25 ans et déjà 3 business (Blogging, Immo, Amazon FBA) (TDF #1- Caen)

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Salut à tous,

je vous retrouve aujourd’hui pour la 1ère étape du tour de France que j’ai effectué pour rencontrer des entrepreneurs et investisseurs qui ont tous entre 18 et 30 ans !

On se retrouve pour cette première étape à Caen, chez Valentin, qui a seulement 25 ans et qui est pourtant déjà à la tête de 3 business dont des sites Internet monétisés, un investissement immobilier locatif alors qu’il était étudiant et une boutique via Amazon FBA sur laquelle il développe sa marque…

Regardez vite la vidéo ci-dessous et partagez là au maximum ! 🙂

Voici le plan de la vidéo :

00:11 – Présentation générale du parcours de Valentin
1:30 – Pourquoi Valentin avait décidé de faire des études de médecine au début ?
2:48 – Pourquoi Valentin a décidé de se réorienter vers l’entrepreunariat + anecdote d’enfance sur un business d’enfant
5:00 – La première experience business de Valentin : l’affiliation Amazon
7:08 – Comment Valentin a fait son premier investissement immobilier locatif en étant encore étudiant en médecine
13:35 – Comment nous nous sommes connus Valentin et moi ? Nous sommes « concurrents » ou plutôt partenaires (tout dépend du mindset) 😉
15:53 – Comment Valentin fait pour vendre son livre PHYSIQUE sans rien faire (il a tout automatisé, il ramasse juste le cash)
18:02 – La solution pour créer son livre physique SANS galères (imprimeur + Amazon)
21:20 – Comment les employés d’Amazon gèrent tout le business pour nous quand on a un produit à vendre !
23:57 – La différence entre CreateSpace et ExpédiéParAmazon pour vendre ses produits
25:05 – La marge NETTE que fait Valentin sur ce livre (insolent !) + comment créer un produit de qualité (couverture, qualité de l’écriture…)
28:05 – Le problème d’un site à niche qui ne comporte que des étudiants
30:44 – Le 3ème business de Valentin : de la vente sur Amazon avec Amazon FBA, la création de marques et des fournisseurs en Chine
33:12 – La quantité minimum de produits à commander auprès des fournisseurs chinois pour tester le marché + comment faire venir les produits sans galères
35:33 – Comment faire la différence avec les autres vendeurs sur Amazon ?
37:49 – Mais comment on stocke tous nos produits commandés en Chine ?
40:40 – Far-West : le problème avec les chinois des usines et Amazon…
42:00 – Les objectifs de Valentin pour le futur et pourquoi Amazon est un bon business même si…

25 ans et déjà 3 business (Blogging, Immo, Amazon FBA)

https://www.youtube.com/watch?v=aSzZGnthKBM

Voir ou revoir les autres épisodes :

Épisode 2/5 : J’ai acheté 1 immeuble de rapport à 20 ans ! – Niort
Épisode 3/5 : De zéro à 15 appartements à 25 ans en seulement 3 ans – Lyon
Épisode 4/5 : J’ai investi dans l’immobilier avec un CDD en tant qu’étudiant – Lyon
Épisode 5/5 : De 17 à 34 appartements en 1 an à 27 ans ! – Bussy-Saint-Georges

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Retranscription texte de la vidéo :

Raph : Salut à tous ! Bienvenue sur cette nouvelle vidéo ! Alors là, je me trouve aujourd’hui à Caen avec Valentin. Valentin, salut !

Valentin : Salut !

Raph : Donc je me trouve aujourd’hui à Caen. Vous savez peut-être, ou pas, c’est pour ce petit tour de France que je vous ai préparé où je vais interviewer différents jeunes investisseurs comme Valentin, qui va se présenter juste après. Donc, aujourd’hui, on a Valentin avec nous. Je pense que tu vas te présenter directement Valentin, si ça ne te dérange pas. Histoire que les gens savent qui tu es.

Valentin : Et ben écoutez, moi c’est Valentin. J’habite à Caen. J’ai commencé un peu, comme Raphaël, avec quatre années de médecine. J’ai vu que ça ne me plaisait pas donc je me suis réorienté plutôt vers entreprenariat et investissement. J’ai commencé par un business en ligne avec de l’affiliation et ensuite j’ai créé un peu mon propre site avec ma communauté. J’ai sorti un produit d’information et un livre. Et ensuite, je me suis intéressé à l’investissement, à d’autres business en ligne et j’ai commencé à rencontrer Raphaël par rapport à notre business en commun qui est sur la première année de médecine.

Raph : Ça, on en parlera un peu plus en détail après pour vous. Est-ce que tu peux nous dire ton âge ? Tu ne nous l’a pas dit.

Valentin : Oui ça peut intéresser les gens je pense ! J’ai 25 ans. Je suis né en 1990 voilà.

Raph : 25 ans, tu as fait déjà plein de choses. Les gens doivent se dire « waouh » ! Tout ce que tu nous as dit, c’est déjà pas mal de chose. Avant pourquoi tu as décidé d’aller en médecine ? Enfin, c’est vrai qu’on a finalement le même parcours. C’est vrai que quand j’ai rencontré Valentin, je me suis dit, enfin on s’est dit ça au téléphone.

Valentin : C’est un peu le clone.

Raph : Ouais, c’est le clone. C’est le même. Vous allez vite comprendre pourquoi. Dis-nous pourquoi tu as fait médecine d’ailleurs ?

Valentin : Et bien au départ c’était un peu familial parce que mon père est médecin et il n’avait pas réussi lui la première année du premier coup. Donc je l’ai vu un peu, je ne sais pas, comme une sorte de challenge familial.

Raph : Pour te surpasser ?

Valentin : Oui voilà, j’aimais quand même bien le milieu médical. Je pense que par rapport au mode de vie que cela peut apporter, je trouvais cela intéressant aussi. J’avais fait déjà des stages à l’hôpital.

Raph : Ça te plaisait.

Valentin : Oui, ça me plaisait et j’ai vu le côté challenge donc je me suis lancé. J’ai réussi ma première année du premier coup comme toi et après c’est un peu le syndrome de l’engrenage. Tu mets le doigt dedans et après t’es pris. Tu réussis la première année donc tu n’as pas envie d’arrêter tout de suite. Tu te dis « je continue ».

Raph : Oui, ce serait dommage.

Valentin : Oui, ce serait dommage parce que en médecine, souvent, ce qu’on dit, c’est que le plus dur, c’est vraiment la première année. Alors que c’est pas très vrai franchement !

Raph : On est d’accord.

Valentin : Ouais ! Et après j’ai continué, deuxième, troisième, et j’ai pris une année sabbatique pour faire un peu le point. Je me suis re-convaincu d’y retourner donc j’ai fait la quatrième année. Et là, quand je suis arrivé vraiment dans les stages à l’hôpital, les gardes, tout ça, j’ai vu, j’ai réalisé que ça me plaisait pas du tout.

Raph : T’as pété un plomb. Tu t’es dit « ce n’est pas pour moi ».

Valentin : Oui, ce n’est pas pour moi. Il faut que je trouve un truc plus cool qui me correspond plus. Et je me suis réorienté vers le business.

Raph : Et du coup est-ce que tu n’aimes vraiment pas le milieu médical ? Ou c’est plutôt au fond de toi cette fibre entrepreneuriale qui disait « non je préfère plutôt faire ça plutôt que d’être à l’hôpital ».

Valentin : Je n’ai rien contre le milieu médical !

Raph : Oui.

Valentin : Voilà, je respecte.

Raph : Oui, c’est très bien.

Valentin : C’est bien aussi les gens qui donnent leur temps, leur énergie.

Raph : C’est clair !

Valentin : Et voilà, comme je disais, j’ai des membres de ma famille qui sont dans le milieu médical et, moi, j’ai toujours eu cette fibre entrepreneuriale. Même si on repart dans des anecdotes quand j’étais petit, ça m’a toujours marqué et finalement, je l’avais mise un peu de côté parce que j’étais aveuglé par ce chemin un peu tracé.

Raph : Du coup, t’as quoi comme anecdotes ? Je suis sûr que les gens sont assez curieux de savoir ce que tu faisais quand tu étais petit pour faire du cash !

