Combien je dois m’autoriser de start-up par rapport à la taille de mon patrimoine ? »

Je pense que ne pas dépasser 20 %, c’est un très très bon repère. D’ailleurs, c’est ce que font les Family Office. Donc les Family Office, c’est  les plus grandes familles du monde qui investissent dans « tout et n’importe quoi », mais elles allouent en général à peu près 20 – 21 % – en tout cas, ce sont les chiffres de 2024 – dans ce qui est start-up.

Donc je pense que pour toi, c’est également très très bien. 10, 15, 20 %, pas plus, c’est un bon repère. Ça permet d’avoir une partie de ton patrimoine qui est dynamique et qui peut potentiellement te générer un très gros retour sur investissement puisque les deals qu’on fait nous tous ensemble du Y Combinator, j’estime que je peux faire minimum x 100 et plus. Donc c’est un très gros retour sur investissement.

Évidemment, il faut attendre, évidemment, il y a du risque mais ça permet d’avoir une poche dans son patrimoine qui permet d’aller chercher potentiellement beaucoup de performance, bien plus que l’immobilier, les start-up et potentiellement, potentiellement même plus que les cryptos.

Okay ? Je ne sais plus à combien de points on est. Je crois qu’on part sur le 4ème.

4. Investissement dans les fondateurs

L’idée, c’est de se dire également avec les start-up qu’on n’investit presque jamais dans le projet en question. Ça peut paraître bizarre mais en fait on investit beaucoup plus dans les fondateurs.

Plein de fois j’ai investi dans des fondateurs qui avaient déjà monté des boîtes à plus de 1 milliard, donc des licornes, qui avaient déjà fait des événements de liquidité, qui avaient introduit des boîtes en bourse avant même de m’intéresser sérieusement au projet.

En fait, je regarde d’abord qui est derrière la start-up. Quand je vois que le mec il est passé par telle université, qu’il a déjà créé une boîte qui vaut plus de 1 milliard, qu’il a déjà fait ci, qu’il a déjà fait ça, qu’il a tant d’expérience dans l’industrie, en fait ça m’intéresse beaucoup plus que ce qu’il va me dire sur son projet en lui-même. Parce que les très bons fondateurs savent très bien pivoter, savent très bien rebondir, savent très bien construire des boîtes et savent comment « gagner » puisqu’ils ont déjà montré comment ils ont pu gagner dans le passé.

Donc plutôt que d’aller sur un fondateur qui n’a aucune expérience et qui te vend un projet qui a l’air génial, je préfère aller sur un fondateur qui a extrêmement beaucoup d’expérience, je ne sais pas si ça si ça se dit et qui a un projet qui – bon je ne vais pas dire que « je m’en fous ». Il faut évidemment qu’on soit dans un secteur qui a du potentiel et où on peut aller gagner de l’argent, où on voit une sortie, une liquidité potentielle mais les fondateurs sont beaucoup plus importants.

Très contre-intuitif comme approche mais c’est réellement comme ça que ça fonctionne et c’est également comme ça que le Y Combinator fait le tri lorsque les start-up postulent pour rejoindre le Y Combinator, le Y Combinator regarde énormément les fondateurs si ce n’est beaucoup plus que le projet en lui-même.

Ensuite, ça rejoint un peu ce qu’on a dit auparavant, c’est qu’il faut être confortable à l’idée que 50 voire plus 70 % de son portefeuille aille à zéro. C’est typique de la classe d’actifs. Tu as 100 start-up, tu en a peut-être 50 qui vont aller à zéro, peut-être 70 et ça fait mal. On se dit : « Merde, j’ai mis de l’argent dans 50 – 70 startup et elles ne m’ont rien produit ».

Mais si dans les 30 qui restent, tu en as une qui explose et cette seule qui explose pourrait effacer tout ce que tu as investi auparavant et que tu en as quelques autres qui font des très très beaux résultats et d’autres qui font des petits trucs, crois-moi qu’à la fin ton bilan sera beaucoup plus que positif.

Donc ça c’est très très dur pour les particuliers de comprendre ça parce que le particulier il investit dans un truc, il se dit il faut à tout prix que mon argent que j’ai durement gagné et investi me rapporte quelque chose. Un particulier qui investit dans l’immobilier, il ne peut pas concevoir de ne pas gagner de l’argent avec. Pareil en bourse, pareil en crypto pour tout en fait. Quand on investit quelque chose – et moi aussi quand j’investis dans quelque chose, je veux gagner de l’argent. Je ne suis pas là pour me dire je vais le perdre à 100 % et j’en suis sûr sinon à quoi ça sert ?