Valentin : Et bah par exemple, quand je devais avoir 7 ou 8 ans, on était justement en Normandie, à Saint-Aubin-Sur-Mer, pour ceux qui connaissent, premier business : je commence à ramasser des coquillages sur la plage pendant l’été. Et avec un pote, on monte un stand sur la digue, avec le stand vraiment cheap de chez cheap, hyper ghetto, une feuille de papier avec des petits cercles avec les coquillages et les prix et y’a des gens qui passaient et qui ont acheté des coquillages.

Raph : Et ça marchait ?

Valentin : Il y a que notre famille qui en a acheté.

Raph : Les pauvres.

Valentin : Première erreur d’entrepreneur. Un mec me propose à la fin de la journée de me racheter tout le stock pour 16 Francs, je crois, à l’époque au lieu de 20 Francs au prix unitaire et j’ai refusé.

Raph : Ah ouais ? Alors que finalement tu aurais été largement gagnant.

Valentin : Oui, j’aurais dû. J’étais trop gagnant ! Un peu de regret…

Raph : Et du coup, tu as toujours eu cette fibre et c’est quoi ton premier pas vers ce monde-là ? Ta première action concrète ?

Valentin : Première action concrète. Ben déjà, il y a eu pas mal de perte de temps, de galère. Parce tu sais au début, je ne sais pas, tu es passé par là aussi.

Raph : Oui.

Valentin : On en avait parlé, tu sais, tu cherches des informations. Comment gagner de l’argent en ligne. Tu ouvres des mails, tu cliques sur des pubs.

Raph : Pleins de trucs bizarres.

Valentin : Des trucs à la con, voilà. Et ensuite, vraiment la première expérience, je crois que c’était l’affiliation Amazon. J’ai fait des sites un peu plus shady, donc je parlerais pas ici, quand j’étais au lycée. Mais après, vraiment les trucs concrets, c’était l’affiliation Amazon.

Raph : Alors comment tu plaçais cette affiliation ? Tu avais déjà un site à toi ?

Valentin : Oui, en fait, j’ai créé des sites par rapport à des mots clés. Je cherchais des mots clés.

Raph : Sur des niches précises.

Valentin : Oui, des Adwords. Des petites niches. Vraiment micro niche où limite, il n’y a que un produit et du coup c’était facile de se classer rapidement. Et puis, ça a commencé à ramener du trafic en faisant des backlinks sur des forums, tout ça. Mais franchement, je ne recommande pas ça parce que vous allez perdre beaucoup de temps et le retour sur investissement… c’est bien au tout début parce que ça ramène un peu de cash. Même des vidéos de review sur Youtube, j’ai fait. Ça c’était plutôt pas mal, c’est bien au début mais si vous voulez commencer, non, je ne recommanderais pas de faire ça.

Raph : Et puis aujourd’hui, est-ce qu’on pourrait le faire encore vraiment ? Peut-être à une certaine époque. Tu faisais ça en quelle année toi ?

Valentin : Les premières, je ne sais pas, j’ai commencé peut-être il y a 5 ou 6 ans.

Raph : C’est vrai qu’internet aujourd’hui n’est plus le même que celui d’il y a 6 ans aussi.

Valentin : Oui c’est vrai. Je pense qu’il y a encore de la place. Je veux dire que si tu es sur Amazon.com et que tu veux faire une chaine dédiée aux reviews high-tech, pourquoi pas tu vois. Il y a peut-être matière.

Raph : Il y a un mec qui fait ça et il pèse vraiment ! Il fait beaucoup de cash !

Valentin : Oui, parce qu’il y a beaucoup de vues. Les commissions sont quand même importantes. Dans Amazon France, il y a peut-être une petite opportunité, c’est sur les livres. Si vous lisez beaucoup de bouquins, les commissions sont à 8%. Donc si vous voulez faire une espèce de chaine Youtube qui donne des reviews sur des livres, pourquoi pas.

Raph : Il y a déjà un mec qui fait ça il me semble, Olivier Roland ?

Valentin : Oui exactement !

Raph : C’est ça ce qu’il fait.

Valentin : Oui, il a commencé là-dessus oui. Mais ça reste petit.

Raph : Oui, c’est vrai que 8% sur un livre à 20€…

Valentin : Mais ça peut être plus que l’auteur. Donc c’est assez marrant, surtout si c’est son premier livre qui est édité.

Raph : Oui, c’est vrai que vu comme ça. Tu n’as pas écrit le livre mais tu gagnes quand même plus que lui.

Valentin : Oui voilà, c’est quand même incroyable !

Raph : Comme quoi être auteur c’est pas forcément… Et du coup, tu m’as dit aussi que tu as investi dans l’immobilier en étant toujours étudiant en médecine ? Dis-nous comment tu as fait ? Comment c’est possible ?

Valentin : Alors, sur l’immobilier, je suis passé par un crédit étudiant. Donc, la première fois que je l’ai fait, j’avais signé un compromis. Tout était ok et tout. C’était vraiment un petit montant et je voulais prendre un crédit étudiant. Mais finalement, c’est pile au moment où je leur ai dit que j’avais arrêté mes études de médecine.

Raph : Tu leur as dit toi à la banque ?

Valentin : Oui, je leur ai dit. J’ai joué l’honnêteté ! Et finalement, ça m’a plutôt desservi puisqu’ils ont dit « la raison pour laquelle on vous faisait un crédit étudiant, c’était notamment parce que vous étiez en médecine ». Donc ils me l’ont refusé. J’ai dû annuler le compromis.

Raph : Ça ne posait pas de problèmes du coup ? Tu avais mis quoi dans le compromis ? Tu avais une clause ?

Valentin : J’avais quand même regardé un peu avant les vidéos d’Olivier Seban, je m’étais renseigné sur internet et donc j’avais fait en sorte qu’il y ait une clause suspensive par rapport au crédit. Donc j’ai tout simplement eu une lettre de la banque et je l’ai amené à l’agent qui a dit « bon ok, c’est pas grave ».

Raph : La banque t’as quand même fait une lettre de refus pour un prêt étudiant ?

Valentin : Non, je leur ai demandé qu’ils la fassent pour le prêt immobilier quand même.

Raph : Ils ont été sympas donc la banque ! Ils savaient que tu avais signé un compromis ?

Valentin : Oui, ils savaient.

Raph : Ah c’était vraiment franc !

Valentin : Oui et comme c’était eux la cause de l’annulation du projet. Ils ont été cool. Je leur ai dit « bah au moins, faites-moi une lettre ».

Raph : Parce que tu avais mis un séquestre déjà d’avance ?

Valentin : Oui, il y avait 1 000€ je crois.

Raph : Ça t’aurait fait chier de les perdre !

Valentin: Bah ouais, plutôt ! Surtout que c’était un petit montant du coup donc 1000€, c’était un peu chiant… Donc ça, c’était mon premier échec mais je ne me suis pas arrêté là. Il a fallu que j’attende 2 ans, donc jusqu’à cet été, pour renouveler un peu l’expérience et donc là j’avais déjà fait un emprunt de 40 000€ auprès de ma banque. C’était donc pas cet été mais celui d’avant.

Raph : A quel titre ?

Valentin : Eté 2014. En fait, c’est un peu bête, mais je regardais un reportage sur les millionnaires dans le monde, et ils disaient qu’il y avait beaucoup de gens qui avaient déjà beaucoup d’argent qui ont profité de l’après-crise genre année 2009-2010, quand les taux ont commencé directement à baisser pour emprunter en masse, avoir de l’argent pas cher et l’investir. Donc moi je me suis dit, c’est vrai, les taux sont pas chers actuellement, je ferais bien de prendre de l’argent et finalement de récupérer de l’argent pour pas cher au final.

Raph : Même si tu n’allais pas t’en servir ?

Oui, même si je n’allais pas m’en servir et donc j’ai faits un crédit étudiant de 40 000€ à 1,90%.

Raph : En effet.

Valentin : Et donc j’ai dit à mon banquier que c’était pour mes études et je l’ai placé directement sur une assurance vie à 3,50%.

Raph : Tu as vu la différence !

Valentin : Oui un arbitrage, clairement, de taux. C’était plutôt une bonne idée.

Raph : Oui, aujourd’hui, il est toujours sur cette assurance vie ?

Valentin : J’en ai la moitié qui est encore sur l’assurance vie et qui continue donc à générer des intérêts complétement passifs.

Raph : Ce n’est pas un choix bête finalement parce que le taux est tellement bas.

Valentin : Oui c’est clair. Et après, au mois de juin, je me suis dit que ce serait cool d’acheter un appartement. Donc j’ai commencé à regarder. Je localise quelques offres intéressantes. Je fais mes calculs. Je regarde par rapport à la rentabilité etc… Et donc là, j’avais déjà ce cash disponible donc il a fallu que je le retire de l’assurance vie. Donc j’ai quand même payé un peu de charges.

Raph : Oui, tu as fait un retrait partiel.

Valentin : Oui mais c’est simple. Ça s’est fait en 15 jours à peu près. Je suis chez Fortunéo.

Raph : C’est assez simple.

Valentin : Oui et puis donc là, je pouvais financer le bien directement avec cet argent sans prendre de crédit.

Raph : Donc juste avec le prêt étudiant finalement ?

Valentin : Oui, disons qu’il aurait suffit, mais j’avais un peu d’argent que j’avais mis de côté.

Raph : Pour un petit apport ?

Valentin : Oui.

Raph : Donc du coup ça t’a amené à une opération de combien de milliers d’euros ?

Valentin : Donc, l’appartement était affiché, il me semble, à 36 000€. Non, il était à 37 000€.

Raph : Oui.

Valentin : J’ai proposé 30 000€.

Raph : Belle négo !

Valentin : Oui, bah direct parce que de toute façon, il y en avait plusieurs qui m’intéressaient et ce n’était pas forcément celui-là.

Raph : Ça fait moins 20% ça presque !

Valentin : Oui, j’ai préféré être un peu agressif.

Raph : Tu as raison.

Valentin : Et l’agent m’a dit « non, ça ne passera pas ». Il a bien appuyé le dossier quand même. Le vendeur a reproposé 35 000€. Moi, j’ai dit « j’irais jusqu’à 33 000€ pas plus ». Et il a accepté.

Raph : 33 000€ quand même, c’est sympa !

Valentin : Oui, ça fait quand même -4 000€. Ça m’a payé même plus que les frais de notaires. Là-dessus on rajoute 3 500€, ça fait 36 500€.

Raph : 3 500€ de frais de notaire ?

Valentin : Oui.

Raph : Ok. Ça tu le loues combien aujourd’hui ?

Valentin : Ça, c’est loué 330€ charges comprises.

Raph : Donc là, on va pas prendre le chiffre par rapport à la mensualité que tu aurais à payer, par rapport au prêt étudiant, ça serait un peu biaisé, mais si on partait sur un crédit classique, un crédit immobilier de 20 ans. Aujourd’hui, cela te ferait une mensualité de combien à rembourser auprès de la banque ?

Valentin : Ça ferait environ 200€. On a fait une petite simulation tout à l’heure, avec 2,20% et 0,36% de frais d’assurance, ça faisait en gros 200€ de mensualité par mois.

Raph : Sans apport donc ?

Valentin : Oui, sans apport.

Raph : Financement complet, frais de notaires comptés.

Valentin : Oui, frais de notaire inclus.

Raph : Et tu loues ça combien aujourd’hui ?

Valentin : Et donc c’est loué 130€, pardon 330€.

Raph : Ah oui, 130€, ce serait un peu light !

Valentin : Ce serait du bénévolat ! Donc c’est loué 330€ avec 80€ de charges, enfin de provisions pour charges.

Raph : Donc 330€ + 30€, non 330€ + 80€.

Valentin : Non, c’est 330 charges comprises, dont 80€ de provisions pour charges.

Raph : Donc tu as du cashflow positif.

Valentin : Oui, c’est cool.

Raph : Oui, c’est ça qui est marrant, c’est que l’on a tous les deux investi encore avec un prêt étudiant dans de l’immobilier. Donc ça c’est une autre coïncidence qu’il y a entre nous. Enfin, vous allez voir que ce n’est même pas encore fini, en fait, parce tu as fait un achat immobilier, ça tourne, c’est cool mais en fait, comment on s’est connu concrètement ? Je te laisse raconter l’histoire. C’est par rapport à nos sites internet. Je te laisse raconter mais on est encore sur la même niche.

Valentin : C’est vrai qu’il y a pas mal de similarité. En gros, on a tous les deux fait médecine. Donc on a tous les deux eu l’idée de créer un livre de conseils même si moi j’ai arrêté les études de médecine et, toi, c’est plus ou moins en voie. Donc du coup, on a eu tous les deux l’idée de faire un live de conseils pour réussir la première année de médecine. Donc moi, j’avais un site depuis 2012 je crois. Non, le premier, je l’ai créé en 2011 !

Raph : Sur la PACES ?

Valentin : Oui, c’était un blog sur blogspot donc pas terrible.

Raph : Il est encore en ligne je crois ?

Valentin : Oui il est encore en ligne. Oui, c’était un peu genre un des premiers…

Raph : Oui, blogspot déjà, quand tu vois ça, tu te dis le mec…

Valentin : Ça fait amateur. Oui je ne conseille pas quand vous créez un site. Payez un nom de domaine sur NameCheap, ça coûte rien.

Raph : Oui, c’est la base.

Valentin : Oui voilà, ça vaut le coup. Donc j’avais crée ça et ensuite j’ai crée une version un peu plus professionnelle qui s’appelle passerlapaces.fr et après j’ai lancé mon livre. Je faisais un peu de veille pour voir s’il y avait des nouveaux acteurs sur le marché et tout et là je vois Raphaël avec ClubMedecine !

Raph : Quel enfoiré !

Valentin : J’étais prêt à mettre mes hackers !

Raph : C’était ça le bug alors !

Valentin : Pour qu’ils coupent le site ! Et là je vois qu’il avait une page de vente avec genre du social proof, du témoignage, une vidéo et tout. Vraiment une page de vente plutôt pas mal pour un livre.

Raph : Oui, des éléments de marketing quoi.

Valentin : Oui, du coup, je me suis dit « bah tiens je vais le contacter sur le ton de l’humour du genre « oui tu as repris des éléments sur ma page de vente » ».

Raph : Oui, c’était cet été je crois ?

Valentin : Oui, c’était cet été. Je crois que c’était même en avril et genre tu m’as répondu que 3 ou 4 mois après.

Raph : Toi aussi tu m’as répondu que 3 ou 4 mois après.

Valentin : Oui.

Raph : Tu as refait la même !

Valentin : Oui et après on s’est appelé et puis on a vu que l’on avait pas mal de points communs.

Raph : Oui, c’est vrai qu’on était choqué de voir que sur la même lignée, on était pareil.

Valentin : Oui.

Raph : Et donc ça pour toi, c’est un business. Toi, la seule différence, c’est que t’es axé sur un livre physique contrairement à moi où j’ai un livre numérique. Donc je pense que le processus est intéressant pour toi puisque tu peux détailler comment tu vas vendre ton livre. Est-ce que tu es chez toi tous les jours derrière ton bureau à faire les colis, de noter à la main les adresses postales et à envoyer et gérer ? Comment tu fais ?

Valentin : C’est au vingtième siècle qu’on faisait ça.

Raph : C’est chiant ça !

Valentin : Oui, c’est chiant.

Raph : Donc tu fais comment ?

Valentin : En gros, si vous écrivez un livre, que vous éditez un livre. Il y a un truc qui est super, et que vous avez un minimum de vente par mois et par an, je pense qu’à partir de 15 ventes par mois c’est intéressant, c’est de créer un compte sur ExpédiéParAmazon. Donc, il vaut mieux prendre un compte premium, ça coute 40€ par mois mais finalement c’est vite rentabilisé.

Raph : Qu’est-ce qu’il t’apporte ce compte premium ?

Valentin : Et bien, ça baisse les commissions. Il y a plus de possibilités, je crois, au niveau de la customisation…

Raph : Un SAV perso plus rapide, des choses comme ça ?

Valentin : Oui, je ne me rappelle plus dans le détail, vous pouvez voir cela sur le site d’Amazon mais globalement, il vaut mieux prendre le compte premium. Au pire, vous pouvez tester avec le compte gratuit et changer. Et donc, vous faites imprimer vos livres.

Raph : Par qui ?

Valentin : Par un imprimeur. Moi, il y en a qui que je trouve très bien c’est Firmin Didot, ils ont des super prix.