Mais avec les classes d’actifs comme les start-up, il faut être conscient qu’en fait, là tu vas faire un chèque sur une start-up et que tu as quand même une probabilité assez élevée de perdre de l’argent avec cette start-up, même si derrière le fondateur est très très bon, même si le projet est très bon, même si ça sort du Y Combinator ou que sais-je, parce que c’est comme ça que fonctionne la classe d’actif.

Donc il faut être conscient que potentiellement plus de la moitié de tes start-ups ne vont rien produire.

5. Due diligence

La due diligence, c’est le fait de dire qu’on se renseigne à mort, en tout cas le plus possible sur une start-up avant de prendre sa décision.

Donc évidemment, la due diligence est très importante. J’en parle dans mon livre La Magie des Start-up où je dis justement que ceux qui font une plus longue due diligence obtiennent généralement plus de résultats avec cette classe d’actifs que ceux qui font peu ou pas de diligence.

Donc ça a été documenté. Par contre, ce qui est plus important que la due diligence, c’est la vitesse d’exécution. C’est-à-dire que parfois, il y a des très très bons deals qui partent très très vite. On a eu l’expérience plus d’une fois avec les membres d’Insolent Capital. On pense avoir 5 ou 7 jours pour lever des fonds avec le club et au finalement 48h – 72h plus tard, on nous dit : « Les gars, on arrête tout, on ferme la levée de fonds. On a déjà ‘trop levé’ d’argent ».

Alors pas nous, mais la start-up, le fondateur. Le fondateur nous dit : « C’est bon, arrêtez tout, ne levez plus d’argent parce qu’on a déjà tout collecté ». Ça va très très vite et ça les très très bons deals où tous les plus gros tous les meilleurs investisseurs du monde vont et notamment en sein du Y Combinator, ça part extrêmement vite.

6. Vitesse

Donc faut être conscient que la due diligence c’est très important de se renseigner sur tous les fondateurs, la start-up, le projet, le marché, ce que tu veux mais que parfois c’est juste la vitesse qui compte.

Donc regardez les fondateurs et c’est souvent les fondateurs les plus brillants qui ont déjà fait des exits, des événements de liquidité pour lesquels ça va très très vite et c’est normal parce que ils nous ont déjà prouvé dans le passé qu’ils savent monter une boîte et la faire grossir, grossir, grossir jusqu’à faire gagner beaucoup d’argent aux investisseurs. Okay ?

7. Déterminer son profil de risque

Dernier point, c’est tout simplement de déterminer son profil de risque. Si tu investis dans les stages les plus précoces de la start-up, donc la pré-seed, la seed, la série A, potentiellement tu vas gagner beaucoup d’argent mais tu as plus de risque.

À l’inverse, tu pourrais vouloir investir plus tard. Je ne sais pas, série B, série C, série D. Donc là, la start-up est déjà globalement assez mature, présente moins de risque mais également beaucoup moins de retour sur investissement.

Donc ça se défend. Il y a ceux qui veulent aller sur les start-up vraiment au tout début où il y a plus de risques, où on va pouvoir gagner énormément d’argent et où ça va prendre plus de temps. Et puis il y a ceux qui veulent aller un peu plus tard, quand la start-up a déjà un peu de mûri, on va gagner moins d’argent, on va gagner de l’argent un peu plus rapidement puisqu’on est déjà plus proche d’un potentiel événement de liquidité et on prend un peu moins de risque.

Personnellement avec ces classes d’actifs, je suis de la team où je me dis je suis là pour « gagner un max d’argent » parce que je sais que je prends dans tous les cas du risque. Peu importe le stade de maturité, ce n’est pas parce qu’on est en série B, série C que c’est garanti qu’on va gagner de l’argent.

Donc je me dis qu’avec cette classe d’actifs, j’y vais vraiment à fond. Et pour le reste, il y a la bourse, il y a l’immobilier, il y a les cryptos, il y a des produits divers, des comptes à termes où tu peux y aller en étant beaucoup plus serein.

Donc c’est vraiment mon approche avec les start-up. Voilà ce que je voulais te partager. Je me sens déjà essoufflé. L’altitude, c’est vraiment pas évident ici.

Dis-moi dans les commentaires ci-dessous si tu as déjà investi dans une start-up. Ça m’intéresse énormément de savoir, et n’hésite pas encore une fois à lire le livre La Magie des Start-up dans la barre de description ci-dessous. C’est vraiment ce qui va te permettre de comprendre à la fois toute la puissance et sûrement de démystifier beaucoup cette classe d’actifs qui fait couler beaucoup d’encre comme étant un actif dans lequel on a quasiment toutes ses chances de perdre son argent alors que la réalité elle est tout autre quand on a bien regardé de l’intérieur comment fonctionne la classe d’actifs.

Je te dis à très très vite. Ciao ciao !

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