Raph : Donc ça, c’est qui ? C’est un imprimeur indépendant que tu contactes ?

Valentin : Oui que l’on contacte.

Raph : Rien à voir avec Amazon ?

Valentin : Non, rien à voir. Parce qu’en fait, une autre solution qui existe c’est l’impression à la demande, par exemple, avec CreateSpace.

Raph : Directement un service fourni par Amazon ?

Valentin : Voilà qui est une filiale du groupe Amazon. En fait, c’est un peu je trouve une fausse bonne idée parce que, ok, on n’a pas de stock et ça ne demande pas d’investissement au début mais ils prennent beaucoup d’argent sur la vente des livres et finalement on perd beaucoup de profits.

Raph : C’est attirant sur les conditions mais sur le volume ce n’est pas…

Valentin : Oui, sur l’idée, c’est attirant parce que l’on se dit, ou, il n’y a pas de stocks, c’est cool, mais dès que tu commences à vendre un peu, finalement, tu te dis j’aurais carrément dû acheter 100 unités au début pour faire un test, ça ne m’aurait pas couté très cher et garder plus de profits. Donc vous passez par un imprimeur et vous faites imprimer un peu de stock. Ensuite, vous le faite envoyer chez Amazon.

Raph : Juste pour les impressions de livres, ça te revient à combien le coût par livre ? Il fait combien de pages ton livre ?

Valentin : Moi, il fait 240 pages.

Raph : Tu as de la couleur dedans ?

Valentin : Non.

Raph : Sans couleurs.

Valentin : C’était un choix parce que ça abaisse les coûts énormément.

Raph : Normal. Tu as une pochette quand même cartonnée ? Tu as quoi ?

Valentin : Il est en dos carré-collé donc c’est pas relié.

Raph : Oui, je vois ce que c’est.

Valentin : Je ne l’ai pas ici.

Raph : Ah, dommage.

Valentin : C’est les livres simples avec la couverture brillante.

Raph : Le classique en fait. Les livres brochés. Enfin, comment on appelle ça, pas broché mais avec la colle derrière.

Valentin : Oui voilà, le classique, c’est ça, dos carré-collé.

Raph : Quel format ?

Valentin : C’est en format A5.

Raph : Oui.

Valentin : D’ailleurs, faites un format A5 dès le début. Parce que, moi, j’avais en fait, petite astuce quand j’avais crée mon livre, que j’ai commencé avec CreateSpace, en impression à la demande, j’ai fait un format US donc c’était en pouce.

Raph : Oui.

Valentin : Et ensuite, quand j’ai voulu le remettre en A5, la différence était pas énorme mais j’ai dû modifier mon fichier Word pour que les marges collent. J’ai dû redessiner toute ma cover.

Raph : Ça fait du taf pour pas grand chose !

Valentin : Oui, ça fait du taf pour rien alors que j’aurais dû le faire en A5 direct parce que c’est plus universel. Donc partez sur du A5 !

Raph : Donc du coup, ça t’es revenu à combien ?

Valentin : Alors là, j’en ai commandé donc 240 pages, couverture normale, finition brillante.

Raph : Couverture couleur quand même.

Valentin : Oui, couverture multicolore. Et ça revient à un peu moins de 3€ le livre.

Raph : C’est pas cher !

Valentin : Mais il faut savoir que plus vous commandez de volume et plus ça baisse le prix.

Raph : Oui.

Valentin : Par exemple, si je commandais vraiment beaucoup de volume, il y a moyen que le livre me revienne à moins de 1€ pièce.

Raph : Enfin c’est incroyable de se dire 1€ pièce pour un livre de 240 pages !

Valentin : Oui c’est fou avec couleur enfin avec couverture couleur… Et après, il est vendu 20€ quoi.

Raph : C’est là qu’on se dit que les éditeurs font des belles marges vu les prix qu’ils doivent avoir, c’est insolent !

Valentin : Oui, quand tu vois des livres qui sont écoulés à des centaines de milliers d’exemplaires, l’impression, le prix du papier, ce n’est rien, c’est entre 50 centimes et 1€.

Raph : Je pense qu’on ne se rend pas compte de ça.

Valentin : Non non, on ne se rend pas compte. Donc, commencez avec 100 exemplaires. Vous allez payer peut-être, je ne sais pas, 3,50€ à 4€ le livre. Vous le faites envoyer chez Amazon et là ils vont étiqueter vos ouvrages pour les mettre en stock. Ça c’est obligatoire.

Raph : Et qui envoie à Amazon ? C’est toi qui reçoit tous les livres chez toi et t’envoies ça ?

Valentin : Alors il y a deux options. Soit tu fais d’abord livrer chez toi et ensuite tu renvoies avec UPS qui est un partenaire d’Amazon, tout est expliqué…

Raph : Donc UPS vient chercher les livres ?

Valentin : Oui, UPS vient chercher chez toi les colis. Donc ça c’est top. Mais voilà, moi je n’aime pas trop, j’aime mieux, comme je fais un peu du business digital, je n’aime pas recevoir des trucs chez moi et les renvoyer. Donc, ce que je fais, c’est que j’ai contacté l’imprimeur et je leur ai dit « Est-ce que ça ne vous pose pas de problèmes que moi j’envoie par mail les étiquettes d’impression de UPS. Vous les mettez sur mes colis et UPS vient les chercher directement à votre usine ? ».

Raph : Sympa, ça évite de perdre du temps pour rien.

Valentin : Comme ça, je ne perds pas de temps, même ça fait partie du service client. Ils étaient contents de le faire et puis voilà.

Raph : C’est cool ! Tout le monde était content alors. Donc Amazon prend tes livres, les étiquettes.

Valentin : Oui, Amazon prend mes livres, les étiquettes et les met en stock. Dans mon compte Seller Central, je vois mes unités en stock, je suis mes ventes. Il y a même les taux de conversion. Et c’est vachement mieux que CreateSpace en fait.

Raph : Et du coup, t’as une commande. Le mec achète ton livre sur Amazon. Donc t’es référencé sur Amazon. Il achète et derrière il y a toutes les petites mains d’Amazon qui font le taf pour toi ?

Valentin : Tout est géré. Moi je fais qu’envoyer du stock et recevoir les paiements.

Raph : En fait, ce qui est dingue, c’est que tu as des salariés chez Amazon qui travaillent pour toi mais tu ne les payes pas.

Valentin : En gros, oui. Ça, c’est un effet de levier, en gros, de malade !

Raph : Grave ! Et tu as des commissions sur paiement sur Amazon ? Ca se passe comment ? Qu’est-ce que tu payes vraiment en fait ?

Valentin : En fait, Amazon, ils vont prendre 15% de commissions sur les ventes.

Raph : C’est pas mal.

Valentin : Ce qui est pas mal oui.

Raph : Donc, ça comprend les frais de transactions et la commission Amazon.

Valentin : Oui, donc ce n’est pas énorme. Sachant que, généralement, quand on fait par exemple par Paypal ou par Gumroad, on a vite 5% déjà donc il y a ça. Et ensuite, ils prennent des frais de gestion de commande, donc c’est-à-dire, emballer le livre, l’envoyer, mettre le coût du timbre… et ça, généralement c’est, ça dépend du poids du livre mais, quelques euros.

Raph : C’est un forfait en fait ?

Valentin : Oui, cela dépend du poids du livre.

Raph : Et si tu as un retour client ? C’est le SAV de Amazon qui gère aussi ?

Valentin : Oui, il gère tout. En fait cela dépend. Il y a plusieurs cas. Si c’est parce que, eux, ils ont abimés le livre ou quoi et bah je suis payé. Si c’est parce que le livre ne plait pas, quel que soit le problème, si il est abimé, ils vont le détruire et ils vont récupérer l’argent. Globalement c’est ça mais je n’ai jamais eu le problème.

Raph : Ça se passe bien ?

Valentin : Oui ça se passe bien. Bah quand tu vends un livre intéressant, les gens ne le retourne pas.

Raph : Oui, ça va. Ton livre est intéressant donc !

Valentin : Pour l’instant, j’ai des bons retours. Mais le tien aussi. Je l’ai lu.

Raph : Ah oui, c’est vrai ?

Valentin : Oui, il est cool !

Raph : C’est cool alors. Et du coup, comment ça se passe si tu n’as plus assez de stock ?

Valentin : Admettons que tu n’as plus de stock. Tu peux paramétrer des alertes pour vraiment faire le moins de travail possible.

Raph : Ah, c’est bien en fait !

Valentin : Tu pourras mettre des alertes, par exemple, à 50 exemplaires, ils vont vous envoyer un mail pour dire « voilà il faut renvoyer du stock ».

Raph : Tu as une alerte.

Valentin : Là, tu repasses commande. Tu renvoies les étiquettes puis ils renvoient en stock.

Raph : Ok donc c’est nickel. C’est automatisé.

Valentin : Et un autre point que je voulais rajouter, c’était pourquoi c’est mieux aussi de passer par ExpédiéParAmazon que CreateSpace. C’est que CreateSpace, premièrement, vous êtes payé à 45 jours fin de mois. C’est-à-dire que vous faites une vente aujourd’hui. On va attendre 45 jours donc niveau cashflow, ce n’est pas terrible. Deuxièmement, on a beaucoup moins de contrôle sur les listings. Le listing, en fait, c’est la page Amazon, c’est la page de vente. Donc, c’est plus compliqué de modifier le titre, de modifier les mots clés, de modifier la description, les images…Alors que sur Seller Central donc, la plateforme de ExpédiéParAmazon, c’est vraiment intuitif, c’est facile ! Au niveau du cashflow, pour comparer sur CreateSpace, c’est 45 jours fin de mois.

Raph : J’allais te demander ; et Amazon ?

Valentin : Amazon, paiement tous les 15 jours. Donc, admettons, c’est paiement le 15, si vous faites une vente le 14, vous serez payé le 15. Donc, c’est énorme. La différence est énorme !

Raph : Tu as plus de cash qui rentre plus rapidement donc ça ne se néglige pas.

Valentin : Oui, c’est intéressant, surtout au début.

Raph : Et du coup, tu le vends combien ce livre ?

Valentin : Donc moi mon livre, il est en vente à 29€. Il est vendu 29€.

Raph : Donc si tu enlèves toutes les charges que tu as : impression, commissions Amazon. Tu arrives à un bénéfice net de ?

Valentin : J’arrive à 19€ et quelques, quoique entre 18,90€ et 19,50€. Je ne veux pas dire de conneries.

Raph : Oui, à peu près mais ça reste énorme quoi.

Valentin : Oui, c’est énorme.

Raph : Si on compare, comme tout à l’heure on disait, à un auteur qui publie dans une maison d’édition, il prendra combien par livre ? 1€ ? 2€ ?

Valentin : Allez 2€. Franchement, 2€. Premier livre, petit tirage et tout. Oui, 2€.

Raph : Ce qui est incroyable, c’est que t’as autoédité ton livre et tu arrives quand même à avoir un format physique papier et grâce à la puissance d’Amazon, tu touches des commissions de malade. C’est quand même dingue !

Valentin : Oui, tu peux multiplier par 10 tes revenus par rapport à si tu te faisais éditer. Après, petit truc c’est que, ok, on en parle comme ça, ça a l’air facile. Mais premièrement, il a fallu faire relire le livre. Moi, j’ai eu de la chance. J’avais un contact, qui est une tante de ma copine, qui travaillait pour un magazine et qui était habituée à faire de la relecture de manuscrit.

Raph : Et tu nous parles de ça mais c’est quelque chose d’obligatoire ou c’est toi qui a voulu le faire de manière consciencieuse.

Valentin : Oui, j’ai voulu le faire pour sortir un bon produit.

Raph : Ok, d’accord.

Valentin : Parce qu’elle m’a corrigé quand même pas mal de fautes. Je ne fais pas trop de fautes d’orthographe mais des petites fautes de frappes ou des fautes d’accents. J’ai un gros souci avec les accents circonflexes. Du coup, elle en a retrouvé pas mal. Donc il y a eu ça et, deuxièmement, c’est que moi je maitrise un peu Photoshop donc j’ai pu faire le design de ma couverture moi-même.

Raph : T’as géré ça, oui.

Valentin : D’abord, j’avais outsourcé le design sur Fiverr et c’était un peu de la merde en fait. Je l’ai quand même sorti. La couverture était verte et ça donnait vraiment pas terrible une fois que c’est imprimé.

Raph : Ouais.

Valentin : Mais j’en ai quand même vendu plusieurs centaines comme ça. Et là, cet été, j’ai décidé de refaire le design complétement.

Raph : Et tu as senti une différence dans tes ventes ou pas ?

Valentin : Heu…

Raph : C’est encore trop frais ?

Valentin : Oui, peut être qu’il fait plus professionnel et puis j’ai aussi un contrat avec un distributeur pour que mon livre soit en librairie.

Raph : Ça c’est top !

Valentin : Ça, c’est super. Et je ne voulais pas lancer la version verte en librairie, ça ne faisait pas terrible.

Raph : Oui, tu penses.

Valentin : Donc j’ai passé deux jours, j’ai re-designé la cover et tout. J’aurais pu le faire faire mais finalement je suis assez content du résultat. Je ne suis pas non plus un expert sur Photoshop mais ça suffit pour ce que je voulais faire quoi.

Raph : Donc ça c’est un autre de tes business qui tourne ?

Valentin : Oui, ça, ça tourne un peu tout seul oui. J’envoie des mails de temps en temps pour…

Raph : Histoire d’entretenir la liste…

Valentin : Créer de la relation avec la liste quoi. C’est important quand même.

Raph : Oui, c’est important d’entretenir ! La garder chaude comme on dit !

Valentin : Puis les gens te perçoivent différemment si tu leur envoies souvent des conseils ou si tu leur envoies que des mails de promotion, c’est quand même…

Raph : Comme on en parlait un peu ensemble, c’est vrai que sur ce genre de niches, ce n’est pas très évident dans le sens où l’on touche des étudiants qui n’ont pas forcément beaucoup de moyens. D’un point de vue business, ce n’est pas forcément top, c’est souvent les parents qui payent. Et, on a un public qui se renouvelle chaque année aussi parce qu’une fois qu’on a passé le concours, c’est fini. Même si on a une liste qui grossit, finalement, la liste est vite inutilisable.

Valentin : Oui, elle est un peu périmée.

Raph : Oui, périmée quoi. Et ce n’est pas le but d’une liste donc ce n’est pas forcément la niche la plus évidente comme on disait.

Valentin : A la base, je pense que tu as eu cette réflexion aussi, c’est que tu t’es dit « des étudiants, ça se renouvelle tous les ans et je vais vendre plus de livres sur le long terme ». C’est aussi un des avantages, c’est que tous les ans, tu as des nouvelles promotions, ils ont toujours besoin du livre donc tu refais des ventes avec un gros pic pendant les mois d’été. Mais après, c’est vrai qu’au niveau plus internet, marketing, gestion de la mailing list, ce n’est pas évident quand même.

Raph : Ce n’est pas le mieux oui.

Valentin : Après, t’as pas grand-chose d’autre à leur vendre que ton livre.

Raph : Créer des produits, c’est très vite limité. Je pense qu’on a un petit peu fait le tour. Toi, tu as essayé un espace membre, tu as essayé des produits dérivés. Tu as vu que ça accrochait pas de ouf !

Valentin : C’est vrai.

Raph : Et puis même au niveau des conseils que l’on peut donner, ça reste qu’une année de PACES, on a vite fait le tour.

Valentin : Oui, on fait vite le tour. D’ailleurs, tu parlais de l’espace membre, j’ai fait une petite expérience qui s’est révélée, bon, c’est un échec, j’ai quand même eu des inscrits mais pas autant que je voulais.

Raph : Ça pourrait être mieux.

Valentin : Oui, ça pourrait être mieux. Mais faire des offres en abonnement mensuel, les gens sont assez réticents. Je vais finir ma formation puisqu’elle est en cours mais quand j’aurais terminé, je vais la mettre en paiement one shot, ce qu’on appelle one shot, donc en un seul paiement, et ne pas faire un abonnement mensuel parce qu’il y a beaucoup de gens qui n’aiment pas ça.

Raph : Oui, ils n’aiment pas avoir des trucs récurrents et les étudiants, ils galèrent un peu quoi.

Valentin : Ben oui, c’est clair. C’est pas hyper cher, c’est 10€ par mois mais bon, le fait de ne pas savoir combien de mois on va le garder, il n’y a pas de visibilité à long terme.

Raph : D’accord. Bon au moins, tu as essayé.

Valentin : J’ai essayé, c’était sympa.

Raph : Personne n’avait essayé ?

Valentin : Non. J’ai crée mon premier produit vidéo-audio donc c’est toujours de l’expérience, c’est bon à prendre.

Raph : De toute façon, on avait dit que finalement cette expérience de site sur la médecine, c’était beaucoup d’expérience, des résultats financiers quand même, certes, mais bien plus de gain d’expérience que financier, je pense.

Valentin : Oui, c’est clair.

Raph : C’est une bonne expérience.

Valentin : Ça servira pour autre chose.

Raph : Clairement. Avec tout ce que tu as appris en marketing, ça s’applique partout. Une fois qu’on connaît ces principes, il n’y a plus qu’à les appliquer. Justement, on va rebondir sur autre chose que tu as fait pour finir là-dessus. Donc maintenant, tu fais de l’affiliation Amazon toujours.

Valentin : Pas vraiment de l’affiliation mais de la vente sur Amazon.

Raph : Je te laisse nous expliquer ce que tu fais vraiment plus en détail.

Valentin : C’est bien justement qu’on ait parlé avant de ExpédiéParAmazon parce que globalement c’est la même chose mais avec des produits… Globalement, j’ai crée deux marques dans deux domaines différents et je fais produire des produits dans des usines à l’étranger, en Chine, pour être exact.

Raph : Re ! Du coup, ça a coupé, on est désolé pour ça. Donc on disait que tu avais lancé ton troisième business sur de la vente sur Amazon. Est-ce que tu peux nous redire ? On avait dit que tu crées des produits, des marques dans le fameux pays de la Chine.

Valentin : Oui. Et voilà, en fait, j’ai crée des marques en gros, pour être transparent, il y a une marque d’accessoires pour smartphone et une marque d’accessoires pour la cuisine, enfin d’instruments de cuisine… Et donc j’ai trouvé des suppliers en Chine, enfin des suppliers, c’est des fournisseurs qui fabriquent des produits. Donc, je les ai contactés. J’ai dit « voilà moi je voudrais tel produit, tel produit, est-ce que c’est possible ? Est-ce que vous pouvez le personnaliser avec ma marque et mon packaging… ? ».

Raph : Donc ils vendent des trucs neutres et toi tu dis « je voudrais ça dessus » ?

Valentin : Oui voilà ou bien les personnaliser, les changer un peu par rapport à ce que eux font.

Raph : Et ça, c’est eux qui te le font ? Ce ne sont pas des simples fournisseurs ?

Valentin : Disons que, des fournisseurs, ils fabriquent déjà certains produits. Et tu peux leur dire « et ben moi je voudrais à peu près le même mais un petit peu différent. »

Raph : Et ils peuvent te le faire ça ?

Valentin : Ça ils le font oui.

Raph : Et tu achètes en gros volume ? Tu leur dis « je veux ça exactement comme modèle », ils te le fabriquent pour toi. Et toi tu leur rachète.

Valentin : Voilà.

Raph : Mais tu les trouves comment ces mecs-là ? Tu vas où ?

Valentin : Ben tu peux les trouver sur Google ou sinon la meilleure ressource, c’est alibaba.com.

Raph : Ah le fameux alibaba.com ! Fameuse Chine, fameux Alibaba ! Ce n’est pas juste un magasin ça ? Je croyais que c’était juste un magasin pour acheter, non ?

Valentin : Et ben, il y a AliExpress je crois qui s’intéresse plus aux particuliers. Moi, je n’ai jamais utilisé. Vraiment pour les professionnels, c’est Alibaba.com, ça répertorie des dizaines de milliers de fournisseurs.

Raph : Tout ce que tu veux.

Valentin : On peut tout faire fabriquer. Et donc, il suffit de contacter. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ils travaillent avec des MOQ donc des quantités de commande minimum très faibles.

Raph : C’est-à-dire justement, j’allais te demander.

Valentin : Ça commence à 50 unités.

Raph : 50 unités, tu peux te faire expédier ? Et customisées ?

Valentin : Oui.

Raph : Ils gagnent de l’argent en faisant cela ?

Valentin : Oui ben oui parce que tu vas les payer plus cher.

Raph : Pour toi c’est intéressant ?

Valentin : Ben après tout dépend combien tu veux les vendre.

Raph : Est-ce que ça peut être intéressant quand même ?

Valentin : A 50 unités, ça peut commencer à l’être.

Raph : Ça peut quand même l’être.

Valentin : Tu ne vas pas faire un max de marge.

Raph : Oui, bien sûr.

Valentin : Mais tu vas tester le marché à moindre coût et voir si ça te plait, si c’est un business qui t’intéresse finalement.

Raph : Mais pour faire parvenir la marchandise de Chine en France, comment ça se passe ? Frais de livraison, douane, casses ? C’est quand même des gros volumes. Ça ne passe pas dans un petit colis.

Valentin : Non c’est clair. Globalement, il y a deux options : tu peux soit envoyer par la mer, soit par l’air. Enfin par avion quoi.

Raph : Ok. C’est quoi le mieux ?

Valentin : Et ben quand tu commences, moi j’ai commencé, j’ai commandé mon premier produit, j’ai commandé 100 exemplaires.

Raph : C’était quoi ?

Valentin : C’était un accessoire de cuisine : un tapis de cuisson en silicone.

Raph : Ah c’est sexy ça !

Valentin : Oui c’est cool ! En plus, pour en offrir à votre maman, à votre copine et tout c’est parfait quoi ! Et donc j’ai commencé avec ça et j’en ai commandé donc 100. Je ne sais pas, j’ai dû investir 700€, un truc comme ça. Je vais dire petit investissement mais voilà c’est relatif. Sinon quand on commence, il y a quelques années, je me serais dit « oui 700€ !!! ». C’est sûr que quand tu n’as que quelques centaines ou milliers d’euros sur ton compte, c’est beaucoup.

Raph : Oui, je pense que beaucoup ne mettrait pas ça, qui nous regarde et se disent peut être « c’est déjà beaucoup pour commencer ».

Valentin : Oui, c’est beaucoup, c’est clair. Après, j’aurais pu commencer avec un produit un peu moins cher et en commander que 50 mais de toute façon, je vais vous dire un truc, ça va se vendre ! Si votre produit, vous savez qu’il se vend déjà sur Amazon et au pire, vous le vendrez à prix coûtant et vous allez récupérer votre argent. Mais il y a tellement de monde sur Amazon que cela va se vendre.

Raph : Donc, toi, ton tapis de cuisine ! T’étais chaud ! Tétais sûr que tu allais le vendre !

Valentin : Franchement, si j’avais été vraiment chaud, j’en aurais commandé mille !

Raph : Parce que tu les as tous vendus ?

Valentin : Oui, parce que oui, j’ai tout vendu et j’en ai recommandé.

Raph : C’est un produit qui marche. C’est un produit phare de ton catalogue.

Valentin : C’est un produit phare !

Raph : Et du coup, tu dis que si ça se vend sur Amazon, c’est que tu peux les vendre, pas de soucis. Mais justement, s’il y en a déjà sur Amazon, c’est qu’il y a des gros vendeurs. Comment tu fais la concurrence par rapport à eux ? Comment tu te démarques ?

Valentin : Après, il faut se différencier par rapport à ce dont on parlait tout à l’heure, c’est-à-dire le listing, ton titre, tes images si elles sont mieux que les autres, ta description, est-ce que tu as beaucoup de reviews ou pas beaucoup de reviews, est-ce que tu te classes bien par rapport aux mots clés dans le moteur de recherche Amazon…

Raph : En gros, tu fais du référencement dans Amazon.

Valentin : C’est un peu du référencement dans Amazon.

Raph : Ok.

Valentin : Mais après, il y a beaucoup d’autres facteurs qui rentrent en jeu.

Raph : Alors, comme quoi. Tu nous dis que les reviews, c’est important. Certes, on le sait tous, sur tous les sites, c’est important pour être bien classé mais la grande question c’est au début, je n’ai pas de reviews, je suis connu par personne, comment je fais ?

Valentin : Et ben, au début, tout simple, on a tous des amis, de la famille…

Raph : Tu fais marcher le réseau.

Valentin : Globalement voilà. Personne ne réussit seul. Tu fais marcher le réseau. T’offres des tapis de cuisson à tes cousines, à tes cousins, à tes amis…

Raph : En échange…

Valentin : En échange, ils testent le produit parce que c’est important de jouer l’honnêteté, la transparence.

Raph : Oui, c’est clair.

Valentin : Et puis après, ils donnent leur avis sur le produit.

Raph : Donc, c’est juste ça ? Ce n’est pas une question de baisser les prix peut-être pour être plus visible dans le moteur de recherche ? Des gens qui cherchent toujours moins cher, peut être que…

Valentin : Oui mais le problème, si tu fais ça, c’est que tu risques de baisser un peu la valeur de ton produit finalement. Si tu casses trop les prix au début…

Raph : Les gens vont se dirent « c’est de la merde ».

Valentin : Oui. Voilà, ils vont se dirent que ce n’est pas de la qualité… Donc garder son prix plutôt haut pour garder du profit, de la marge, et plutôt offrir quelques unités au début. Déjà, vous ferez des heureux parmi vos proches.

Raph : Et puis comme ça, tu te propulses.

Valentin : Oui, tu te propulses. Comme ça après, il y a d’autres techniques mais on ne va pas rentrer dans le détail.

Raph : Oui, il faudrait une vidéo dédiée.

Valentin : Je veux dire le business Amazon, c’est vraiment un business à part entière. Il y a énormément de choses à savoir. C’est simple dans le concept et même plutôt dans la mise en place, ça peut se faire assez rapidement mais après, si vous voulez vraiment maitriser, faire des gros chiffres et tout, là, il y a de quoi aller dans le détail, vraiment.

Raph : Oui, c’est clair que faudrait faire une vidéo complète. Mais rien qu’au niveau des stocks, comment tu fais ? Parce que tu commandes 50, 100, 1 000 unités, je ne sais pas de, tu parles de tapis de cuisine, ça reste pas très encombrant, mais x1000, comment tu fais ? Tu les stockes où ? Tu les envoies comment ?

Valentin : Ben en fait, il y a deux options. Donc soit vous êtes vendeur Amazon et vous expédiez le stock vous-même.

Raph : En mode Ebay quoi.

Valentin : Oui, en mode Ebay.

Raph : En fait Ebay, c’est l’ancien de Amazon un peu.

Valentin : Oui, c’était un peu le grand frère. Un ancêtre.

Raph : Oui, un ancêtre ! Il s’est fait dépasser maintenant !

Valentin : Oui carrément ! Et l’autre option, c’est ExpédiéParAmazon et c’est vraiment, pour moi, c’est vraiment l’avenir parce que c’est là-dessus qu’ils investissent à mort et qu’ils encouragent les gens à utiliser, enfin les vendeurs, ils les encouragent clairement à utiliser ça. Parce que quand tu fais expédier par Amazon.

Raph : Ils contrôlent tout quoi.

Valentin : Tu as accès à des centaines de milliers, peut être même des millions de gens qui sont Amazon Premium, donc qui payent un abonnement à l’année mais qui en échange ont la livraison gratuite en un jour. Ce qui n’est pas possible si tu t’occupes toi-même d’envoyer les colis. Sans compter le temps que ça te libère parce que dans un cas où tu as le stock chez toi, tu dois aller à la poste tous les jours, mettre les timbres et les enveloppes.

Raph : Gérer le retour client, les trucs comme ça ?

Valentin : Gérer les retours, mettre les adresses et tout… Enfin c’est une logistique qui est chiante, que moi je n’avais pas envie de faire. Dans l’autre cas, c’est Amazon qui fait toute la partie chiante, qui fait la logistique et, vous, vous gérez que le truc cool, c’est-à-dire le marketing et trouver les produits…

Raph : Oui, il y a le côté amateur : je fais tout moi-même en mode comme ça et le côté business où je délègue tout. En fait, c’est comme ton livre sur la PACES, sur la première année de médecine, c’est la même façon en fait. Ils ont tout le stock.

Valentin : Exactement.

Raph : Et ils envoient eux-mêmes. Enfin c’est exactement pareil en fait.

Valentin : C’est le même process. Mais au début, mon livre sur la PACES, je n’avais commandé que quelques exemplaires quand je faisais encore les ventes sur CreateSpace. J’avais commandé des exemplaires chez moi et je faisais quelques ventes via PayPal où j’envoyais. Je demandais l’adresse aux gens en échange je leur dédicaçais le livre… Juste pour le folklore parce que je ne suis pas un grand auteur.

Raph : Pour le délire !

Valentin : Oui, c’était pour le délire et les gens m’ont remercié. Ils étaient contents. Et j’envoyais moi-même par la poste. J’avais acheté des enveloppes à bulles au bon format.

Raph : Tu t’es crée un travail quoi !

Valentin : Voilà, tu te crées un travail et t’as autre chose à faire que d’aller poster tes enveloppes.

Raph : Oui je pense que ton objectif est clairement de grossir. Et tu ne peux pas faire ça toi-même au bout d’un moment ou même recruter des gens juste pour ça.

Valentin : Non, ce n’est pas intéressant à partir du moment où tu peux le faire automatiser à moindre coût, il faut le faire quoi. C’est comme les outils. Si tu veux mettre en place un auto-répondeur : soit t’as l’option d’écrire le mail tous les jours et de l’envoyer à chaque nouvel inscrit.

Raph : Ah oui c’est chaud là !

Valentin : Soit tu payes 10 ou 20€ par mois et puis c’est fait automatiquement.

Raph : Ah oui, on ne se rend pas compte.

Valentin : Il y a un moment où il faut automatiser.

Raph : Il faut investir oui. Donc du coup, tu nous as dit que tu vendais des outils pour la cuisine et pour smartphone. C’est quoi qui marche le mieux ?

Valentin : Et ben il y a beaucoup de concurrence. Le problème, c’est que sur smartphone, les accessoires smartphone, il y a énormément de concurrence.

Raph : C’est ce que j’allais dire, il y a grave du monde.

Valentin : Et il y a beaucoup de chinois des usines. Voilà ils ont compris le truc. Ils créent des listings eux-mêmes sur Amazon.

Raph : Ils ne sont pas bêtes quoi !

Valentin : Ben non.

Raph : Eux, ils ont la source et ils vendent à la fin.

Valentin : Ils cassent les prix et je ne suis pas sûr que…, enfin, c’est vraiment le Far-West Amazon quand même.

Raph : Ah oui ?

Valentin : Je ne suis pas sûr qu’ils soient tout à fait au clair au niveau de la législation et de la fiscalité européenne. Je ne suis pas sûr par exemple qu’ils reversent la TVA. Quand tu vois des articles qui sont vendus 1€ frais de port gratuit.

Raph : C’est ce que j’allais te dire, comment on peut être compétitif ?

Valentin : Non, c’est mort.

Raph : C’est impossible.

Valentin : A mon avis, voilà, il y a clairement une concurrence déloyale par rapport aux listings chinois. Par contre, ça se voit direct. Je veux dire, je ne sais pas, toi aussi tu fais des achats sur Amazon ?

Raph : Oui.

Valentin : Quand tu fais une recherche et que tu tombes sur un listing où tu vois que c’est dans un français approximatif, souvent les images elles sont pourries, il n’y a pas de reviews, ça se voit que c’est un produit chinois.

Raph : C’est grillé oui ! En mode Alibaba ou AliExpress !

Valentin : Oui ! Et enfin tu ne peux pas acheter un câble pour charger un iPhone à 1€ et que ce soit de la qualité. Enfin, ce n’est pas possible.

Raph : Là, c’est clair !

Valentin : Il y a un prix minimum des choses quoi. Donc voilà et maintenant, je lance des nouveaux produits.

Raph : C’est quoi ton objectif, c’est de créer d’autres gammes ?

Valentin : Oui, créer d’autres marques. Agrandir les marques actuelles. Et puis après le truc intéressant, c’est de se développer sur les autres MarketPlace.

Raph : Italienne, Allemande ?

Valentin : Oui parce que quand tu créés un compte vendeur Amazon, enfin ExpédiéParAmazon, tu as directement accès à toutes les MarketPlace européennes donc pour, juste en gros, c’est 50€ maintenant toutes taxes comprises par mois pour avoir le compte, tu peux vendre en Allemagne, UK, France, Espagne, Italie. Tu as accès à 5 MarketPlace pour 50€ par mois.

Raph : C’est énorme !

Valentin : Et c’est des millions de visiteurs uniques par jour et pour 50€ quoi.

Raph : Tu dois être référencé sur chaque site indépendamment ou est-ce que le référencement se fait sur un site. Tu vois ce que je veux dire ?

Valentin : Oui, je vois ce que tu veux dire. En gros, tu peux créer tes listings une fois sur ton MarketPlace d’origine, donc moi, c’était la France et, ensuite, synchroniser les offres sur les autres MarketPlace. Donc Amazon, en gros, te traduit vaguement mais le mieux c’est de faire appel à des traducteurs et puis tu fais traduire tes listings et voilà.

Raph : Ah ok. C’est en fonction de l’algorithme propre à chaque site, ils te référencent plus ou moins bien en fonction de tes commentaires, des choses comme ça ?

Valentin : Oui, exactement.

Raph : Ok, bon c’est cool !

Valentin : C’est pas mal ! Enfin, c’est quand même, avant Amazon, c’était impossible pour une startup de se lancer sur cinq pays différents aussi rapidement et aussi facilement avec finalement très peu de budget initial.

Raph : De toute façon, Amazon aujourd’hui, ça devient un monstre.

Valentin : C’est incontournable pour moi.

Raph : Ils sont en train de tout casser. Ils ont battus, ils ont fait plus de ventes que le plus gros magasin en Angleterre. Comment il s’appelle déjà ? Harrods. C’est un magasin qui faisait énormément de ventes et ils les ont dépassés.

Valentin : C’est vrai ? Je ne savais pas.

Raph : Il y a un chiffre qui est paru cet été.

Valentin : Je sais qu’ils vont faire plus de cent milliards de vente en 2015 et qu’ils réinvestissent tout en fait. Ils ne reversent quasiment rien aux actionnaires, si ce n’est rien. Je crois qu’ils ne font aucun bénéfice. Ils réinvestissent tout pour créer justement des nouveaux entrepôts, conquérir des nouveaux pays, développer le business. Et à la fin, leur objectif pour eux, à long terme, c’est limite, d’avoir leur propre transporteur pour plus dépendre d’UPS… Voilà, ils feront tout livrer. Ils auront des camions Amazon. Ils auront peut-être même des drones pour livrer chez les gens.

Raph : Oui. Des projets comme ça, c’est incroyable !

Valentin : C’est monstrueux.

Raph : Ils sont en train de tuer même, un petit peu, certaines boutiques physiques. C’est en train de tuer certains trucs. Ça va révolutionner le mode de consommation quoi.

Valentin : C’est clair. Après, je sais qu’en France, il y a beaucoup de gens qui sont un peu réticents, surtout des libraires et l’industrie du livre.

Raph : Oui, malheureusement.

Valentin : Qui bénéficient d’un protectionnisme en France qui est bien ou pas bien, voilà, on n’est pas là pour juger, c’est un peu l’exception culturelle française. Et les libraires, je sais que, enfin moi, j’ai l’expérience parce que mon livre va être en librairie, ils voient plutôt Amazon comme un concurrent et leur ennemi numéro un.

Raph : C’est vrai que…

Valentin : En même temps, c’est tellement génial. Ça fait partie de l’évolution. Chaque fois qu’il y a eu des tournants technologiques, il y a eu des business qui sont apparus.

Raph : C’est comme Airbnb, Uber. Je ne sais pas si on peut comparer tout ça à Amazon mais c’est un petit peu le même délire.

Valentin : Oui, si ! T’as raison.

Raph : Ça remplace des métiers. Enfin bon, on n’est pas là pour débattre. Je pense qu’on a déjà fait une grosse vidéo de presque trois quarts d’heure, je pense.

Valentin : Juste pour dire, c’est que cette vague Amazon, elle est là.

Raph : Il y a plus qu’à surfer dessus !

Valentin : Pourquoi ne pas surfer dessus ?!

Raph : En tout cas, c’est ton business. C’est ton objectif 2016. C’est ça que tu m’as dit ?

Valentin : C’est mon objectif. Il y a un autre objectif dont voilà je n’ai pas parlé ici.

Raph : Superstitieux !

Valentin : Mais ça va être assez gros aussi. Mais disons qu’en digital, j’ai un autre objectif. En physique : uniquement Amazon en 2016.

Raph : Ok, donc t’es un homme à suivre même si t’as malheureusement pas de site que je peux communiquer aux autres personnes.

Valentin : Non non, c’est vrai que je n’ai pas de blog, ni rien. Je n’ai pas de formations. Rien du tout pour l’instant.

Raph : Mais voilà, si certains veulent peut être te contacter, n’hésitez pas à m’envoyer un petit message, peut-être qu’on pourra faire des connexions si jamais il y a des trucs à faire.

Valentin : Avec plaisir !

Raph : Et puis voilà, c’est la preuve qu’à un jeune âge, on peut faire déjà pleins de trucs. Enfin, t’as fait des trucs déjà de ouf à ton âge ! Donc, je pense que ça va motiver beaucoup de personnes. Et puis moi je vous retrouve pour la prochaine vidéo, dans une prochaine ville. Et puis Valentin, à une prochaine ! Santé !

Valentin : Et bah écoute, bonne route !

Raph : A une prochaine, merci à toi !

Valentin : Allez salut !

Raph : Ciao !

Dites-nous dans les commentaires ce qui vous empêche de démarrer votre business si vous êtes encore au point mort. Parmi les 3 business de Valentin, lequel vous paraît le plus attrayant et lucratif, pourquoi ? 🙂

20 Responses

      • Matthieu

        J’investi dans l’immobilier, je suis sur un projet de transformation d’une maison en 3 appartements.
        A côté de ça, j’ai ouvert un PEA et vais commencer à investir en bourse.
        Le E-Commerce m’intéresserait; mais encore faut-il trouver la « matière première » à vendre.

        Répondre
  1. Kim

    Merci pour cette vidéo à tous les deux. La publication de livre m’intéresse et ces astuces sont vraiment précieux.

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  2. Valentin

    Merci pour la vidéo Raphael, c’était vraiment cool de faire cette interview 😉

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  3. simplice

    Merci Raphaël et Valentin pour cette vidéo très intéressante !

    je débute tout juste dans la vente de produits Amazon.
    En effet , ça devient de plus en plus incontournable c’est une opportunité à saisir .

    Au plaisir peut être d’échanger sur le sujet 😉

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    • thierry

      bonjour Simplice, souhaiterais tu partager ton experience de vente via amazon,
      peut tu decrire les produits que tu vends et les chiffres qui vont avec?
      merci d avance
      Thierry

      Répondre
  4. Catherine

    Bonjour Raphael, Merci pour cette excellente vidéo ! J’ai appris des choses intéressantes. Par contre, les liens pour visionner les autres vidéos des personnes que tu interrogées ne fonctionnent pas. Comment faire pour les regarder? Je suis sure que j’y apprendrai également beaucoup de choses. Merci pour ton aide 🙂

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    • Raphaël

      Salut Catherine, c’est tout simplement car les épisodes ne sont pas encore débloqués pour le moment ! Ils seront débloqués progressivement et j’enverrais un email et publierais sur la page Facebook pour prévenir de la publication ! 🙂
      Merci pour ton commentaire en tout cas !

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  5. thierry

    salut a tous, merci pour cette video tres inspirante en effet!
    je suis en train de faire ma petite etude sur amazon, mais il me semble toute fois que les frais de starages, de gestion et de livraison plombe un peu la rentabilité sur des petits articles, Valentin parle de tapis de cuisine, il aurait été simpas d en savoir plus sur cet article et ses chiffres …
    Raphael, as tu toi meme fais des recherches sur ce sujet?
    peux tu nous en parler?

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    • Raphaël

      Salut Thierry, je n’ai malheureusement pas creusé plus que ça le sujet puisque j’ai pas de business sur Amazon FBA pour ma part ! 🙂
      J’ai transmis ton message à Valentin quand même !

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  6. Remi

    Autre business que je lance aussi en parallèle à mes projets immo ! Je me renseigne sur « quoi vendre ? » … mais ça va se lancer dans les semaines à venir je pense!

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